Thèmes : Sciences, Société.
Conférence du mardi 10 mars 1981.
Soixante personnes environ étaient venues écouter Monsieur ROUZE en ce mardi 10 mars. Lors de la présentation, Monsieur SIRE a cité les nombreuses activités du conférencier : journaliste et écrivain scientifique, producteur d’émissions scientifiques, chaque samedi à France-Culture, intitulées « Regards sur la science », directeur du bulletin mensuel de l’Association française pour l’Information scientifique (A.F.I.S.), auteur de nombreux articles et de livres scientifiques, dont deux récents : « la parapsychologie en question » et « la radiesthésie ».
Aujourd’hui, ce sera la parapsychologie qui sera le sujet de l’exposé de Monsieur ROUZE.
La question « Science ou magie » est importante, sinon fondamentale.
Monsieur SIRE la commente en ces termes : les deux mots jurent ensemble ; cependant, à l’origine, ils se confondaient car la Science et la magie avaient une ambition commune : satisfaire le désir de l’homme d’avoir prise sur le monde ; il faut reconnaître qu’au départ la magie, en provoquant une certaine stimulation à observer, a parfois ouvert la voie à la science, comme l’alchimie à la chimie. Aujourd’hui, la différence est capitale : la magie commence là où la science bute ; mais comme la science ne cesse de progresser, la magie ne cesse de reculer.
Parapsychologie, nous dit Monsieur ROUZE, est un terme étrange. Le préfixe para qui signifie « à côté » et, en composition, au voisinage de, semble mettre la parapsychologie au voisinage de la psychologie ; dès lors est-ce une science ? Il s’agit d’un sujet peu facile à traiter, car le risque de heurter les auditeurs est grand tant la parapsychologie a de partisans. Nombreux sont ceux qui se protègent de leurs angoisses en croyant à l’existence d’un monde paranormal. Mais pour Monsieur ROUZE, la vérité doit toujours être notre objectif ; l’exploitation des crédules qui est faite par une sorte de « mafia » du paranormal le pousse à agir, dans le seul but de démystifier ce qui n’est pas une science. Son opposition aux abus faits en ce domaine lui a valu de nombreuses mésaventures, allant jusqu’à la menace d’agression physique (à Nancy et à Toulon).
Monsieur ROUZE, afin de mieux éclairer ses propos, présente plusieurs expériences paranormales et établit la supercherie.
Il y a de nombreuses années, Monsieur ROUZE a fait une enquête sur le spiritisme et les tables tournantes. En participant à de semblables séances, Monsieur ROUZE a acquis la conviction profonde que les mouvements sont imposés inconsciemment au guéridon ; il suffit que l’un des participants connaisse la réponse à la question posée à l’esprit pour qu’il agisse, souvent inconsciemment et en toute bonne foi, sur le guéridon de telle sorte que ses mouvements correspondent à la réponse attendue ; les autres participants suivent.
Actuellement, les réunions de spiritisme tendent à disparaître. Mais, au siècle dernier, il était fort à la mode de consulter des esprits par l’entremise de médiums et ce, aussi bien dans les Cours que dans les salons des maisons bourgeoises. On y pratiquait la lévitation des tables, (ainsi que le fit Victor Hugo) ou on évoquait les morts qui apparaissaient parfois sous forme d’ectoplasmes.
De grands scientifiques se sont penchés le plus sérieusement du monde sur ces phénomènes. Ainsi, William Crookes, grand physicien anglais, impressionné les expériences du médium Home, se passionna pour de telles manifestations. En 1873, il rencontra un médium de 17 ans, Florence Cook, qui participa à ses recherches sur la « métapsychique scientifique ».
F. Cook travaillait dans ce qu’on appelait alors un cabinet médiumnique, une armoire dont les battants étaient percés de hublots.
Dûment ligotée à un fauteuil, la jeune fille faisait apparaître derrière un des hublots, la tête d’une autre jeune fille, défunte, nommée Kathie King. Puis s’enhardissant au fil des expériences, elle fit surgir le corps entier de Katie King derrière une tenture qui remplaçait les battants.
