HISTOIRE DE LA VIE MONASTIQUE EN FRANCE : DE L’EXPANSION MEDIEVALE AU DECLIN REVOLUTIONNAIRE

Thèmes: Histoire Société                                                                                                                                    Mardi 13 Mars 2018.

HISTOIRE DE LA VIE MONASTIQUE EN FRANCE : DE L’EXPANSION MÉDIÉVALE AU DÉCLIN RÉVOLUTIONNAIRE

par Romain DAVY, historien et guide conférencier.

INTRODUCTION

Dès les premiers temps du christianisme, des hommes ont cherché à s’isoler pour vivre pleinement leur foi. Au VIe siècle lors de la christianisation de l’Europe, des monastères commencent à apparaître et avec Saint Benoît de Nursie, le phénomène prend de l’ampleur et la règle bénédictine se généralise. Les monastères sont de plus en plus riches et une contradiction entre le vœu de pauvreté et l’économie florissante ainsi que le pouvoir des abbés, s’instaure. En réponse à cette dérive des ordres mendiants voient le jour. Ces nouveaux ordres (Franciscains, Dominicains, Carmes …) s’installent en ville et participent activement à la société urbaine qui se développe à partir du XIIe siècle. Au XVIIIe siècle la vie monastique  décline fortement et à la révolution française tous les biens de l’Eglise seront nationalisés.

I – Aux origines du monachisme occidental.

Le monachisme chrétien apparaît pour la première fois dans le désert égyptien au IIIe siècle. Le désert permet l’isolement pour vivre une expérience totale avec Dieu et également d’éviter les persécutions dont étaient victimes les chrétiens à cette époque. Les premiers moines constituaient un foyer au sud d’Alexandrie, marqué par la figure d’Antoine qui face à une vie dans la cité, qu’il considère pleine de péchés, choisit de s’en détacher et de vivre dans le désert, constituant ainsi un des premiers exemples d’anachorète. Au départ on a donc un monachisme solitaire mais cet érémitisme de Basse-Egypte sera bientôt suivi par le cénobitisme qui se développe en Haute-Egypte. Dès le début du IVe siècle, en 315, Saint Pacôme fonde un monachisme cénobitique, c’est-à-dire avec une vie en communauté car pour lui la vie solitaire est dangereuse et peu même mener au suicide.

En France, c’est Saint Martin, l’évêque de Tours, qui en 360 fonde la première abbaye à Saint-Martin-Ligugé, près de Poitiers. Dans cette abbaye, chacun vit sa foi comme il l’entend car il n’y a pas de règle. Au VIe siècle, Saint Colomban et Saint Bredan, des moines irlandais itinérants évangélisent une grande partie du continent européen avec un mélange d’héritage celte et chrétien. Ils enracinent le christianisme sur les terres franques. La règle de Saint Colomban sera adoptée par la grande majorité des abbayes établies sur le territoire franc.

Le monachisme prend un nouveau tournant avec Saint Benoît de Nursie (750-821) qui fonde un monastère au Mont-Cassin en Italie vers 529. La règle de Saint Benoît se base sur l’équilibre entre la prière (ora) et le travail (labora). Le grand changement qu’apporte Saint Benoît est qu’il s’adapte à la dureté de son époque et il souhaite que la règle s’adapte aux capacités de chacun, il ne faut donc plus être un surhomme pour être moine. La règle, qui comprend 73 chapitres, régit chaque moment de la vie d’un moine et cela durant toute sa vie. A la fin du VIIIe siècle, Benoît d’Aniane, une aristocrate germanique, va jouer un rôle essentiel dans l’essor de l’ordre bénédictin. Il prépare un code général d’observances réglementant les usages monastiques selon la règle bénédictine qui est promulgué par l’assemblée des abbés de l’Empire réunis à Aix-la-Chapelle. Ainsi, en 817, le fils de Charlemagne, Louis le Pieux, impose la règle de Saint Benoît dans tous les monastères de l’Empire carolingien. C’est le moyen d’unifier l’occident sous l’autorité des héritiers de Charlemagne.

