POURQUOI LES OISEAUX CHANTENT-ILS ?

Thèmes: Sciences, Société
Conférence du mardi 14 avril 2026

Par Michel KreutzerProfesseur émérite de l’Université Paris-Nanterre

À propos du conférencier

Michel Kreutzer est éthologue, spécialiste reconnu du comportement animal et de la communication acoustique. Professeur émérite de l’Université Paris-Nanterre, dont il a dirigé le laboratoire d’éthologie, il a consacré l’essentiel de ses recherches à la communication acoustique des oiseaux chanteurs. Il a notamment analysé les continuités et discontinuités entre animaux et humains dans les domaines du goût esthétique, des traditions et de la pathologie comportementale. Il revient au CDI de Garches 47 ans après sa première intervention (8 mai 1979), lors de laquelle il avait abordé le déterminisme du comportement animal.

Introduction : une question aussi familière que mystérieuse

Le chant des oiseaux accompagne nos printemps et nos jardins depuis toujours. Pourtant, la question « pourquoi les oiseaux chantent-ils ? » reste l’une des plus profondes que puisse poser l’éthologie. Elle touche à la fois à la biologie, à la neurophysiologie, à l’écologie et à la philosophie : ces vocalises relèvent-elles d’un langage, d’une musique, ou d’autre chose encore ? Michel Kreutzer propose d’explorer ce phénomène avec la rigueur du scientifique et l’émerveillement du naturaliste.

La communication acoustique est le moyen privilégié des oiseaux — et en particulier des oiseaux chanteurs — pour organiser leur vie sociale. Sur les 8 000 à 9 000 espèces d’oiseaux recensées dans le monde, environ 3 000 à 4 000 sont considérées comme de vrais « oiseaux chanteurs » (passereaux : merle, rossignol, rouge-gorge, troglodyte, mésanges…). En France, on en dénombre environ 150 espèces.

I. Quatre grandes questions pour comprendre le chant

L’éthologue Nikolaas Tinbergen, Prix Nobel de médecine 1973 (avec Konrad Lorenz et Karl von Frisch), a formalisé quatre niveaux d’analyse applicables à tout comportement animal. Le chant des oiseaux ne fait pas exception :

1.1 Les causes proximales (mécanismes physiologiques)

Au printemps, l’allongement des jours provoque des modifications hormonales chez les oiseaux : la luminosité croissante déclenche la sécrétion d’hormones sexuelles qui agissent sur le système nerveux et stimulent les vocalisations. C’est une sorte de « puberté annuelle » pour les mâles (et pour certaines femelles). Toutefois, cette explication est partielle : le rouge-gorge chante quasiment toute l’année, y compris en hiver et la nuit, ce qui dépasse le seul déterminisme hormonal.

1.2 L’ontogénèse (développement individuel)

Comment le chant se met-il en place au cours de la vie d’un oiseau ? Les expériences d’isolement acoustique — consistant à élever de jeunes oiseillons sans contact avec des adultes de leur espèce — ont démontré que le chant est un comportement largement appris, et non purement inné. L’apprentissage se déroule en trois temps :

  • Période sensible : le juvénile écoute et mémorise les chants de ses congénères sans encore chanter lui-même.
  • Période de babillage : il s’essaie à vocaliser, produit des sons imparfaits et ajuste progressivement son chant.
  • Consolidation : le chant se stabilise. Des rossignols en isolement acoustique ont été capables de restituer fidèlement des séquences entendues six mois plus tôt sans pratique intermédiaire, attestant d’une mémorisation remarquable.

Un individu privé de modèle sonore chantera quand même, mais produira des vocalises appauvries et atypiques que ses congénères ne reconnaîtront pas comme appartenant à leur espèce. Thorpe, le premier, a montré ce phénomène chez le pinson.

1.3 Les fonctions (à quoi ça sert ?)

Deux grandes fonctions sont identifiées : la défense territoriale (signaler sa présence à d’éventuels compétiteurs) et la séduction (attirer et sélectionner un partenaire). La question centrale est de savoir si un répertoire vocal riche est plus efficace qu’un répertoire simple, et pourquoi certaines espèces investissent autant d’énergie dans la complexité.