La fin de chaque séance retrouvait toujours F. Cook ligotée à son siège.
Ce phénomène accrédité par un savant tel que William Crookes n’en avait que plus de poids. Pourtant, la fraude faillit être découverte à plusieurs reprises et, des années plus tard, Florence Cook fut prise en flagrant délit de supercherie, car Miss Cook et Katie étaient le même personnage ; un importun avait « capturé » Katie par la taille, persuadé de tenir Miss Cook.
L’assemblée de croyants la tira de ces mauvais pas et les sceptiques faillirent être mis à mal par les autres participants ; cinq minutes après l’incident, on retrouva Miss Cook ficelée sur son fauteuil.
Ajoutons qu’en 1910, la vieille dame Cook déclara à la presse américaine qu’elle avait mystifié Crookes d’un bout à l’autre de leurs « travaux ».
Pareillement, un journaliste Louis Roubaud, assistant à une séance de spiritisme, manquant à la promesse qu’il avait faite de ne pas toucher à « l’apparition » s’en saisit et en arracha les bretelles. Là encore, l’assistance participait inconditionnellement et ne tolérait pas le moindre doute. Il faillit être lynché.
Enfin RHINE vint …
Chez les chercheurs, explique Monsieur ROUZE, la même attitude de crédulité se retrouve. Un de ceux-ci, RHINE, a été le créateur de la parapsychologie ; mais sa personnalité comprenait deux facteurs : d’une part, la méticulosité de l’homme de laboratoire rompu aux contre-épreuves et aux vérifications expérimentales ; et d’autre part une certitude absolue, hors du rationnel, de la réalité des phénomènes parapsychologiques (psi) ; un de ses assistants, le Docteur Zener créa un jeu de cartes qui devait servir à prouver leur théorie sur la divination des cartes ; sur 60.000 cartes tirées, il y eut 12489 réponses justes pour 4 tirages, soit 5,204 (le calcul des probabilités donnerait 5%). RHINE définit la parapsychologie comme étant le phénomène dans lequel une personne entre en communication avec « le monde environnant sans l’intermédiaire des sens et des muscles ».
Sa vie et ses recherches furent consacrées à faire reconnaître la parapsychologie comme manifestation scientifique. Pour cela, il fit de nombreuses expériences de laboratoire avec des rats dont le système nerveux est proche du nôtre et qui ne sauraient être soupçonnés de fausser volontairement les expériences.
Ces animaux étaient placés dans des cages divisées en deux compartiments A et B ; un grillage en formait le plancher. Le courant électrique était envoyé soit dans la partie A, soit dans la partie B, selon le plus pur hasard par un « générateur de hasard ». Un appareil enregistreur notait les passages du courant et des rats. Si ceux-ci arrivaient à esquiver plus souvent que l’aurait fait le hasard, la faible décharge électrique, le don de « clairvoyance » des rats serait prouvé. Pour RHINE, les résultats de cette expérience dont le bilan de succès était très supérieur au bilan autorisé par le hasard, mirent en évidence l’existence du psi chez les rats. Lorsqu’il se retira pour prendre sa retraite, il laissa la poursuite de l’expérience à son assistant nommé LEVY.
Les résultats obtenus furent alors bien meilleurs que les premiers. Ce succès éveilla les soupçons de trois assistants de LEVY. Ils placèrent parallèlement un second appareil enregistreur et purent comparer leurs propres chiffres avec ceux de LEVY : LEVY fut convaincu de fraude et accusé d’avoir modifié les résultats en modifiant le système enregistreur qui n’enregistrait qu’une partie des essais négatifs. L’affaire fut rendue publique et la supercherie dévoilée au grand jour. Cependant, on assista à un phénomène de conviction profonde, de foi indéfectible de la part des partisans de RHINE, même chez RHINE qui soutint que les premiers travaux de LEVY étaient valables. LEVY cependant ne tenta pas de nier ; il démissionna.
LA PSYCHOKINESE.
Monsieur ROUZE présente ensuite un autre exemple, typique en matière d’exploitation commerciale d’un phénomène dit paranormal.
