Thèmes : art, histoire, sculpture, visite.
Visite des mercredi 23 Mars 1988 et jeudi 24 Mars 1988.
Mercredi 23 et jeudi 24 mars, au total 150 membres du C.D.I. sont partis toute la journée en Eure-et-Loir.
Deux cars ont ainsi, chaque jour vers 8 heures 30, quitté Garches, l’un à destination du château de Maintenon, l’autre du château d’Anet.
Madame Fourreau, notre conférencière, accompagnait la visite de Maintenon.
Vers 12 heures, tout le monde s’est retrouvé au Relais des Hussards pour déjeuner et nos chemins se sont séparés à nouveau vers 14 heures 30.

I. – CHÂTEAU DE MAINTENON.

Un peu d’histoire :
Il est difficile de préciser l’époque à laquelle fut construit le château de Maintenon. Dans le bourg défendu par des murs, les premiers seigneurs habitaient, vers 1105, une demeure fortifiée : un château dominé par un donjon.
C’est en 1509 que Jean Cottereau, trésorier des finances sous Louis XII, François 1er et Henri II, se voit attribuer le château de Maintenon par un arrêté du Parlement, qui lui en adjuge la seigneurie.
S’étant retiré de la Cour, Cottereau se consacra avec sa femme à l’agrandissement et à l’embellissement de son château ; c’est à lui que l’on doit l’aile Renaissance et la décoration à ses armes de la porte d’entrée : lézards et croissants, ainsi que l’église collégiale Saint-Nicolas qu’il rebâtit en 1521 sur l’emplacement de l’ancienne église.
Le domaine se transmet aux d’Angennes.
Louis XIV l’acquiert en 1674 de Françoise d’Angennes, épouse du marquis de Villeray, pour en faire don à celle qui va devenir marquise de Maintenon.
Avant l’époque de Louis XIV, le château était de forme carrée avec quatre tours aux quatre angles – et entouré de fossés, où coulait l’Eure, comme aujourd’hui. La tour carrée, isolée, était reliée à l’un des pignons du château côté ouest par un mur en machicoulis que Madame de Maintenon fit démolir pour bâtir l’aile de ses appartements. Elle était reliée à la tour ronde, côté est, par un mur crénelé fermant la cour, et qui fut, lui aussi, détruit. L’aile Renaissance, édifiée par Cottereau, abritait les écuries et les remises ; c’est Madame de Maintenon qui les fit transporter sous la galerie, construite au premier étage pour relier le château à l’église Saint-Nicolas, une tribune avait aménagée pour permettre au Roi d’assister aux offices. Cette galerie devait être restaurée en 1855 par Paul, duc de Noailles, académicien, époux d’Alicia de Rochechouart de Mortemart, qui y plaça les portraits des membres illustres de sa famille.
Dans une lettre adressée le 5 février 1675 à Madame de Coulanges, Madame de Maintenon écrivait : « J’ai été deux jours à Maintenon qui m’ont paru un moment ; mon cœur y est attaché. C’est une assez belle maison, un peu trop grande pour le train que j’y destine. Elle a de fort beaux droits, des bois … »
Au retour d’un voyage à Maintenon, le Roi, en lui parlant, la nomma devant tout le monde « Madame de Maintenon ».
« Il est vrai, écrivait-elle le 6 février 1675 à l’abbé Gobelin, que le Roi m’a nommée Madame de Maintenon, et que j’ai eu l’imbécilité d’en rougir …, je n’aurai cependant de plus grande complaisance pour lui que celle de porter le nom d’une terre qu’il m’a donnée ».
Quoique ses séjours à la cour ne lui permissent pas d’habiter très souvent Maintenon, elle mit toute son ardeur à s’occuper de son domaine et de sa ville.
Comme Maintenon était devenu résidence passagère de la cour au moment de la construction de l’aqueduc, Louis XIV voulut y apporter des embellissements. Il fit dessiner par Le Nôtre le parc et le parterre, creuser le grand canal qui passe sous l’aqueduc en face du château, et planter sur ses rives deux belles allées.
