SORTIE-VISITE : Musée de l’Air au Bourget

Thèmes : histoire.
Visite du mercredi 26 novembre 1980.

 

C’est par un temps gris et humide que quatre-vingt-quatorze adhérents du CERCLE de DOCUMENTATION et d’INFORMATION se sont rendus au MUSÉE de l’AIR du BOURGET.

Le mauvais temps n’a pas altéré la bonne humeur.

Deux guides nous ont pilotés :

  • Monsieur DEMAIZIERE, bien connu, qui avait le 28 Octobre prononcé une excellente conférence sur l’Aviation française de 1910 à 1930,
  • Monsieur BENARD, attaché au Musée de l’Air.

On peut regretter que la mauvaise acoustique des salles, et les bruits parasites, aient quelque peu gêné l’audition des commentaires.

Le Musée est installé sur l’aéroport du Bourget à proximité de l’autoroute A1 ; il comprend quatre halls A, B, C, D et un parking extérieur P.

 

UN PEU D’HISTOIRE.

Dès 1917, pour les besoins de la guerre, l’espace fut organisé pour rassembler les avions construits dans la région parisienne avant d’être convoyés, par des pilotes, vers les bases opérationnelles ; si le terrain est situé au Nord de Paris, on peut cependant noter que les usines de production se situaient au Sud : CHALAIS -MEUDON, ISSY-LES-MOULINEAUX, VILLACOUBLAY.

Le mème terrain a servi également de base aux escadrilles de chasse qui protégeaient Paris contre les attaques des Zeppelins, puis des Gothas.

Après la guerre, dès 1919, on décide de faire au Bourget un aéroport civil ; c’est là que débutèrent en particulier les Messageries aériennes qui assurèrent le trafic régulier Paris-Bruxelles.

En même temps, dans une autre partie du terrain, s’installent des unités de l’Armée de l’air.

A certains moments, le Bourget accueille des foules enthousiastes = arrivée le 21 Mai 1921 de Charles LINDBERGH, départ le 1er septembre 1930 du Point d’interrogation qui emmène COSTES et BELLONTE jusqu’à NEW-YORK, nombreux meetings, voltiges de DORET, DETROYAT, de la Patrouille d’Étampes. Tragique tentative de NUNGESSER et COLI sur l’Oiseau blanc. Diverses compagnies s’installent au Bourget ; en 1933, elles fusionneront et deviendront AIR FRANCE.

La capacité du Bourget devenant insuffisante, un aéroport exclusivement civil est créé à Orly.

Les hangars d’aviation, libérés, servent à abriter le Musée de l’Air, dès fin mai 1975. De nombreux appareils témoins du glorieux passé de l’aéronautique française s’y trouvent rassemblés ; les plus anciens remontent à 1918, Meudon conservant les ancêtres de l’aviation et de l’aérostation jusqu’à 1918 (ils rejoindront le Bourget en 1982).

Presque tous les appareils sont authentiques.

 

LA VISITE.

Le hall A :

présente la période 1918-1939 qui comprend les débuts de l’aviation commerciale et du tourisme aérien, ainsi que les grands raids, les courses, les records, la voltige aérienne, le vol à voile, etc.

. 25 appareils authentiques,
. Nombreuses maquettes au 1/10

Avions Farman-Goliath -Bréguet XIX de la traversée de l’Atlantique Sud par Costes et Le Brix ; l’Oiseau Canari d’Assolant, Lefèvre et Lotti pour l’Atlantique Nord (avec un passager clandestin). Caudron pour les records de vitesse. Morane de Fronval et Dewoitine de Doret pour la voltige -le « Point d’interrogation »…

 

Le hall B :

on y présente la « Guerre aérienne » de 1939-1945.

  • Morane 406 et Dewoitine 520, héros de la bataille de France.
  • Spitfire XVI de la bataille d’Angleterre.
  • Yak 3, avion russe qui évoque la page glorieuse écrite par le régiment Niemen-Normandie.
  • P.47. Mustang P 51 des USA.
  • Messerschmidt 109 -Fock Wulf -Heinkel 102 pour l’Allemagne.

Des maquettes au 1/10 complètent la collection des appareils authentiques.

Le long des murs des panneaux de photographies présentent diverses phases de la guerre, ainsi que les divers groupes français ayant combattu pendant la guerre.

 

Le hall C :

Il abrite le S.O. 6000 Triton, premier avion à réaction français.

Le Leduc 010 et 022, premier avion au monde à tuyère thermo-propulsive, avec cabine étanche et largable en vol. Il ne pouvait prendre son vol que lancé par un avion porteur (S.O 161 Languedoc).

L’assaut au mur du son se déclenche : aller plus vite que le son dont la vitesse est de 331 m/sec : Mach 1 près de 1200 Km/h

  • Mystère IV,
  • Griffon (Mach 2)
  • Mirage G 8 à géométrie variable.

Nous avons tout particulièrement admiré la beauté et la complexité technique des Mirages, surtout du Mirage IV A, bombardier stratégique conçu pour emporter une bombe nucléaire de forte puissance, susceptible d’être ravitaillé en vol. Envergure de 35m, longueur de 23,5m, poids 30 tonnes, Vitesse maximale 2,2 Mach (soit 2700 Km à l’heure), plafond : 20 000 m, équipage 2, … tout petit devant l’énorme volume des réacteurs qui donnent une poussée de 7 tonnes.

Et les hélicoptères !

Bréguet III Sud – Alouette – Super Frelon.

Un film est alors projeté sur les hélicoptères ; film remarquable qui montre les nombreuses applications actuelles des hélicoptères, leur maniabilité, leurs prouesses ; un hélicoptère a exécuté, au son d’une musique appropriée, une véritable valse sur une roue gauche, une roue droite, sur celle de queue, etc.

 

Le hall D :

Il est uniquement consacré à l’armée de l’air depuis la fin de la seconde Guerre mondiale jusqu’à nos jours. Il n’y a d’ailleurs que des avions de chasse ou d’école.

 

L’EXPOSITION EXTÉRIEURE.

Le mauvais temps en a empêché la visite.

Le Concorde était là : 001, premier prototype, exposé en permanence.

 

QUELQUES CURIOSITÉS.

  • Nacelle du ballon de l’astronome Dollfus, pour les observations télescopiques à haute altitude, nacelle étanche surmontée d’un télescope de 50 cm de diamètre, entrainée par une chaine de 106 ballons en caoutchouc synthétique accrochés à un câble vertical long de 450 m. Ascension dans la nuit du 22-23 Avril 1959 à l’altitude de 14000 m.
  • Ludion – appareil individuel permettant de sauter par-dessus les obstacles et de les franchir, sous la poussée de 3 fusées commandées par le pilote.
  • Le Pou du Ciel – petit avion pour amateurs -envergure 6 m, longueur : 3,5m, poids 160 Kg, vitesse 104 Km/h
  • Le Focke-Achgelis F.A. 330. – embarqué sur certains sous-marins allemands pour servir au repérage des convois – se montait et se démontait en 7 minutes ; trainé par le sous-marin par un câble, il décollait de la mer comme un cerf-volant, son rotor libre servant d’aile.
    Un téléphone reliait le pilote au sous-marin.
    Mission terminée, le câble le ramenait à bord grâce à un treuil.
  • Train d’atterrissage de l’Oiseau blanc, largué à proximité de la Manche et retrouvé près d’Étampes.

 

Longue visite, captivante, dont tout le monde semble avoir été satisfait.

MIRAGE G 8 à géométrie variable

 

 

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