II – Etre moine, une vie quotidienne en dehors du temps.

Le terme moine vient du latin « monachus » qui signifie solitaire. Etre moine c’est donc s’isoler volontairement du monde pour se consacrer à Dieu. On vit selon le temps divin et non celui des Hommes. C’est pourquoi les moines seront classés dans le clergé régulier par opposition au clergé séculier.

Les trois voeux monastiques sont la pauvreté, la chasteté et l’obéissance. La vie monacale est un combat perpétuel entre des vices et des vertus.

Le moine se donne à sa communauté corps et âme et toute sa vie est régie par la règle et il renonce totalement à sa volonté propre. Les trois piliers de la vie monacale, la prière, l’étude et le travail, se pratiquent selon la règle bénédictine. Les moines sont perçus comme les seuls vrais chrétiens, à mi-chemin entre les hommes et les anges. Le monachisme est perçu comme le moyen le plus sûr d’accéder au salut. Leur fonction sociale est de chanter la louange de l’Œuvre de Dieu (Opus Dei). Ils prient pour la société, aussi bien les vivants que les morts, ce qui est une fonction vitale pour les fidèles. Les rois, les empereurs et les princes voudront s’associer aux moines en fondant des monastères. C’est une manière pour les puissants de se faire pardonner leurs péchés et leurs fautes. Donner à une abbaye c’est donner à Dieu et donc s’assurer les grâces des cieux. Pour les plus modestes confier ses enfants à une abbaye c’est l’assurance qu’ils aient un toit et un couvert en plus de l’accès aux cieux.

Le monastère est le cadre de vie des moines. C’est un lieu clos qui doit comprendre tout ce qui est nécessaire aux moines, l’autarcie faisant partie de la règle. Le monastère est à la fois un lieu clos physiquement mais aussi de façon métaphysique. Cette frontière assure la sécurité et le caractère sacré du monastère qui est un lieu de sérénité face aux tourments extérieurs. L’architecture est pensée pour faciliter la vie des moines au quotidien ainsi l’abbaye se compose d’un cloître, carrefour de l’abbaye et d’une église abbatiale.

L’emploi du temps d’un moine est rythmé par les sept offices quotidiens : mâtine, laudes, tierce, sexte, none, vêpres et complies. Les offices ayant lieu environ toutes les trois heures, on parle de liturgie des heures. Cependant, les emplois du temps varient selon les monastères, les ordres, les périodes de l’année et les espaces géographiques. Le reste du temps est réparti entre le travail manuel, la vie de la collectivité (chapitre) et le repos (sommeil). La salle du chapitre est la salle où se réunissent chaque matin le père abbé et les moines pour lire un chapitre de la règle. Au bout de soixante treize jours on reprend au premier chapitre. C’est également à ce moment que l’abbé donne ses consignes et réparti les tâches. Ensuite vient le temps de la proclamation durant lequel a lieu l’auto-accusation pour les fautes commises. Le moine ayant fauté doit se lever et avouer sa faute devant tous les frères puis l’abbé annonce la sentence. Les sanctions sont généralement des corvées supplémentaires, des mises à l’écart ou des admonitions, dans quelques cas peuvent être prononcés des excommunications, des coups de fouet ou des emprisonnements. Si un moine ayant commis une faute ne se dénonce pas, un autre peut le faire et cela implique une sanction plus sévère.

En ce qui concerne l’alimentation, un repas chaud est servi quotidiennement mais durant chaque vendredi de carême les moines n’ont que du pain et de l’eau. Un repas classique se composait de poisson, légumes, céréales et fruits accompagnés de vin ou de bière dilués avec de l’eau. La viande quant-à elle, est réservée aux malades. Les moines mangeaient en silence en écoutant un texte des saintes Ecritures qui était lu par un des frères. Ils mangent tous tournés vers la chaire du lecteur.