Madame de Montespan aimait aussi ce lieu paisible et reposant. Madame de Maintenon le dit dans une lettre adressée à son frère, le 19 avril 1675 : « Madame de Montespan est charmée par Maintenon ».
Françoise-Athénaïse de Rochechouart, née au château de Lussac (Vienne) en 1640, et décédée à Bourbon-l’Archambault en 1707, épouse du marquis de Montespan, fut pendant de longues années la maîtresse de Louis XIV, dont elle eut huit enfants : deux morts en bas âge, puis le comte de Vexin, le duc du Maine, Mademoiselle de Nantes, Mademoiselle de Tours, Mademoiselle de Blois et le comte de Toulouse.
Maintenon lui servit de refuge au moment de la naissance des deux derniers, Madame de Maintenon étant déjà la gouvernante de ses enfants royaux. Mademoiselle de Blois y est en effet née le 4 mai 1677 ; elle devait épouser le duc de Chartres, fils de Monsieur, frère du roi, et de la princesse Palatine ; le comte de Toulouse naquit aussi à Maintenon le 6 juin 1678, et devint l’époux de Sophie-Victoire de Noailles.
Madame de Maintenon ne devait rester propriétaire de son domaine que 24 ans.
En effet, une fille était née du mariage, en février 1678, de son frère Charles d’Aubigné, chevalier des Ordres du Roi, gouverneur du château et de la ville de Cognac, avec Geneviève Piètre, fille d’un procureur de Sa Majesté et de la Ville de Paris.
Madame de Maintenon s’intéressa, dès sa naissance, à sa nièce Françoise-Charlotte-Amable d’Aubigné, née au château de Cognac le 15 avril 1684 ; elle écrivait de Versailles à son frère le 18 juin 1684 : « J’aime déjà votre fille et je voudrais assez qu’elle fût héritière ; dites à la nourrice qu’elle nourrit une héritière ».
Louis XIV ne devait pas être le dernier roi à être l’hôte de ce château. Dans la nuit du 3 au 4 août 1830, Charles X, obligé de fuir la capitale, et résidant depuis trois jours à Rambouillet, vint demander asile au duc de Noailles.
C’est à Maintenon que Charles X renonça réellement à la couronne ; ainsi prit fin le règne du dernier « Roi de France » (Louis-Philippe, son successeur, sera Roi des Français).
La visite.
Nous pénétrons dans le château par un petit escalier qui mène à l’antichambre.
Les murs de cette antichambre sont couverts de carrés de cuir estampés, peints et cousus ensemble.
Ce revêtement mural avait la triple fonction de donner une isolation thermique, d’étouffer les bruits et d’absorber les odeurs … En effet, cette pièce servait le jour d’antichambre emplie de bruits des courtisans et la nuit, elle devenait salle de garde enfumée par le tabac des soldats.

Cette pièce est consacrée à Madame de Montespan et aux enfants qu’elle eut de Louis XIV.
A côté se trouve la chambre de Madame de Maintenon.

Entièrement reconstituée au XIXe siècle, elle est dans l’état supposé de sa conception. De proportions modestes, elle est agencée comme tous les « petits appartements » du XVIIe dont elle a les principaux éléments : un lit à baldaquin, un cabinet de toilette situé à côté de la cheminée, et un petit oratoire facile à chauffer où Madame de Maintenon pouvait s’isoler.
Quittant le corps central du château, on gagne au 1er étage de l’aile Renaissance, les petits appartements de Madame de Montespan et ses enfants.
Une pièce est consacrée à l’histoire de l’aqueduc.
Madame de Maintenon fit ajouter deux ailes au château qu’elle acheta en 1674 : celle qui abrite ses appartements et celle qui relie l’église au corps du bâtiment. Mais les principaux travaux d’embellissement : le percement du canal et les parterres sont liés à l’aménagement des Jardins de Versailles. En effet, Le Nôtre et Le Brun y avaient conçu le Parterre d’eau, le Bassin de Neptune et de nombreuses autres fontaines avec la volonté d’allier l’eau à la sculpture pour entourer la résidence royale d’un somptueux décor vivant. Le problème de l’alimentation de ces jeux d’eau fut une des préoccupations constantes de Louis XIV et de ses deux architectes. Pour le résoudre, plusieurs projets furent élaborés et l’un d’eux, sans doute le plus colossal, est celui de l’aqueduc de Maintenon qui devait faire traverser la majeure partie du cours de l’Eure, au-dessus de son propre lit. Les eaux de la rivière furent déviées au Pontgoin en amont de Maintenon et canalisées en direction de l’aqueduc qui, sur 4,7 km, devait les conduire du versant ouest au versant est de la vallée. De là, les eaux de l’Eure devaient emprunter les cours d’eau et les étangs aménagés jusqu’à Trappes et Marly.
