EGLISE ET CHÂTEAU EN EURE ET LOIR

Thème: Sortie et visites                                                                                                                                                Jeudi 15 Octobre 2015

Histoire et visite matinale de Nogent-le-Roi

slider_cdi_75

Par Pierre LEGUE et l’organisation du CDI de Garches

Et le concours de Mme LAGER, guide local

Petit parcours de la ville

L’origine de Nogent-le-Roi remonte à la préhistoire.  son emplacement a été plusieurs fois modifié.  du plus loin que l’on a pu remonter,  il devait être aux environs de la friche qu’on appelle “ Le quai  “.  Plus tard, à l’époque romaine, il s’est déplacé vers l’est et s’est étendu du côté du Pont Marin ainsi que l’attestent les monnaies recueillies dans cette partie de la ville.

Avant d’être incorporé au domaine royal, Nogent dépend du comté de  Chartres au 6e puis devient  ville seigneuriale au 9e.  L’existence du château est attestée dès 1028. Le premier seigneur de Nogent dans l’histoire fait mention et le père d’Hugues Capet,  Hugues le Grand. Une longue suite de seigneurs prestigieux lui succéda.

De nombreux souverains sont venus ensuite séjourner à Nogent, notamment  Saint-Louis (1223 -1270) Qui accomplit même le pèlerinage de Nogent à l’église Notre-Dame de Chartres. Philippe III le Hardi (1270-1285) vint au  château à la belle saison. Sous son règne la ville prit le nom de Nogent-le-Roi.  Un autre Philippe, Philippe VI de Valois, mourut à Nogent en août 1350.

Nogent-le-Roi fut plus tard marqué par les affres de la guerre de cent ans. Entre 1410 et 1421, elle tomba aux mains des Anglais, puis de nouveau en 1428 lorsque le contre de Salisbury y mit le siège. Une épidémie de peste aggrava encore la situation des habitants.

Après le conflit, le roi de France Charles VII fit donation des terres de Nogent à son chambellan, Pierre de Brézé.  Celui-ci fit réédifier le château puis obtint en 1460 une somme d’argent de la part de Louis XI afin de l’aider à fortifier la ville. Ce souverain séjourna souvent à Nogent avec son épouse Charlotte de Savoie, et sa seconde fille Jeanne de France (depuis alors canonisée) naquit au château le 23 avril 1464.

Par la suite, les enfants de Pierre de Brézé lui succédèrent. Louis de Brézé entreprit  à partir de 1494 la construction de l’église Saint-Sulpice. Les maisons à pans de bois du centre-ville érigées au 15e et 16e siècle constituent un autre témoignage de ce passé médiéval.

À la fin du 16e siècle, les guerres de religion entre protestants et catholiques n’épargnèrent pas la ville. Le château fut pris et repris plusieurs fois durant cette période et l’église porte encore dans ses parties hautes les traces d’arquebusades. Mais Nogent-le-Roi, redevint rapidement prospère, en particulier après le rachat des terres par Nicolas de Bautru en 1628. Elles furent érigées en comté par Louis XIII en 1636.

Cependant, la famille Bautru finit par se séparer des terres de Nogent à cause des difficultés financières (1746). Adrien Maurice de Noailles s’en porta acquéreur. Mais la Révolution française obligea Louis de Noailles à émigrer, et les administrateurs du tout nouveau département d’Eure-et-Loir confisquèrent ses biens revendus ensuite comme “biens nationaux” (1798). Nogent-le-Roi  s’appela temporairement “Nogent le Roulebois” afin d’effacer toute trace de l’ancienne monarchie.

En 1821-1822, l’ancien château fut démoli par l’entrepreneur Théodore Noël et ce n’est qu’en 1860 que le château actuel fut édifié  pour Eugène Mesquite, un proche du baron Haussmann, maire de Nogent-le-Roi de 1861 à 1894. Cet homme a marqué l’histoire de la ville en obtenant la construction de la ligne de chemin de fer Dreux-Maintenon mise en service en 1887, en bâtissant l’hôpital, l’école maternelle et l’hôtel de ville dont il ne vit pas l’inauguration.

Au début du 20e siècle, les jeunes Nogentais n’ont pas échappé à la mobilisation et aux horreurs des deux guerres mondiales. Puis la vie reprit petit à petit son cours normal, avec une économie tournée vers l’agriculture comme en témoignent les comices qui s’y tenaient et les silos qui marquaient le paysage près de la gare. En 1965, en pleine période des Trentes  Glorieuses, le général de Gaulle vint en personne à Nogent-le-Roi. Le 27 décembre 1972 Vacheresse-les-Basses est rattachée par “fusion association” à la commune de Nogent-le-Roi.

L’église Saint-Sulpice de Nogent-le-Roi. Son histoire:

Une charte datée 1028 atteste qu’un sanctuaire dédié à Saint-Sulpice a précédé l’église actuelle. Les historiens font remonter la construction de l’église actuelle à 1494. On attribue cette reconstruction à l’époux de Diane de Poitiers, Louis de Brézé étant alors seigneur de Nogent-le-Roi et  grand Sénéchal de Normandie. La construction entreprise sur les fondations d’une église primitive est restée inachevée à la suite des guerres de religion. Seules deux travées de la nef ont été construites et la façade présente toujours un mur provisoire resté en l’état depuis cinq siècles.