Pour ce qui est de l’hygiène, les moines subissent entre deux à quatre saignées par an, ce qui donne droit à un repas amélioré. Chaque jour on se lave les mains c’est pourquoi on trouve un lavabo dans chaque cloître, lieu de passage vers le réfectoire, et on lave son visage une fois par jour en signe de purification spirituelle. Le lavement des pieds est également pratiqué chaque jeudi afin de commémorer la scène biblique où Jésus lave les pieds des apôtres. Le jeudi saint, c’est l’abbé qui lave les pieds de tous les frères. La tonsure et la barbe sont faites en même temps une fois par semaine voire tous les quinze jours et une à deux toilettes sont faites chaque mois. Enfin, on prend deux bains par an, un avant Noël et un autre avant Pâques. L’hygiène des moines est similaire à celle des gens du Moyen-âge.

Le rôle de l’abbé est central car quand l’abbé commande c’est comme si c’était Dieu. L’abbé est le père spirituel et les moines sont frères. Il est le gestionnaire de l’ensemble des biens de l’abbaye, il dispose du bâton pastoral qui est le signe de son autorité et des régales qui sont les biens temporels. De plus, il est le représentant de la communauté à l’extérieur. C’est aussi lui qui nomme les postes clés du monastère comme son second, le prieur, les doyens, les officiers, le cellérier, le portier, le sacristain ou l’infirmier. Contrairement à la société médiévale, lorsque l’abbé meurt, son successeur est élu. On vote à main levée ou à vote secret. Au XIIIe siècle, apparaît l’idée « une voix égal un homme » et l’abbé est élu à la majorité. Par ailleurs, un abbé peut être destitué mais il faut l’unanimité et donc bien souvent, les abbés étaient plus cléments avec un ou deux moines afin que l’unanimité ne puisse jamais être obtenue.

Au Moyen-âge, les monastères sont des centres intellectuels extrêmement importants et sans eux la culture latine aurait disparue car entre les VIe et XIe siècles, les monastères ont le monopole de l’écriture. Ce sont également des centres d’érudition par la lecture et de création par la copie et l’écriture. Les écoles théologiques apparaissent. Les moines copistes travaillent dans le scriptorium qui était éclairé uniquement par la lumière naturelle car l’éclairage à la bougie aurait été trop risqué. L’écriture se faisait avec des plumes d’oie et sur du vélin, c’est-à-dire des peaux d’animaux. En moyenne un moine copiait cinq à six folios par jour. Contrairement aux idées reçues les moines copiaient surtout des textes liturgiques et des correspondances et non de magnifiques manuscrits enluminés. A partir du XIIe siècle, on assiste à l’essor des ateliers laïcs de copistes et au siècle suivant à celui des universités, faisant ainsi sortir le savoir des monastères pour se diffuser dans la société laïque.

Si les monastères sont des centres intellectuels se sont aussi des centres économiques. En effet, le monastère comprend des terres arables, des pâtres, des prairies et des forêts ; et bénéficie de bonnes techniques car les informations circulaient entre les abbayes. Les monastères possèdent aussi des troupeaux qui fournissent de la laine et du lait pour le fromage, des vignes pour la production du vin, des moulins, des fours, des forges, des ateliers (tanneries, tissages…), des pêcheries (étangs, viviers…) le poisson étant la base de l’alimentation, des mines de sel et enfin perçoivent des droits seigneuriaux comme la dîme, le cens ou le champart auxquels il faut ajouter les bénéfices réalisés sur les marchés et lors des foires. Tous ces éléments font que les abbayes sont très riches, de plus elles reçoivent de nombreux dons. Les monastères sont de plus en plus grands et un système de granges est mis en place.

Le recrutement monastique se fait parmi les enfants aussi bien que les adultes et les fils de la noblesse. Les oblats sont des enfants entre sept et douze ans offerts par leurs parents, qui bien souvent font un don en plus. Les novices ont treize ans, l’âge de la majorité au Moyen-âge, c’est l’âge auquel on prononce les vœux. Les convers sont des frères qui ne prononcent pas les vœux et dans l’abbaye ils vivent isolés des frères ayant prononcés leurs vœux. Ainsi ont-ils un dortoir et un réfectoire séparés. Ils travaillent dans les terres ou les ateliers. Au sein d’une même abbaye on trouve donc des frères clercs et des frères laïcs.