L’aqueduc se serait élevé sur trois niveaux d’arcades et aurait atteint 72 mètres de haut. L’élaboration et la réalisation de ce gigantesque ouvrage, à l’image des entreprises parfois démesurées du Roi Soleil, furent confiées aux architectes Vauban et La Hire. Sa construction commença en 1684 et mobilisa 10.000 ouvriers et maçons encadrés de 20.000 soldats. Mais les travaux ne purent être menés à bien : les hommes du chantier insalubre qui tombaient malades et la guerre qui éclata en 1688, obligèrent le souverain à renoncer à son projet dont la réalisation technique entraînait trop de dépenses. Le formidable Pont du Gard des Temps Modernes resta en l’état de « ruine » grandiose.
Pour les dommages causés à la propriété de Madame de Maintenon, Louis XIV lui fit don de l’ouvrage. Elle eut alors l’idée d’abattre le mur qui fermait la cour pour créer la perspective actuelle. Elle demanda à Le Nôtre de faire creuser le canal qui amène les eaux de l’Eure sous les murs du château, et de dessiner les parterres à la place de la prairie. Les deux allées qui conduisent à l’aqueduc prirent plus tard le nom de « Le Nôtre » et de « Racine » en hommage à son architecte et au poète qui travailla au château les deux tragédies d’Esther et d’Athalie, que Madame de Maintenon lui avait commandées pour les Demoiselles de Saint-Cyr.
Deux salons sont tapissés de papier peint chinois du 18ème siècle.
La Rotonde, présentant une iconographie de Louis XIV, marque le point de départ de la longue galerie édifiée par Madame de Maintenon, pour relier le corps central à l’église.
Le grand salon, décoré au XIXe siècle, abrite des meubles de toute beauté. Une bibliothèque renferme des reliures principalement aux armes de Madame de Maintenon et de la famille Noailles.
Le billard trône au milieu d’une pièce laissée dans l’état de son aménagement.
Cette pièce présente ceux qui ont contribué à la décoration intérieure de Maintenon.
L’ensemble architectural et décoratif de la Galerie de Maintenon la classe parmi les plus intéressantes réalisations du Second Empire. L’exubérance des stucs, la décoration du plafond à caissons qui encadrent les portraits des principaux membres de la famille Noailles, les armoires de style Boulle, les sièges, jusqu’aux tapisseries d’Aubusson, tout rappelle l’influence de l’époque Louis XIV sur les créations du milieu du XIXème siècle.
Dans la chapelle, un cénotaphe a été réalisé à l’emplacement de la tribune royale d’où Louis XIV et Madame de Maintenon assistaient aux offices célébrés dans l’église Saint-Nicolas.
On peut y voir une paire de grands reliquaires en bois doré et argenté du XVIIème siècle qui contiennent les reliques de Saint-Jules (Pape de 337 à 352) et de Sainte-Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690).

II. – CHÂTEAU d’ANET.
Historique :
Avant que Diane de Poitiers entreprenne de faire édifier le château actuel, Anet avait déjà deux châteaux, le premier, bâti au XIIème siècle, était une forteresse féodale avec d’épaisses murailles, quatre tours et un gros donjon rond. Philippe-Auguste y fit plusieurs séjours. Cette forteresse fut démantelée en 1378, par ordre du roi Charles V. Il n’en subsiste aujourd’hui que de rares vestiges.
En décembre 1444, Charles VII donnait à son fidèle conseiller et chambellan Pierre de Brézé, les quatre seigneuries de Nogent-le-Roi, Anet, Bréval et Montchauvet, en récompense des services que ce personnage avait rendus au royaume.
