BRÈVE HISTOIRE DE LA SILHOUETTE, DE LOUIS XIV A NOS JOURS

Thème : Art, Histoire, Société                                                                                           Mardi 23 Janvier 2018

BRÈVE HISTOIRE DE LA SILHOUETTE, DE LOUIS XIV A NOS JOURS

par Madame Catherine ORMEN, auteure et historienne de la mode.

INTRODUCTION

La mode peut être vue comme un reflet de la société. Le corps est culturel, modulé et transformé par l’alimentation, l’activité physique (ou son absence), le maintien, les cosmétiques, la chirurgie esthétique (…) mais surtout, en premier lieu, par les vêtements et les sous-vêtements.

Un petit rappel : en Occident, les sexes se distinguent clairement par l’habillement, à partir du XIVe siècle (auparavant les vêtements des hommes et des femmes sont très similaires). Le costume masculin devient ajusté : pourpoint pour le buste, et chausses qui séparent et mettent en valeur les jambes, tandis que la femme reste dans un costume long et ouvert qui dissimule ses jambes.

La mode restera jusqu’au XXe siècle le privilège des aristocrates et de la haute bourgeoisie. En matière d’habillement, des lois somptuaires protégeront jusqu’à la Révolution, les privilèges des élites. L’industrialisation qui débute au milieu du XVIIIe siècle et se déroule de manière exponentielle au siècle suivant, changera la donne pour atteindre de nos jours un véritable culte de la consommation et l’application du « acheter-jeter ». Mais cela est probablement déjà en train de changer…

I – Au temps du Roi Soleil.

Sous le règne de Louis XIV, et ce jusqu’à la Révolution, on s’habille selon son statut social. Le vêtement étant très onéreux, la mode est réservée à une élite urbaine. A cause de son coût, un vêtement dure toute une vie et il est transmis en héritage. Le rayonnement de l’industrie du luxe français débute sous Louis XIV. En effet, Colbert voyant que toute l’aristocratie dépense des fortunes à l’étranger dans les dentelles des Flandres ou les verrerie de Murano par exemple, décide de faire venir en France les meilleurs artisans et artistes d’Europe. Louis XIV se plaît à mettre sa cour en scène et la mode prend alors un essor fabuleux. De plus, le Roi qui aimait la danse organise sa cour comme un ballet. Elle est régie par l’étiquette et le faste s’y déploie, notamment lors des réceptions officielles. C’est également à cette époque que naît la presse de mode (Mercure Galant).

La silhouette féminine se dessine grâce à un corps baleiné dont la fonction est de rejeter le buste vers l’arrière pour donner de la prestance. A ce corps à baleines qui emboîte la poitrine et s’arrête en pointe sur le ventre s’ajoute une jupe large légèrement relevée afin de laisser voir les jupes du dessous. Cette dernière jupe se prolonge d’une traîne qui selon la longueur détermine le rang de sa propriétaire. La traîne la plus longue étant, bien entendu, celle de la reine. Les vêtements sont réalisés dans des soieries précieuses (brocart, taffetas, velours, etc.). Si la silhouette ne change guère dans ses proportions et son aménagement, les garnitures en revanche, varient énormément. Les femmes utilisent également des accessoires comme les manchons ou les éventails.

La silhouette masculine se compose d’un justaucorps, d’un gilet et de rhingraves (culottes bouffantes), les jambes étant moulées dans des bas de soie. Des chaussures à talons replacent les bottes. Notons qu’hommes et femmes sont à égalité dans la consommation du luxe, des perruques, du maquillage, de la parure.

II – Le XVIIIe siècle.

A la fin du règne de Louis XIV, en 1715, on s’ennuie à la Cour. Les aristocrates se font construire des hôtels particuliers à Paris, plus propices au développement de l’intimité. Ces nouvelles demeures sont plus confortables. D’un côté des salons d’apparat (comme à Versailles), de l’autre des appartements plus intimes où se multiplient les petits cabinets. Le vêtement lui aussi change et s’adapte à ce nouvel environnement. Plus ample et confortable, cette courte période de la Régence voit apparaître la robe volante portée sur des paniers circulaires. Elle ne marque pas la taille et se distingue par une grande ampleur maintenue au niveau des épaules (plis « Watteau »). Elle n’abandonne pas pour autant le corps à baleines, qui a pour vocation de maintenir le buste droit et de donner ainsi de la prestance à la silhouette.