III – Différences entre les abbayes de Cluny et de Cîteaux.

L’abbaye de Cluny a été fondée en 910 par Guillaume 1er Duc d’Aquitaine. La donation comprend le domaine, des chapelles, des serfs, des vignes, des moulins… qui sont des biens inaliénables. La règle de Saint Benoît est appliquée mais peu à peu on constate un délaissement du travail manuel. L’ordre est centralisé et hiérarchisé. Au XIIe siècle, on compte environ mille monastères clunisiens à travers l’Europe qui regroupent quelques dix mille moines. Les oblats dominent l’abbaye et on recrute surtout dans l’aristocratie. Les moines de Cluny se spécialisent dans l’aide aux défunts. Les offices sont somptueux notamment avec les chants grégoriens et on donne la priorité à la liturgie plutôt qu’au travail. Le pouvoir des abbayes clunisiennes s’accroît, ainsi le Pape Urbain II est un ancien clunisien, l’abbaye de Cluny III en 1089 était la plus grande construction de la chrétienté et l’abbé de Cluny devient un des personnages les plus puissants d’occident.

L’abbaye de Cîteaux quant-à elle a été fondée en 1058 par Robert de Molesmes, un noble champenois, dans une zone marécageuse sur les bords de Saône. Ici aussi c’est la règle de Saint Benoît qui est respectée mais entièrement car Cîteaux est né en réaction à la crise des contradictions du monachisme bénédictin traditionnel représenté par Cluny. Très vite l’abbaye de Cîteaux, qui applique rigoureusement la norme « ora et labora », dénonce le luxe de celle de Cluny. Contrairement à Cluny, c’est un ordre fédéré. En 1112, l’arrivée de Saint Bernard de Clervaux marque l’essor des abbayes cisterciennes et leur intervention dans tous les domaines de la vie religieuse du XIIe siècle. En 1119 les statuts de Cîteaux contenus dans la Charte de charité imposent une vie communautaire absolue, un retrait du monde total. Le moine cistercien est un contemplatif et un pénitent par opposition au moine de Cluny. Comme Cluny, l’ordre est présent partout dans l’Europe chrétienne. Ainsi, au XIIIe siècle on compte sept cents abbayes cisterciennes où l’on trouve de nombreux convers issus du monde rural. Il n’y a pas d’enfants car ils ne travaillent pas mais les adultes, même ayant été mariés, peuvent devenir frères de chœur. Par opposition à l’ordre de Cluny, à Cîteaux on gagne sa subsistance par le travail et on a donc moins de temps pour la liturgie. On ne trouve pas de serfs mais des convers souvent salariés.

La puissance croissante des abbayes, ainsi que le relâchement dans le respect des règles entraînent de nombreuses critiques contre le monde monastique et une des réponses face à ce relâchement est la naissance des ordres mendiants.

IV – Les ordres mendiants.  

A partir du XIIIe siècle, se développent les ordres mendiants qui cherchent à revenir à l’esprit monacal des origines particulièrement en ce qui concerne la règle de pauvreté. Apparus avec la bourgeoisie urbaine médiévale, les ordres mendiants vivent dans les couvents et dans les villes, ils se différencient des ordres monastiques qui sont des seigneuries vivant derrière une clôture et percevant des droits féodaux.  Ils s’adressent essentiellement au peuple et savent adapter leur prêche à leur auditoire. Parce qu’ils vivent au cœur de la cité sans avoir de domaine, ils connaissent un succès rapide. Plusieurs ordres naissent comme les Franciscains, les Dominicains, les Carmes en 1214 ou les Augustins en 1256. Ce sont des ordres religieux mais pas monastiques. L’ordre des Mineurs est fondé par l’Italien Saint François d’Assise en 1209 dont la vocation est la pauvreté évangélique. En 1216 c’est l’ordre des Prêcheurs qui est fondé par Saint Dominique Guzman , un Castillan, et dont l’ordre est confirmé par le Pape Honorius III. Ces ordres mendiants ne vivent que grâce aux aumônes car ils ne produisent rien et ne font donc aucun profit. Les Dominicains ont une vocation particulière pour l’enseignement et la connaissance du droit ce qui aura pour conséquence une forte présence dominicaine dans les tribunaux de l’Inquisition. Les couvents de ces ordres mendiants sont dirigés par un chapitre général. Le fait que ces ordres soient dans les villes et participent à l’enseignement crée des conflits avec le clergé séculier qui, auparavant, avait le monopole de l’enseignement.