Il s’agit d’Uri GELLER. Celui-ci déclare en 1973 à la télévision britannique agir sur la matière à distance (par exemple tordre à distance des objets métalliques), lire dans les esprits, pouvoir reproduire des dessins invisibles pour lui.
Ces talents sont apparus dans la vie de GELLER à un moment précis de celle-ci. En effet, GELLER est un jeune israélien de 25 ans. Participant à la Guerre des Six jours, il eut pour capitaine un illusionniste qui lui donna le goût de la profession. Il franchit rapidement le pas qui séparait le monde des tours de passe-passe de celui du paranormal. A TEL-AVIV, il fut poursuivi pour tromperie et perdit le procès. Aux U.S.A., associé à un yougoslave, il simulait le don de double-vue en communiquant avec son compère au moyen d’un petit récepteur-radio. Ils se transmettaient des messages en morse, fraudant à l’insu de tous.
Un autre illusionniste, français, Jean-Pierre GIRARD, fit aussi grand bruit dans le monde du paranormal. Mais contrairement à GELLER, il accepta un contrôle scientifique fait au cours d’une émission de télévision.
Deux hommes de sciences, DREYFUS, directeur scientifique au Centre d’Etudes Nucléaires de Grenoble, et FARGES, directeur de recherches au C.N.R.S., avaient installé un dispositif lumineux capable de déceler la moindre déviation de la barre métallique. Jean-Pierre GIRARD, assisté d’un jeune garçon anglais, s’évertua cinq heures durant à tenter de déformer à courte distance des barres de métal. En fin de séance, devant son échec, il reconnut utiliser parfois quelques subterfuges. Or, pour qu’une expérience soit reconnue comme scientifique, il faut qu’elle puisse être renouvelée et vérifiée.
Souvent, un médium pris en flagrant délit déclare manquer de fluide ; celui-ci pourrait-il faire défaut certains jours ?
Un public de « croyants » (c’est ainsi que Monsieur ROUZE appelle les gens qui admettent les phénomènes paranormaux) voit ce qu’il a envie de voir et l’illusionniste l’y aide en détournant son regard de ce qu’il n’a pas à voir.
Mais qui sont ces croyants ?
A l’âge de quatorze ans, avoue le conférencier, il a failli lui-même y croire. Plus tard, des études de psychologie lui permirent de comprendre l’état d’esprit des « croyants ». Ils ont besoin de croire à la possession d’un pouvoir autre que celui qu’ils ont réellement, de voir, mieux, de prévoir. C’est le refuge dans le fantastique ; l’angoisse existentielle et quotidienne est oubliée. La vie parait prendre une autre coloration.
LE COLLOQUE DE CORDOUE.
France-Culture a organisé en octobre 1979, un colloque à Cordoue, réunissant des scientifiques, adeptes ou non de la parapsychologie. Les adeptes ne représentent qu’un faible pourcentage de leur milieu mais, regroupés pour la circonstance, ils cautionnaient par leur présence les idées exprimées. Parmi eux, citons Olivier COSTA DE BEAUREGARD, directeur de recherches au C.N.R.S., qui s’applique à renouveler le concept de temps.
Les grandes lignes de cette réunion sont retracées dans un ouvrage, publié chez Stock, intitulé « Colloque de Cordoue » ou « Science et Conscience »,
Un physicien italien, SELLERI, avait été invité à Cordoue en tant que « croyant « . Or, il désirait y faire une communication sur la falsification scientifique en ce domaine. Il n’eut pas l’autorisation de s’exprimer mais on lui promit de publier sa déclaration où il dit combien il a été choqué de ce qu’il a entendu à Cordoue ; il qualifie la thèse défendue par COSTA DE BEAUREGARD comme absurde et inacceptable ; sa lettre se trouve à la fin de l’ouvrage cité « Science et conscience ».
Un autre observateur incrédule y était : le physicien VIGIER, élève de Louis de BROGLIE. Parmi les invités, COSTA DE BEAUREGARD expose la théorie du « potentiel avancé » en se servant de la physique quantique. Si deux particules A et B, appartenant au mème système physique, sont ensuite séparées, il subsistera une correspondance entre les deux particules.