1.4 La phylogénèse (histoire évolutive)

Les oiseaux sont des dinosaures ayant évolué à partir d’un stock ancien dont beaucoup d’espèces portaient déjà des plumes. La phylogénèse du chant interroge : comment les premières vocalisations sont-elles apparues ? Quand les cris ont-ils évolué vers des chants complexes ? Ces questions restent ouvertes.

II. L’organe vocal : la syrinx, un instrument d’une remarquable sophistication

Contrairement aux mammifères qui utilisent des cordes vocales, les oiseaux chantent grâce à un organe propre : la syrinx, situé à la bifurcation des bronches. Des muscles permettent de contrôler le diamètre de la trachée et des bronches, à la manière d’un trombone pour un musicien. L’oiseau peut même obturer sélectivement une bronche tout en laissant l’autre ouverte.

Cette architecture permet aux oiseaux d’émettre deux sons simultanément et indépendants — l’un issu de la bronche droite, l’autre de la bronche gauche — ce qui exige un contrôle musculaire et nerveux d’une extrême précision, assuré par de nombreux noyaux nerveux dédiés. Certains de ces noyaux sont sous contrôle hormonal, d’autres non. Ils servent à mémoriser les chants, à les apprendre et à les produire.

Sonogramme : voir le chant

Les chercheurs représentent les chants sous forme de sonogrammes : le temps en abscisse, les fréquences (grave en bas, aigu en haut) en ordonnée. Ces graphiques permettent de lire un chant comme une partition musicale. Un éthologue expérimenté peut identifier une espèce à la simple vue de son sonogramme. De même, les oiseaux ont une vélocité acoustique bien supérieure à la nôtre : ils perçoivent et produisent des variations de fréquence extrêmement rapides que notre oreille fusionnerait en un seul son.

III. Répertoires, dialectes et apprentissage social

3.1 Diversité des répertoires

Les oiseaux présentent une extrême variété de répertoires :

  • Le bruant zizi ne répète que quelques syllabes très simples, mais peut posséder 2 ou 3 chants distincts.
  • Le rouge-gorge enchaîne jusqu’à 200 éléments sonores différents avant d’en répéter un, rendant son répertoire quasiment infini en apparence.
  • Le pinson dispose de 3 ou 4 chants à son répertoire, alternant entre eux avec ou sans note finale, ce qui crée une attente chez l’auditeur.
  • Le serin cini présente une organisation en boucles de plus en plus complexes d’une année à l’autre.
  • Le troglodyte combine syllabes répétées et éléments non répétés, avec de grands dialectes régionaux.

Pourquoi certaines espèces investissent-elles dans des répertoires complexes alors qu’un répertoire simple suffirait à survivre et se reproduire ? C’est l’une des questions centrales de la discipline.

3.2 Les dialectes : une identité régionale

Chez plusieurs espèces (troglodyte, rouge-queue, bruant zizi…), tous les individus d’une même région chantent des chants très similaires, constituant un véritable dialecte local. Un oiseau venu d’une autre région avec un dialecte différent peut, en deux ans, adapter son répertoire à celui de son nouveau voisinage, par imitation. Ce phénomène révèle que l’identité d’un individu ne se définit pas uniquement par ce qu’il est capable de produire lui-même, mais aussi par ce qu’il entend autour de lui — ses voisins font partie de sa norme de référence.

Une expérience réalisée en Périgord illustre ce principe : un bruant zizi chantait spontanément un chant atypique ressemblant aux vocalises d’isolement acoustique. Lorsqu’on lui diffusait ce même type de chant, il répondait immédiatement. Des voisins qui ne produisaient pas ce chant, mais qui vivaient à proximité de cet individu, répondaient également. L’appartenance à une espèce est donc une construction partiellement sociale.

3.3 Imitation et singularités

Certaines espèces intègrent dans leur chant des éléments empruntés à d’autres espèces (imitation inter-spécifique), alors que d’autres n’imitent jamais. Les perroquets en sont l’exemple extrême : ils imitent même en milieu naturel des singes et d’autres oiseaux, et pas uniquement les humains en captivité.