La robe dite « à la française » est celle qui sera le plus communément portée à la cour pendant tout le XVIIIe siècle. Sur le corps baleiné, un manteau de robe couvre une jupe souvent ornée de falbalas (garniture textile). Les manches évasées en pagode se terminent par des engageantes (volants de dentelle précieuse). Cette robe se porte sur des paniers qui peuvent être très larges (paniers à coudes). Les tissus sont très lourds, les motifs et l’ornementation textile variant au fil du temps. Les robes d’apparat sont agrémentées de longues traînes qui ajoutent encore du poids à la tenue. Il n’y a pas vraiment de distinction entre les tenues d’hiver et celles d’été, seules les décorations changent. Par exemple, de la Toussaint à Pâques, l’étiquette autorise les garnitures de fourrure.

Autre robe du XVIIIe siècle, la polonaise, dont la jupe du dessus est relevée en trois parties. Cette robe doit son nom à division en trois parties de la Pologne.

La robe à l’anglaise, ne comporte ni corps baleiné, ni panier. Le corsage est déjà baleiné et la coupe rassemble l’ampleur au niveau de la taille ce qui donne le gonflant de la jupe. Plus confortable et facile à porter, ce modèle sera largement adopté par la bourgeoisie.

Rose Bertin peut être considérée comme la première créatrice de mode. Elle habillait toute l’aristocratie européenne et lançait les tendances. Elle ne cousait pas elle-même les robes et avait pour cela de nombreux fournisseurs. Elle créait de nouveaux ornements. C’est elle qui imagina la robe-chemise en coton blanc de Marie-Antoinette.

A cette époque le coton est en plein essor. Il vient d’Angleterre qui le rapportait de ses colonies. Le coton est léger et facile à teindre contrairement aux nombreux textiles existants. La robe chemise plaît énormément. Mais, un tableau d’Elisabeth Vigée-Lebrun représentant la reine dans cette tenue, fit scandale. Cette tenue paraissait bien trop simple pour une reine de France. Vigée-Lebrun en fera un autre l’année suivante où la reine arborera une tenue plus conforme à la tradition.

Dans la seconde partie du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XVI, le style néo-classique s’épanouit aussi bien en architecture que dans la décoration ou la mode. Les robes s’allègent. On privilégie le blanc et les drapés, fortement inspirés de la Grèce antique. Les robes ont la taille haute, marquée sous la poitrine. Le maquillage s’allège et l’on se débarrasse des gigantesques perruques, bien souvent caricaturées. La silhouette masculine tend aussi à se simplifier. L’aristocratie adopte le noir de l’habit bourgeois tout en gardant le privilège de la soie. Le costume masculin se compose d’un justaucorps, d’un gilet, d’une chemise à jabot, de culottes et de bas.

III – Le XIXe siècle.

En ce début de siècle on peut admirer les tenues extravagantes des incroyables et de merveilleuses. Les femmes continuent de privilégier les robes inspirées de l’Antiquité avec de grands décolletés carrés et des châles en cachemire. La mode du cachemire avait été lancée en 1799 au retour de la campagne d’Egypte de Napoléon. Mais bientôt l’empereur en interdira l’importation au profit de productions françaises (Ternaux). La mode masculine est influencée par l’Angleterre où les nombreux aristocrates vivent à la campagne et privilégient des vêtements pratiques comme la redingote. Mais la plupart du temps, les hommes sont en uniformes. La cour fastueuse de Napoléon relance ainsi les industries du luxe. Napoléon entend, en effet, faire travailler les soyeux lyonnais. Leurs lourdes soieries feront perdre aux robes leur fluidité. Elles deviennent coniques. La traîne fait son retour afin d’anoblir la silhouette. Les couleurs foncées sont prisées et on délaisse un peu le blanc. Peu à peu, les sources d’inspiration changent : si l’Antiquité est toujours présente, on voit apparaître en plus, des références au Moyen Age et à la Renaissance qui annoncent les modes romantiques.  

