LE PAIN, SON HISTOIRE ET SA SYMBOLIQUE
Par Didier DOULS, diplômé de l’École du vin de Paris, conférencier,
La recomposition du premier pain de l’humanité est rendue complexe par sa nature même ; un composé de farine, d’eau et de sel disparaissant rapidement dans son environnement.
Les rares conditions de conservation, traversant les millénaires, seront à rechercher dans les nécropoles ou encore des lieux de carbonisation de la matière.
Des horizons fascinants s’ouvrent alors à nous pour des datations, des analyses de composition et des modes de fabrication.
Du Natoufien avec un premier pain cuit il y a près de 15 000 ans, en passant par la Syrie du VIIIème millénaire avant notre ère ou encore la Turquie, des miettes carbonisées éclairent nos connaissances.
Les Antiquités Égyptiennes, Grecques et Romaines apportent grand nombre de précisions sur l’évolution des connaissances, des cultures et des modes de fabrication. Les nécropoles et le gisement de découvertes que constitue Pompeï permettent d’attester de progrès notables (pains levés car maitrise de la fermentation, céréales cultivées…).
Le pain devient au cours de l’histoire un aliment de base qui, de surcroit, va prendre une symbolique particulière avec le développement des religions en entrant dans la liturgie.
De l’époque gallo-romaine à nos jours en passant par le Moyen-Age, nous allons découvrir les multiples évolutions qu’a pu connaitre cet aliment universel qui accompagne toujours notre quotidien. Tantôt déclencheur de révoltes lorsqu’il vient à manquer, tantôt objet de production industrielle de l’époque moderne, sa symbolique de partage et de convivialité a traversé les générations. L’histoire du pain, comme celle du vin, raconte l’histoire de l’humanité.