IV. Comment les oiseaux reconnaissent-ils leurs propres chants ?

Pour savoir si un chant est reconnu par un oiseau, les éthologues observent les réponses comportementales : un mâle qui reconnaît un chant de son espèce diffusé par haut-parleur s’en approche et adopte des postures d’attaque, signalant qu’il perçoit un compétiteur potentiel.

4.1 Phonologie ou syntaxe ? Des stratégies multiples

Les expériences menées sur le troglodyte ont montré que la reconnaissance du chant n’est pas liée à une seule stratégie :

  • L’oiseau reconnaît son chant sur la base de la phonologie seule (la forme acoustique des éléments sonores), même transposé en hauteur ou en modifiant la structure.
  • Il le reconnaît aussi sur la seule syntaxe (l’organisation des éléments), même si on remplace les notes habituelles par celles d’une autre espèce.
  • Il est même capable de reconnaître un chant diffusé à l’envers — ce qu’un humain est incapable de faire avec des sons de langage.

À l’image des oiseaux qui migrent en utilisant soit les étoiles, soit le champ magnétique terrestre selon les conditions, les oiseaux chanteurs disposent de stratégies vicariantes de reconnaissance : si une stratégie est compromise (bruit de fond, modification phonologique), ils en activent une autre. Leurs capacités de reconnaissance dépassent largement leurs capacités de production — comme chez les humains qui comprennent bien davantage de formulations qu’ils n’en produisent spontanément.

4.2 Limites de la comparaison avec le langage humain

La syntaxe des oiseaux est beaucoup plus tolérante que la syntaxe humaine. Un être humain ne reconnaît plus un message vocal si on le diffuse à l’envers ; l’oiseau, si. Cela suggère des mécanismes de traitement profondément différents, rendant la transposition directe des concepts linguistiques peu pertinente.

V. Fonctions du chant : territoire, séduction et choix du partenaire

5.1 La défense territoriale

Au printemps, chaque mâle occupe un espace qu’il délimite et défend par le chant. Chanter, c’est signaler sa présence à ses voisins et à d’éventuels intrus : « je suis là, cet espace est le mien ». Les voisins habituels, bien identifiés, sont tolérés (phénomène du « cher ennemi ») tant qu’ils restent dans leur zone et chantent quelque chose de différent. Si l’un d’eux imite le chant de l’autre (matching), c’est interprété comme une posture agressive. Pour être constamment audible, un oiseau doit rompre la monotonie de son chant — d’où l’utilité d’alterner plusieurs motifs sonores afin d’éviter l’habituation de ses voisins.

5.2 La séduction et le choix des femelles

Les femelles arrivent souvent après les mâles sur les zones de reproduction et choisissent leur partenaire. Les observations montrent que les mâles aux répertoires les plus variés sont sélectionnés en premier. Des expériences en laboratoire sur les canaris domestiques ont permis de préciser les préférences : les femelles réagissent davantage (postures de copulation) aux séquences les plus difficiles à produire, celles qui nécessitent l’usage simultané des deux bronches à très grande vitesse.

Darwin vs. néo-darwiniens : utile ou agréable ?

Darwin avançait une théorie de la sélection sexuelle fondée sur le goût esthétique des femelles : elles choisissent les mâles les plus beaux (ou les mieux chantants) parce qu’elles en tirent du plaisir, et non nécessairement parce que cela maximise leur utilité reproductive. Cette vision a été mise à l’écart par les néo-darwiniens, qui ont réinterprété le choix esthétique comme un signal honnête de qualité génétique. Michel Kreutzer défend la lecture darwinienne originelle : aucune étude n’a démontré que les mâles produisant les séquences les plus complexes aient de meilleures performances reproductives globales. L’hypothèse du goût pour le beau reste la plus cohérente avec les données expérimentales.