Sous la Restauration, les salons parisiens très marqués par le courant romantique, prennent le relais de la cour et imposent les nouvelles modes. Le costume féminin restaure une silhouette plus traditionnelle : un corsage porté sur un corset et une jupe séparés gonflée par des jupons, la taille nettement marquée par une grande ceinture. La silhouette semble s’amenuiser, le teint est blafard, les poignets et les chevilles doivent être fins à l’extrême, la femme ne voulant être qu’un pur esprit…  Avec l’essor de la production industrielle, le tissu devient plus accessible et la femme va se couvrir de plus en plus : les manches, par exemple, prendront un volume considérable (manches gigots enflées jusqu’au coude puis étroites sur l’avant-bras ou manches en béret). Leur ampleur fera paraître la taille d’autant plus fine.  La femme, ensevelie dans un monument textile qui entrave ses mouvements, va devenir le faire-valoir de son mari, la vitrine de la réussite sociale du couple.

L’homme adopte le sombre uniforme de la modernité, un costume composé de trois pièces, surmonté d’un haut de forme, symbole de respectabilité. En réaction à ce « grand renoncement masculin » (Flügel), la figure du dandy apparaît avec une silhouette très ajustée et un souci obsessionnel du détail.

La révolution industrielle est en cours, la confection commence à se vendre dans les magasins de nouveautés qui triompheront sous la forme de « grands magasins » sous le Second Empire. On peut relire le roman de Zola « Au bonheur des dames » pour se plonger dans l’essor de ces grands magasins parisiens.

Le fastueux Second Empire (1852-1870) marque le triomphe de la crinoline. La France est prospère et Paris attire le monde entier. Ses bals font fureur : l’opulence des chairs, l’éclat des bijoux et vêtements fastueux rivalisent lors de ces festivités impériales.

Charles Frederick Worth, un britannique, s’installe à Paris et se rend compte que la demande en matière de mode est infiniment plus grande que l’offre. Considéré comme le père de la haute couture, il ouvre sa propre maison rue de la Paix, instaure deux collections par an, présente ses créations à sa clientèle huppée sur des mannequins, et grâce aux patrons qu’il a préparés en amont, il est désormais à même de satisfaire la demande en très peu de temps. Il se considère non plus comme un fournisseur, mais comme un artiste en robes et il impose son goût et ses prix exorbitants. Mais ses robes s’arrachent ! Worth impose bien vite son pouvoir aux aristocrates et aux courtisanes, qui ironiquement partageaient les mêmes hommes. Le gonflant de la crinoline est obtenu d’abord par la superposition des jupons et c’est  vers 1850 qu’apparaît la crinoline-cage, composée d’un jupon rigidifié à l’aide de cerceaux en acier. Les jupes prennent une grande ampleur et les soies lyonnaises de s’étaler sur de très larges surfaces. Worth donne un coup de fouet à cette industrie en demandant des modèles exclusifs, inspirés de soieries anciennes conservées dans les archives des manufactures lyonnaises.

En 1867 la crinoline disparaît au profit de la tournure qui casse la silhouette à angle droit au niveau des reins. Comme dans l’ameublement, la surcharge d’ornements textiles consacre le style « tapissier ».

En 1895 la silhouette change une nouvelle fois et se couvre d’éléments disparates qui font référence à l’histoire. La silhouette est « en sablier » avec une taille extrêmement fine, qui témoigne d’une nouvelle obsession : celle de la minceur.

Puis, au tournant du siècle apparaît la silhouette en S avec une cambrure exagérée. L’Art Nouveau impose ses sinuosités végétales jusque dans la toilette féminine. Le corset définit une taille très fine, une poitrine généreuse et un fessier saillant. Mais ces corsets très constricteurs sont combattus par différents mouvements réformateurs et hygiénistes. En outre, la pratique des sports entre dans les mœurs de l’élite et comment pratiquer un sport avec un corset ?

La silhouette masculine quant à elle évolue peu.

IV – Le XXe siècle : le siècle des grands changements.