Par exemple, si A est éclairée : le message, envoyé dans le passé jusqu’au moment où ces deux particules étaient unies, sera à ce moment retransmis à B. Un message envoyé dans le passé modifierait le présent ; en somme, la propagation en arrière dans le temps d’un signal revenant vers le point de départ permettrait d’intervenir dans le passé à partir du présent ; dès lors deux particules distantes peuvent être corrélées parce que le résultat de l’observation décrit un zig-zag qui lui fait faire un détour par le passé. Un « potentiel avancé » porte le message dans un sens, un « potentiel retardé » dans l’autre (fig. 1).

Pour nous persuader de l’absurdité de tels propos, Monsieur ROUZE explique comment lui, Monsieur ROUZE, système de particules, pourrait être projeté dans le temps ; voici l’essentiel de son propos : rien ne m’empêche, si l’on admet qu’une particule envoie dans le passé un signal qui le modifie, de retrouver et d’assassiner mon grand-père âgé de 10 ans ; il n’aura pas de descendance et moi-même je ne naîtrai pas ; mais, n’étant pas né, aurai-je pu commettre ce crime ? D’ailleurs, je suis là dans le présent. Comment sortir de cette contradiction ? Certains ont proposé des univers parallèles : il y aurait à la fois un monde où mon grand-père ayant vécu longtemps a eu un petit-fils qui est moi ; et un autre monde où mon grand-père étant mort jeune je ne suis pas né. « Vite un comprimé d’aspirine… » (adapté d’un article de Monsieur ROUZE dans Science et Vie. Janvier 1981 – n° 760).
Il s’agit là de science-fiction pure et simple. L’idée de passé et d’avenir symétriques est aberrante. La télépathie, la télékinése, la prémonition sont des faits d’après COSTA DE BEAUREGARD. La connaissance rationnelle ne se mêle pas au fantastique. Un homme scientifique doit consacrer sa compétence au service de sa science. Ainsi, un physicien Danois MATTUK a totalement perdu de vue la science ; il cite le cas d’une jeune fille qui tenait un thermomètre médical à l’extrémité opposée au réservoir de mercure, entre deux doigts, sans le secouer, et après 20 minutes faisait passer la colonne de mercure de 36°C à 40°C ; mais il semble qu’aucun contrôle n’ait eu lieu et que MATTUCK lui-même n’ait pas jugé utile de procéder à d’autres tests. Pourquoi ? le phénomène en valait la peine.
JOSEPHSON, un praticien, nous attribue plusieurs corps ; un corps astral et un corps physique. Le corps astral peut se détacher et errer dans le passé, l’avenir et autre espace-temps.
Certains phénomènes peuvent sembler paranormaux. Ainsi, la prémonition qui cependant peut n’être que coïncidence, cas extrêmement fréquent. L’homme ne se connait pas assez. Il enregistre et accumule quantité de données réelles ou imaginaires, plus ou moins consciemment. Intégrées, ces connaissances sont réutilisées en toute bonne foi le moment venu ; on parle alors de prémonition.
Monsieur ROUZE nous a parlé alors plus particulièrement de Victor Hugo. Exilé à Jersey, l’écrivain y reçut la visite de Delphine de GIRARDIN. Celle-ci l’initia au spiritisme au cours d’une séance où elle évoqua l’esprit de Léopoldine, fille dont Victor Hugo ressentait profondément la mort accidentelle.
Dès lors, Hugo et ses proches dialoguèrent inlassablement, par le truchement d’un guéridon, avec foule d’esprits célèbres ; pendant deux ans et demi, Hannibal, Jésus-Christ, Eschyle, Jules César ; des vivants vinrent visiter la maison Hugo. Celui-ci ne participait pas à l’invocation, se contentant de retranscrire les mots épelés par le guéridon.
Monsieur ROUZE s’étonne du fait que les esprits parlaient français, parfois en alexandrins, dans un style qui rappelle étrangement celui de l’auteur. Claude FARRERE a dit « Victor Hugo était un fou qui se prenait pour Victor Hugo ». Formule que Monsieur ROUZE fait sienne.