« Il est impossible de douter que la femelle n’admette pas la beauté de son partenaire mâle. […] Les couleurs brillantes et certaines formes, de même que les sons harmonieux et rythmiques, procurent du plaisir et sont définis comme beaux. — Charles Darwin »

VI. Langage ou musique ? Le débat fondamental

6.1 Arguments en faveur du langage

Peter Marler a recensé de nombreux points communs entre le chant des oiseaux et le langage humain :

  • Rôle central du contact avec les adultes pour l’apprentissage (les jeunes ont besoin d’entendre des modèles).
  • Existence de dialectes régionaux construits par imitation sociale.
  • Présence de périodes sensibles durant lesquelles l’apprentissage est maximal.
  • Prédispositions biologiques à apprendre le chant de sa propre espèce plutôt que celle d’une autre.
  • Nécessité de s’entendre soi-même pour développer un chant normal (retour auditif).
  • Stade de babillage comparable à celui de l’enfant.
  • Latéralisation cérébrale : l’hémisphère gauche joue un rôle prépondérant dans la production vocale, chez l’oiseau comme chez l’humain.

6.2 Arguments en faveur de la musique

Le chant des oiseaux présente des rythmes, des hauteurs, des transitions acoustiques et surtout des effets de tension-relaxation. L’alternance entre une phrase musicale incomplète et sa résolution crée une attente chez l’auditeur — qu’il soit oiseau ou humain. Olivier Messiaen défendait cette dimension musicale dès 1964 lors d’une discussion avec René Guy-Busnel au laboratoire d’acoustique musicale de Paris.

Des expériences ont montré que les pigeons et les étourneaux sont capables de catégoriser des morceaux de Bach et de Mozart après entraînement, et de généraliser cette catégorisation à de nouvelles œuvres des mêmes compositeurs — suggérant une sensibilité à des structures musicales globales.

6.3 Une altérité irréductible

Malgré les similarités, le chant des oiseaux manque d’au moins deux dimensions fondamentales du langage humain :

  • La narrativité : les oiseaux ne « racontent » pas d’histoires sur leur origine ou leur identité historique. Dès Lascaux, les humains produisent des récits identitaires que l’on ne retrouve pas dans le monde animal.
  • L’interactivité propositionnelle : les échanges vocaux entre oiseaux ne semblent pas construire de propositions complexes modifiables à l’infini.

Par ailleurs, les oiseaux perçoivent le monde de manière radicalement différente. Ils ont quatre types de cônes rétiniens contre trois chez l’humain, et perçoivent l’ultraviolet : des mésanges bleues en apparence identiques pour nous présentent à leurs propres yeux des différences de plumage dans l’UV qui distinguent immédiatement mâles et femelles. Cette altérité sensorielle invite à ne pas transposer mécaniquement nos catégories à leur univers.

Conclusion du débat

Le chant des oiseaux n’est sans doute ni un langage au sens humain du terme, ni exactement de la musique. C’est un système de communication sui generis, spécifique à chaque espèce, façonné à la fois par la sélection naturelle (fonctions utilitaires de territoire et de reproduction) et par la sélection sexuelle (goût esthétique). La nomenclature elle-même hésite : les chercheurs parlent tantôt de « notes » et de « mélodies » (terminologie musicale), tantôt de « syllabes » et de « phrases » (terminologie linguistique), révélant l’impossibilité actuelle de trancher définitivement.

VII. Éclairages complémentaires issus des échanges

7.1 Les échanges entre merles (matching)

Un auditeur signale avoir observé deux merles s’échangeant alternativement leurs chants, chacun avec un répertoire légèrement différent. Michel Kreutzer explique ce phénomène par le matching : imiter exactement le motif d’un voisin est un signe d’agression ; chanter des motifs différents en alternance est un signal d’apaisement et de co-existence pacifique entre « chers ennemis ».

7.2 Le chant des femelles

Chez de nombreuses espèces tropicales, mâles et femelles chantent avec des fonctions similaires. En Europe, le rouge-gorge est l’exception : les deux sexes se ressemblent morphologiquement et chantent presque toute l’année. Le chant des femelles peut également servir à défendre un territoire ou à coordonner la vie de couple, sans nécessiter le même niveau d’hormones sexuelles que chez les mâles. Des systèmes de polyandrie (une femelle, plusieurs mâles) ou de polygynie (un mâle, plusieurs femelles) existent selon les espèces.