Le XXe siècle est la période qui verra les transformations les plus radicales de la silhouette. Le sport va entraîner un premier grand changement dans les tenues. La jupe-culotte apparue pour permettre de pratiquer le vélo et l’engouement naissant pour les bains de mer vont permettre au corps de se dévêtir peu à peu.

Dès 1906, Paul Poiret, grand couturier du début du siècle, abandonne le corset et la robe empire refait sa réapparition. Le vêtement dessine moins la silhouette. Autre grand changement, la lingerie elle aussi s’allège. Le corset se divise en deux : en haut le soutien-gorge (dont les publicités apparaissent dès 1905), en bas, la culotte-gaine.

En 1916 Gabrielle Chanel lance le tailleur en jersey qui ne brime pas le corps.  Quatre ans plus tard la silhouette se modifie radicalement. On cherche à effacer les seins et les fesses : c’est le triomphe de la garçonne des années folles. La femme s’émancipe, les cheveux sont courts, on fume, on croise les jambes et le corps se montre. La jupe s’est considérablement raccourcie et les bras sont nus. Les coupes se simplifient considérablement et par conséquent la mode se démocratise. La robe est le simple assemblage de deux panneaux de droit fil (le b-a ba de la couture…). Les motifs sont simples, graphiques, en somme très Art Déco. On cesse de changer de tenues plusieurs fois par jour et même le soir les robes restent courtes. 

La clientèle des maisons de couture change elle aussi. Désormais elle provient pour une grande part, des Amériques. Ces nouvelles clientes n’ont pas les mêmes préjugés ni la même culture que la vieille aristocratie européenne. Bien des conventions vont tomber. Par ailleurs, le cinéma impose de nouveaux critères esthétiques.

Vers 1929, la mode rallonge et la coupe se sophistique. Le corps se moule à nouveau et on laisse la fluidité des lignes s’exprimer. La sociabilité change, se referme. C’est l’essor des garden-parties où l’on demeure entre soi. La mode redevient un privilège de riches. Le formalisme vestimentaire est de retour, imposant un  changement de tenue pour chaque activité. Mais signe que de plus en plus de gens ont accès à la mode, la rue s’évertue elle aussi à suivre les tendances dominantes (grâce à la confection ou aux petites couturières de quartier qui reproduisent les patrons diffusés par la presse).

Dans les années 1930 on porte une gaine pour affiner la silhouette et par dessus, une combinaison raffinée. Les robes du soir s’inspirent de l’Antiquité et les drapés sont très sophistiqués. Dans la seconde moitié des années 1930 on introduit de la fantaisie avec des motifs inspirés du surréalisme. La photographie de mode devient une discipline autonome et connaît un âge d’or.

Les années 1940, sont marquées par la guerre et la pénurie textile. C’est aussi une période où la rue devient extrêmement créative. On recycle, on utilise le patchwork pour utiliser au mieux le tissu devenu rare, les chaussures sont faites dans des matières improbables ou recyclées comme le caoutchouc des pneus etc.

En 1947 Christian Dior lance le New Look qui restaure le formalisme vestimentaire. La tenue redevient contraignante, elle se porte avec une guêpière, mais restaure le goût du luxe et de la féminité. C’est une silhouette qui fait rêver après les pénuries dues à la guerre. Dans la lingerie le nylon est une nouveauté qui ne tardera pas à démocratiser les sous-vêtements, permettant à des millions de femmes d’ajuster leur silhouette aux canons esthétiques dominants (poitrine saillante et haute, taille fine, hanches rondes), une silhouette très sexy de pin-up, en somme.

Les années 1950 sont marquées par l’influence du cinéma américain sur la mode. Audrey Hepburn ou Grace Kelly imposent un style très glamour et luxueux. C’est en 1954 que Chanel revient triomphante avec le tailleur pour femmes actives et lance le « total look » avec des chaussures et des sacs crées eux aussi par Chanel. En 1957 Balenciaga lance le look « Baby Doll » et la robe trapèze. Le prêt-à-porter connaît un essor grandissant permettant une démocratisation toujours croissante de l’accès à la mode. 