Le fils de Pierre de Brézé fit édifier, à Anet vers 1470, un manoir de briques et pierres qui était situé en arrière de la chapelle actuelle, il en reste un bâtiment.
Jacques de Brézé mourut en 1490 et son fils lui succéda. Comte de Maulevrier, seigneur d’Anet, grand sénéchal de Normandie, grand veneur de France. Louis devint ainsi l’un des principaux dignitaires du royaume. Veuf de Catherine de Dreux, il épousait en 1515, à l’âge de 56 ans, Diane de Poitiers, de quarante ans plus jeune que lui.
Diane, qui descendait de l’antique famille souveraine des comtes de Poitiers, était née au château de Saint-Vallier (Drôme), le 31 décembre 1499.
Appelée par son mariage à paraitre à la cour de France, belle et intelligente, Diane accéda d’emblée au premier rang et devint dame d’honneur de la reine Claude, épouse de François 1er. Alors qu’elle était jeune mariée, comme les charges de son époux n’imposaient pas sa présence continuelle à la cour, c’est à Anet que le couple vivait entre temps.
Louis de Brézé affectionnait ce triste logis en raison de la proximité des forêts de Dreux, de Roseux et de Normandie, car il était un chasseur infatigable. L’amitié que lui portait François 1er, leur goût commun pour la vénerie amenaient à Anet le roi, la Reine et les principaux seigneurs de la cour. C’est dans ce vieux manoir que Diane fit ses premières armes de maîtresse de maison.
En 1518, la Grande Sénéchale eut un premier enfant, une fille, à laquelle on donna le nom de Françoise en hommage au roi. Trois ans plus tard, naissait une seconde fille qui reçut le prénom de Louise rappelant ainsi celui de son père.
Partageant sur ce point le goût de son vieux mari, Diane s’était acquis une solide réputation de chasseresse que tant de représentations peintes ou sculptées devaient contribuer à répandre. Les portraits d’elle qui paraissent les plus authentiques ne contredisent pas cette image d’une femme à la santé robuste, au corps endurci par les longues courses à cheval, les bains froids en toute saison, une vraie sportive, dirions-nous aujourd’hui.
Le 23 juillet 1531, Louis de Brézé mourait à Anet. Son épouse le pleura sincèrement, lui fit élever dans la cathédrale de Rouen un magnifique tombeau et prit un deuil qu’elle ne devait jamais quitter. Elle ne s’habilla plus désormais que de noir et de blanc, mais ses robes restèrent de soie et largement décolletées.
Sa position à la cour n’eut pas à souffrir de la disparition de son époux. Elle restait la Grande Sénéchale.
Cependant, le second fils de François 1er, le prince Henri, dont l’enfance avait été assombrie par quatre longues années de captivité en Espagne, portait à Diane une affection qui évoluait, en dépit de ses quinze ans, vers un sentiment plus vif. Élaboré à Anet, son mariage avec Catherine de Médicis en 1533 ne devait point effacer de son cœur cet amour chevaleresque d’adolescent timide et taciturne. Bien au contraire, puisque, peu après, malgré une différence d’âge de près de vingt ans, la belle veuve devint en secret sa maîtresse.
En 1536, la mort de son frère aîné ouvre au jeune Henri la perspective du trône. La situation de Diane en est encore renforcée, d’autant que, sous prétexte d’hommages platoniques, le Dauphin adopte lui aussi les vêtements noirs et blancs, identifie son emblème, le croissant, à celui que la mythologie attribuait à la divinité chasseresse, arbore le monogramme fameux où l’H et le D s’entrelacent.
Le 31 mars 1547, la mort de François 1er fait d’Henri le roi de France.
Dès l’année précédente, Diane a songé à faire bâtir à Anet une demeure plus imposante et plus agréable que le vieux manoir gothique des Brézé.
Les travaux commencent vers 1548. Philibert de l’Orme en est l’architecte.
Jusque-là, et c’est le style François 1er, les artistes ont construit suivant les traditions de l’architecture française et décoré à l’italienne. A Anet, l’apport italien est intégré dans les conceptions architecturales, notamment par l’emploi des pilastres et colonnes.