7.3 Le chant nocturne et hivernal

Pourquoi le merle chante-t-il parfois à 3 h du matin en plein hiver, hors de toute période de reproduction ? Une explication possible est que les ressources alimentaires en ville (chaleur des cheminées, nourriture dispersée) justifient la défense d’un territoire toute l’année. Le chant nocturne permet aussi d’être entendu sans compétition avec les autres sons diurnes.

7.4 Espèces invasives et perruches

Les perruches, introduites par échappement de captivité, illustrent un phénomène géologique récurrent : la rencontre d’espèces qui n’avaient jamais coexisté. La compétition qui s’ensuit favorise parfois l’espèce invasive mieux adaptée aux milieux urbanisés. La question de protéger la faune locale versus laisser s’installer des espèces nouvelles est débattue, d’autant que nos propres pratiques d’acclimatation au XIXe siècle ont largement contribué à ces situations.

7.5 Sensibilité des oiseaux à la musique humaine

Diffuser de la musique de Messiaen — qui s’inspire du chant du rossignol — à un rossignol ne provoque aucune réaction : la transcription musicale humaine ne correspond pas aux paramètres acoustiques que l’oiseau reconnaît comme signal de son espèce. En revanche, certains oiseaux réagissent à des sons de fond (eau courante, musique jouée à proximité) en se mettant à chanter. La sensibilité musicale, si elle existe, est propre à chaque espèce et ses règles ne se superposent pas à celles de la musique humaine.

Conclusion : le chant, entre utilité, esthétique et mystère

La conférence de Michel Kreutzer dessine un tableau nuancé et passionnant. Le chant des oiseaux est à la fois :

  • Un outil de survie : il permet de délimiter un territoire, d’éloigner les compétiteurs, de coordonner la reproduction.
  • Un signal de séduction : les femelles choisissent les mâles aux répertoires les plus riches et les plus difficiles à produire.
  • Un produit de l’apprentissage social : chaque oiseau construit son répertoire par imitation de ses congénères, en mémorisant et en « babillant » avant de maîtriser le chant adulte.
  • Un marqueur d’identité collective : les dialectes régionaux font de chaque individu le porteur d’une norme partagée avec ses voisins.
  • Une source de plaisir esthétique : pour Darwin, les femelles choisissent ce qui leur plaît, et les oiseaux pourraient ressentir quelque chose d’analogue à une satisfaction dans la production et l’écoute du chant.

Mais ces différentes fonctions ne s’excluent pas mutuellement. Elles se superposent, et c’est précisément cette richesse qui rend le chant des oiseaux irréductible à une seule explication. La question « est-ce du langage ou de la musique ? » pourrait même être une fausse piste. Pour les oiseaux, c’est peut-être autre chose — une modalité de communication qui nous reste en partie opaque, du fait même de l’altérité profonde qui sépare leur monde perceptif du nôtre.

Michel Kreutzer conclut en rappelant l’un des messages centraux de son livre Le désir animal : ce qui met les animaux — et sans doute les humains — en mouvement, ce ne sont pas d’abord des calculs d’utilité, mais la recherche de satisfactions et l’évitement de frustrations. Le chant des oiseaux, dans toute sa complexité baroque et gratuite, en est une magnifique illustration.

Pour aller plus loin

Michel Kreutzer est l’auteur de plusieurs ouvrages accessibles au grand public, dont Le désir animal, explorant les continuités et discontinuités entre psychologie animale et humaine à travers la notion de désir. Son laboratoire d’éthologie à l’Université Paris-Nanterre continue de mener des recherches sur la communication acoustique des oiseaux chanteurs, les préférences acoustiques des femelles, et les mécanismes d’apprentissage social du chant.

Pour en savoir plus : ouvrages de l’auteur

Le désir animal, Belin, collection Mondes animaux (dir. Jessica Serra)
L’Éthologie, ‘Que sais-je?’
Folies animales, Le Pommier
Les commencements de l’éthologie en France,
(co dir. B.Thierry & M. Kreutzer), Presses universitaires de Paris Nanterre

 

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