La décennie suivante est marquée par une véritable révolution : les baby-boomers imposent une silhouette androgyne et une nouvelle génération de couturiers triomphe comme Courrèges, Cardin ou Paco Rabanne. Twiggy, et son corps filiforme, devient le mannequin le plus en vogue de la décennie. Les jupes raccourcissent considérablement et le port de la mini jupe va de pair avec l’arrivée du collant. Les jeunes filles portent de plus en plus le pantalon. En 1966 Yves Saint Laurent lance le smoking pour les femmes et ces dernières s’approprient également le tailleur-pantalon. 

Le style vestimentaire des années 1970 met à l’honneur les couleurs très prononcées. La lingerie devient minimaliste et le transparent s’impose. Si autrefois il était important d’être riche et de le montrer par le vêtement, maintenant il est important d’être jeune. Les attributs féminins ne sont plus mis en avant. La silhouette masculine elle aussi se modifie, les vêtements sont plus ajustés et on porte beaucoup plus de couleurs. Les hommes commencent à s’intéresser à la mode !

Le style hippie se caractérise par les pantalons « pattes d’eph », les foulards et des robes longues et légères aux imprimés floraux. Il constitue une première critique de la société de consommation.

Les punks, à partir de 1976, se démarquent point par point des hippies : vêtements entravés, déchiquetés, tatouages, piercings, coupes de cheveux extrêmes et maquillages dégoulinants. Leur look marquera profondément la mode.

Durant les années 1980, c’est le culte du corps et de l’image de « l’executive woman » qui s’imposent. Le corps, façonné par le sport, les régimes, les cosmétiques et la chirurgie esthétique, n’hésite plus à se montrer. Le muscle remplace le corset et le corset devient mental. Le corps doit être parfait. Le monokini fait son apparition sur les plages. Le jogging ne se porte pas uniquement pour le sport. Les tenues sont voyantes et le corps triomphant se moule dans le lycra. Dans la publicité c’est le début des campagnes publicitaires sensuelles notamment pour les sous-vêtements. L’image de la femme se fait plus agressive. La mode devient un phénomène culturel et de jeunes couturiers comme J.P. Gaultier perturbent l’ordre établi. 

Les années 1990 sont beaucoup plus sobres. Le SIDA, la crise économique et la montée du chômage rendent la société morose. La mode fait profil bas. C’est la montée de l’individualisme et d’une mode minimaliste qui se répand au quatre coins de la planète, en imposant jeans, baskets et t.shirt. Par ailleurs, l’essor fulgurant des chaînes de confection comme Zara, qui vendent partout à travers le monde, impose une certaine neutralité car les modèles doivent se vendre dans des marchés aux sensibilités culturelles différentes, tandis que simultanément, le luxe est de plus en plus à la mode. Le sac de marque, par exemple, témoigne de cet engouement

Enfin, dans les années 2000, Internet modifie l’accès à la mode et les ventes en ligne explosent. Il est difficile de déterminer les spécificités des années 2000 car c’est un mélange de beaucoup de styles. Chacun semble désormais libre d’assembler des pièces à sa manière pour créer son propre look.

CONCLUSION

Au fil des siècles, le vêtement a été le témoin de l’évolution des mœurs. Vêtements et sous-vêtements se sont appliqués à façonner le corps selon les normes esthétiques dominantes.

Jusqu’aux années 1960, ces normes étaient définies par des élites (la cour, l’aristocratie, puis la bourgeoisie et les grands couturiers). A partir des années 1960, ce système pyramidal s’écroule. L’arrivée massive de la jeunesse et l’essor du prêt-à-porter imposent de nouveau standards : la jeunesse désormais primera sur la richesse tandis que le corps de la femme ne cessera de vouloir se libérer de tous les carcans physiques et psychologiques qui lui ont été imposés pendant des siècles.

La société de consommation est arrivée à son paroxysme, avec un renouvellement permanent des tendances qui a conduit au brouillage que nous connaissons actuellement. La mode s’est affolée et elle a engendré un énorme gaspillage. Mais, ne sommes-nous par en train de réagir et de connaître une nouvelle révolution en tentant de définir de nouvelles voies ?

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