Récemment, une étude de Jean DE MONTIGNY (Docteur Lager) met en évidence l’impossibilité de la réalisation des procès-verbaux des séances ; par exemple, la prestation de Galilée utilisa quatre mille lettres. A raison de dix coups du guéridon pour une lettre et de trois coups par seconde, il faudrait deux cent vingt-deux minutes pour retranscrire le texte. Réalisation impossible. VICTOR HUGO aurait été atteint d’une affection mentale. Dans le cas des « expériences » de VICTOR HUGO, on trouve encore une assemblée toute acquise au spiritisme, conditionnée à l’avance.
A Nancy, un physicien, BLONDOT, avait découvert des rayons N. D’autres physiciens français confirmèrent l’existence de ces rayons, pourtant inexistants, mais ils étaient venus dans le seul but de les voir. Ce fut une hallucination collective et nationale. Conclusion : il faut se garder des croyances a priori.
A ce moment de la conférence, Monsieur ROUZE s’est interrompu pour répondre aux questions des auditeurs. L’intérêt était grand car la confrontation à ce type de phénomènes est fréquente et, la plupart des auditeurs avaient en mémoire une anecdote. La radiesthésie, l’horoscope furent évoqués. Quant à la lévitation, ce fut au moyen de diapositives que Monsieur ROUZE s’exprima :
Il s’agissait de photographies, prises au flash ou à l’infrarouge, qui ne laissaient aucun doute possible quant à la malhonnêteté des médiums surpris.
D’autres images représentaient des scènes avec manifestations d’ectoplasmes qui n’étaient que papier ou gaze. Pour mieux comprendre, il faut se rappeler qu’une demi-obscurité régnait toujours lors de ces démonstrations.
Enfin, « la guérite de Jean-Paul ADAM » a conclu la projection. Cet archéologue sérieux, qui a écrit « l’archéologie devant l’imposture », a tourné en dérision les fantaisies émises au sujet de la pyramide de Chéops. Prenant les dimensions d’une guérite de vendeuse de billets de la loterie nationale, il en combina les nombres et en tira un certain nombre de connaissances scientifiques, comme la distance de la terre à la lune, et la formule chimique de la naphtaline (fig. 2).

Voici quelques résultats.
Largeur de la tablette : 149 x 100.000.000.000 = distance de la Terre au Soleil.
176 / 56 = 3,14 (nombre pi)
190+190 +176 +175 = 732 date de la bataille de Poitiers
Enfin si, dans 3,10, on remplace 3 par C (la 3ème lettre de l’alphabet) et dans 8,8, 8 par H (la 8ème lettre), on obtient C10H8 formule de la naphtaline.
Autrement dit, avec de l’imagination, on peut extraire des choses des données « secrètes » et abuser – ou profiter -de la crédulité des gens.
Monsieur ROUZE nous a parlé avec énergie et a dénoncé vigoureusement les charlatans. A-t-il réussi, avec toute sa compétence et son ardeur, à convaincre tout son auditoire ? Personnellement, nous l’espérons.
En accord avec le conférencier, Monsieur SIRE donne les caractéristiques fondamentales d’un fait scientifique :
1. La science est ouverte à tous, et non à des initiés, à des individus isolés, ou groupés dans des sociétés plus ou moins secrètes. Elle exige des chercheurs, des savants et non pas des médiums ;
2. Ce qu’elle découvre, chacun peut l’apprendre, et même le comprendre.
3. Le fait scientifique peut être reproduit à volonté, sans échec – et analysé par chacun d’entre nous.
4. La science avance patiemment, avec méthode, par hypothèses de travail successives et expériences de contrôle. Le savant recherche les causes des phénomènes et ne les présume pas.
Il grignote du savoir.
La magie procède de la croyance ; elle présume les causes sans les rechercher ; elle affirme et n’a donc pas à démontrer. Son caractère est absolu. Elle fait intervenir des forces obscures.
La question « Science ou magie ? » revient à poser la question « Peut-on concilier le rationnel et l’irrationnel ? ».
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