SORTIE-VISITE guidée de l’exposition Matisse 1941-1954 au Grand Palais à Paris

Thèmes: Art, Peinture, Sortie-Visite
SORTIE-VISITE du mercredi 6 mai 2026  au Grand Palais à Paris

Ces quelques lignes ne se veulent pas une présentation exhaustive de l’exposition, ni une biographie de Matisse – Henri Matisse est né le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis et mort le 3 novembre 1954 à Nice – mais plus simplement un rappel de quelques points saillants de l’exposition.

Mercredi 6 mai 2026, 14h45, nous voici rassemblés autour de notre guide Catherine Coudert dans ce grand hall d’accueil rénové du Grand Palais pour visiter cette exposition Matisse 1941-1954, quand Matisse réinvente l’art aux ciseaux.

Le parcours de l’exposition est chronologique. Assez vite, notre parcours nous mène face à La blouse roumaine, de 1940 (!) ; Matisse peint ici son assistante et modèle Lydia Delectorskaya. Cette toile est présentée comme l’aboutissement d’une dizaine d’essais de dépouillement et de simplifications successifs, présentés sur le thème des Transitions. On retrouvera des Thèmes et Variations plus loin dans l’exposition, avec des dessins à l’encre de Chine comme cette série de nature morte aux fleurs sur table et dans un vase, de 1942.

A cause de son état de santé Matisse vivra difficilement l’année 1941 et les années suivantes, fortement handicapé. Son infirmière Monique Bourgeois accepte d’être son modèle. On la retrouvera à la fin des années 40 pour un grand projet avec Matisse.

Après son opération, la station debout lui étant impossible, il dessine au crayon et au fusain. Il commence à utiliser la technique des gouaches découpées. Ce sera la série Jazz avec les 20 compositions du livre qui sera publié quelques années plus tard. A ce sujet, Matisse écrit : « Découper à vif dans la couleur me rappelle la taille directe des sculpteurs. Ce livre a été conçu dans cet esprit. »

A Vence, vers 1942, il produit la série des Intérieurs de Vence, ces vues d’intérieur, avec ses entrées de lumière à travers les volets entrouverts, toujours un fauteuil, et un ou deux personnages féminins.

Ce seront aussi ces immenses toiles couvertes de collage de découpage d’algues et de coquillages, poissons, méduses et étoiles de mer, sur fond beige uni Polynésie, la mer, ou de ces oiseaux blancs, algues et étoiles de mer blanches, sur fond de deux bleus Polynésie, le ciel, ou encore cette toile carrée de couleur blanche qui accueille une éclosion d’algues de couleurs réalisée en 1953, rappel de son séjour à Tahiti en 1930.

Ces algues, on les retrouve dans les vitraux de la chapelle du Rosaire, à Vence. La chapelle, conçue par l’architecte Perret et décorée par Matisse a été érigée pour un couvent de dominicains sur les hauteurs de Vence. Outre les vitraux, Matisse a dessiné les habits sacerdotaux, toujours avec les algues. Ce projet pour la chapelle, il l’a réalisé avec sœur Jacques-Marie, son ancienne infirmière et modèle qui était alors Monique Bourgeois, avant de rentrer dans l’ordre dominicain.

Plus loin l’exposition nous propose ses œuvres Quand Matisse réinvente l’art aux ciseaux pour reprendre le sous-titre de l’exposition, comme Le roi nu, et avec en point d’orgue la série des quatre Nus Bleus, dont le Nu Bleu Numéro 2, qui illustre l’affiche de l’exposition.

Et la photo de groupe, devant le Grand Intérieur Rouge peint en 1948.

Un grand merci à Catherine Coudert, toujours passionnante et passionnée, et qui n’a pas compté son temps.

A Garches, le 21 mai 2026

Jean-Michel BUCHOUD

Photos Jean-Michel BUCHOUD à l’exposition Matisse 1941 – 1954

 

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