Quatre campagnes de construction sont repérables.

  • Fin du 15e siècle: le coeur le déambulatoire
  • XVIe siècle, première moitié: le transept et la sacristie,  seconde moitié: 2 travées de la nef, les chapelles latérales, le mur de refend fermant l’église.
  • XVIIe siècle la Tour beffroi (1671).
  • 19e siècle la chapelle absidale (1881-1884)

Tour extérieur de l’église. A remarquer:

  • la porte Saint-Jacques fortifiée, côté sud, l’église et tente adossé aux remparts de la ville,
  • le cadran solaire,
  • les statues couchées à la hauteur de la frise de la toiture à l’arrière du cœur côté droit,
  • les fragments des statues insérés dans la Tour clocher

Les dimensions de l’église

Longueur 42 mètres – Largeur 30 mètres – Hauteur de la nef 17 mètres

Les clés de voûte sont ornées d’armoiries comprenant les armes de France, celle des familles de Brézé et Bautru, ainsi que l’hermine de Bretagne.

L’église est consacrée à Saint-Sulpice. Elle fut entièrement classée  monument historique, le 20 juillet 1908.

Fêté le 17 janvier, jour de la mort du  saint à Bourges le 17 janvier 644. Prêtre aumônier supérieur des clercs qui composaient la chapelle du roi Clotaire II, il fut nommé évêque de Bourges où il fonda  un monastère.

Elle renferme une relique de Sainte Jeanne de France.

Cette princesse fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie est née à Nogent-le-Roi le 23 avril 1464.  Mariée en 1476 à Louis XII, le mariage est annulé en 1498. Faite duchesse de Berry, elle fonde l’Ordre des Annonciades à Bourges où elle décède le 4 février 1505. Sa sépulture est profanée et en 1562.

Elle est béatifiée de 1742 mais sa canonisation n’intervient qu’en 1950.

Outre l’aspect architectural de cette église,  constitué principalement de la nef inachevée, du déambulatoire et  de 7 chapelles, ce sont les 36 baies de vitraux  qui constituent  les éléments  remarquables de la visite.  Et  notamment les vitraux de Sainte-Anne et de Sainte Marie-Madeleine.

La tribune au-dessus de la porte d’entrée principale abrite l’orgue qui provient des ateliers de l’abbé Clergeau en 1858 et qui a été reconstruit en 1962. En 2008, une donation paroissiale a permit le remplacement des tuyaux de l’orgue.

 

Un après-midi au Château de Maintenon

slider_cdi_67

A moins d’une heure de Paris et de Versailles, nous découvrons l’histoire millénaire et la richesse inattendue de ce domaine à taille humaine, délicatement ancré dans un cadre prestigieux. Nous laissons nos sens se perdre au milieu des couleurs et des perspectives inattendues, nées de la rencontre d’un jardin à la française et des vestiges majestueux de l’Aqueduc qui surplombe le canal passer par Le Nôtre.

La demeure de l’épouse secrète de Louis XIV

En 1674, Françoise d’Aubigné, veuve du poète Scarron et future Madame de Maintenon, achète le domaine qui lui donnera son nom. Elle aménage et fait agrandir le château pour y recevoir Louis XIV, qui trouve en ce lieu l’opportunité d’alimenter les bassins du château de Versailles par les eaux de l’Eure. C’est à Vauban que l’on doit le projet titanesque de l’Aqueduc, caprice royal inouïs resté inachevé. L’architecte réalise ici son unique ouvrage civil, dont les vestiges signent aujourd’hui la singularité du site.

La visite nous conduit à la découverte des appartements du XVIIème siècle de Madame de Maintenon et du maréchal Adrien-Maurice duc d’Ayen puis duc de Noailles.

Une seconde partie de cette visite se déroule dans les petits appartements du XIXème siècle aménagés par le duc Paul de Noailles et sa femme Alicia de Rochechouart de Mortemart, le salon du Roi ou ancienne chambre de Louis XIV à Maintenon et dans les grands appartements du XIXème siècle suivi de la galerie inspirée des galeries des châteaux de Versailles et d’Eu aménagées par Louis-Philippe.

Sans enfant, Madame de Maintenon transmet le domaine en dot à sa nièce lors de son mariage en 1698 avec le duc d’Ayen, futur Maréchal de Noailles. Jusqu’en 1983, le château est géré par les descendants de la famille Monsieur et Madame Raindre (née Geneviève de Noailles) et leurs enfants le donnent alors à la Fondation du Château de Maintenon. En 2005 et en vertu d’un bail emphytéotique, cette dernière – devenue Fondation Mansart –  Parcs et Demeures de France – confie de château en gestion au conseil départemental d’Eure-et-Loir.

Un jardin  à la française.

Une fois passé le châtelet d’entrée, le  jardin nous offre son alliance harmonieuse du minéral et du végétal.  Le ton est donné, nous sommes ici dans le monde du raffinement tel que Madame de Maintenon l’avait imaginé. Fidèle à l’esprit de Lenôtre, qui a conçu les plans initiaux, les parterres ont  rejaillit de terre en 2013. Véritable écrin sublimant le château, ils se jouent des perspectives pour nous faire profiter d’une promenade.

En savoir plus… Sources…

http://www.chateaudemaintenon.fr/decouvrir-le-chateau/lhistoire-du-chateau

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Maintenon

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>