V – Guerres, réforme et commende. 

Le monachisme connaît son âge d’or au Moyen-âge mais la guerre de Cent ans, bouleversera la donne. En effet, les monastères sont des lieux recelant de richesses et non protégés, c’est-à-dire faciles à attaquer. Ces pillages ont eu pour conséquence un nombre important d’abbayes détruites, des crises économiques et une baisse des effectifs. A cela s’ajoute une épidémie de peste noire qui décime quelques vingt millions de personnes en Europe.

Avec la réforme de Luther on revient aux sources du christianisme et aux textes bibliques, la notion de rachat des péchés par les dons disparaît. Au nord de l’Europe des centaines de monastères ferment. Au XVIIe siècle le monachisme se centre en France. Par ailleurs, entre 1562 et 1598 on compte huit guerres de religion ce qui ébranle le christianisme.

En août 1516 est signé le concordat de Bologne entre François Ier et le Pape Léon X. Jusqu’à cette date, les abbés étaient élus au sein de leurs abbayes respectives à la majorité. Désormais, le roi a le droit de nommer les titulaires des sièges ecclésiastiques dans son royaume (abbés, évêques…) par une extension du régime de la commende. Cette disposition va introduire dans l’Eglise de France une division entre le haut clergé, composé de courtisans, et un bas clergé, pauvre et mal loti.  Les rois utiliseront leur pouvoir de nomination pour récompenser des séculiers ou des laïcs, tous issus de la noblesse. La charge d’abbé permet un enrichissement conséquent puisque l’abbé touche un tiers des revenus de l’abbaye. De plus, une même personne peut cumuler plusieurs charges dans des abbayes différentes, ce qui multiplie d’autant les revenus. Les abbés deviennent des abbés de Cour comme ce sera le cas pour Richelieu par exemple.

Au XVIIIe siècle on assiste à une grave crise de recrutement et le monachisme est en plein déclin. Avec la révolution de 1789, les biens de l’Eglise deviennent des biens de l’Etat par un décret de novembre 1789, pris par l’Assemblée constituante sur une proposition de Talleyrand, évêque d’Autun. Ce décret disposait que les biens du clergé, estimés à deux milliards de livres, devaient être mis à la disposition de la Nation pour rembourser les dettes de l’Etat qui s’élevaient sensiblement à la même somme. En contrepartie, l’Etat payait un salaire à ses ministres et pourvoyait à l’entretien des hôpitaux et au soulagement des pauvres. Dès février 1790 les vœux religieux sont abolis et les ordres monastiques comme les Carmes ou les bénédictins disparaissent et seules les congrégations hospitalières ou enseignantes subsistent. Cette même année 1790 on procède à la vente de tous les biens nationaux. Finalement en 1792 c’est la suppression de toutes les congrégations séculières.

CONCLUSION

Dès le VIe siècle, des monastères apparaissent à travers l’Europe et la vie monacale connaîtra un brillant essor pour atteindre son apogée au Moyen-âge. A partir du XIIIe siècle naissent des ordres mendiants qui s’implantent dans les villes et participent à l’essor urbain et au développement des connaissances essentiellement grâce aux universités. Le XVIII siècle marque le net recul de la vie monacale et la révolution française entraînera la perte de tous les biens ecclésiastiques.

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