Les plus grands artistes du temps ont travaillé à embellir Anet : les sculpteurs Jean Goujon, Germain Pilon, Benvenuto Cellini, l’émailleur Limosin, les tapissiers de Fontainebleau.
La mort brutale du monarque tué dans un tournoi en 1559 porte un coup fatal au prestige de la Dame d’Anet. Elle se retire à Anet où elle meurt en 1566. Selon son désir, sa fille Louise de Brézé fit élever près du château une chapelle funéraire.
Au 17ème siècle, des transformations sont faites par le duc de Vendôme, petit-fils de Henri IV et de Gabrielle d’Estrées.
La visite.
Nous entrons dans la cour d’honneur par un portail qui offre l’aspect d’un véritable arc de triomphe dressé à la gloire de la déesse de la chasse avec ses incrustations de marbres précieux et ses 4 colonnes doriques encadrant la porte cochère et les deux petites portes latérales. Au-dessus de l’entrée, le linteau de marbre noir porte gravée la dédicace suivante :
« Phoebo sacrata est almae domus ampla Dianae
« Verum accepta cuicuncta Diana refert
(cette magnifique demeure a été consacrée par Phoebus à la bonne Diane qui lui offre en retour tout ce qu’elle en a reçu).
Nous pénétrons dans un vestibule.
Là se trouvent des automates du 18ème s. et un service en porcelaine de la compagnie des Indes.
Un escalier nous mène à la chambre d’honneur avec un superbe lit à colonnes sculpté aux croissants de Diane. Les tissus, les broderies qui le garnissent sont d’une grande beauté. Sur le mur, une tapisserie du XVIème siècle représente Joseph expliquant ses songes au Pharaon. Les vitraux ornant la fenêtre sont du 16ème s.
Dans la petite tourelle adjacente, servant de cabinet de toilette, on voit un meuble à bijoux en ébène d’époque Renaissance.
La porte s’ouvre sur la salle des gardes, longue de 13 mètres et décorée d’une suite de tapisseries illustrant l’Histoire de Diane. Cette suite, qui semble avoir été exécutée sur l’ordre d’Henri II pour décorer Anet, porte dans ses bordures les armes et le chiffre de Diane de Poitiers.
Le mobilier est d’époque Renaissance.
Nous arrivons à un grand escalier.
Du palier on jouit d’une belle vue sur le canal dessiné par Le Nôtre, alimenté par l’eau de l’Eure.
Au rez-de-chaussée se trouve le Salon Rouge, qui servit de chambre à coucher jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.
Elle fut occupée à plusieurs reprises par le Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV.
En face, un cabinet garni de vitrines permet d’admirer une remarquable collection de faïences anciennes (plats de Bernard Palissy, des Urbino et diverses productions venant de Faenza, …)
La visite se termine par la salle à manger décorée d’une série de tapisseries des Flandres représentant la chasse au faucon, la chasse au canard et la chasse à l’ours.
Deux cariatides en bois de noyer sculptées par Puget soutiennent la cheminée monumentale portant les armoiries de Diane de Poitiers et surmontée d’une inscription tirée de Virgile : « Dapibus mensas orneramus inemptis » (Nous chargeons nos tables de mets qui ne sont pas achetés).
La chapelle du château :
Après le château nous visitons la chapelle. Elle est en forme de croix grecque. Au-dessus de l’entrée est aménagée une tribune du haut de laquelle Diane de Poitiers assistait aux offices. Les autels, enlevés après la Révolution, viennent de retrouver leur place.
La chapelle funéraire :
Construite sur les plans de Claude de Foucques, architecte des princes de Lorraine, elle fut commencée juste avant la mort de Diane, en 1566 et terminée en 1577.
La statue en marbre blanc, qui représente Diane agenouillée sur un haut sarcophage de marbre noir, est attribuée à Pierre Bontemps.
Depuis la violation de cette sépulture, en 1795, les restes de Diane reposent contre le chevet de l’église paroissiale d’Anet, entre deux contreforts.
Journées pluvieuses qui nous auront empêchés de nous promener dans les parcs mais passionnantes grâce à notre conférencière, Madame Fourreau.
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