Louis II de Bavière

Thèmes : géopolitique, histoire.
Conférence du jeudi 10 janvier 1991 par Jean des Cars.

 

Jeudi 10 Janvier, Jean des Cars, journaliste, écrivain, nous a présenté une conférence, illustrée de nombreuses et très belles diapositives sur « Louis II de Bavière ».

 

***

 

Un problème technique de dernier moment l’a empêché de nous parler d’Haussmann comme convenu. Mais il l’a promis, il reviendra !

Monsieur Jean des Cars n’a pas souhaité que nous présentions le compte-rendu de sa conférence sur le Roi Louis II de Bavière.

Louis II de Bavière (photo Arts et Vie)

 

Bien sûr notre compte-rendu n’aurait pas traduit la chaleur et la vie de la conférence, ni les illustrations très personnalisées que la complétaient et l’agrémentaient.

Mais pour éviter les oublis dus à notre mémoire ou à une inattention passagère, pour relancer l’intérêt et la curiosité sur un sujet qui nous a passionnés et pour conserver une tradition déjà riche de 12 ans d’efforts et de 200 conférences, nous pensons, sans nuire à Monsieur des Cars, ni trahir l’image qu’il nous a donnée, rappeler certains évènements par une biographie comparée.

 

 

La découverte d’une Allemagne inconnue

La politique intérieure de l’Allemagne, fédération d’États jusqu’en 1918, déroute les « Jacobins » que nous sommes restés après 300 ans du centralisme initié par Richelieu et Colbert et continué par Robespierre et Napoléon. Nous avons peine à concevoir que plus de 40 ans après la proclamation de l’Empire allemand à Versailles (18.01.1871), existait encore en 1916 un Roi de Bavière, Louis III, couronné en 1913 à 68 ans.

Les obsèques de Louis II vont d’ailleurs nous donner le spectacle – chant du cygne, emblème du Roi ? – d’un monde à l’agonie, mais qui l’ignore. Le cortège est mené par son oncle, Régent depuis l’incapacité de Louis II. Léopold sera encore régent quand succédera à Louis II, son frère Otto, interné pourtant depuis 10 ans et qui ne sera déposé qu’en 1913. Au côté du Régent Rodolphe de Habsbourg, héritier de l’Empire d’Autriche et qui sera dans 300 ans le triste héros de Mayerling. Derrière eux, tous les Princes allemands, Saxe, Bade, Wurtenberg, Hesse… qui gardent malgré Guillaume 1er et Bismarck, l’illusion du pouvoir et ses hochets.

Quelques détails peu connus de rêve, de splendeur, de drame de celui qui fut, selon Guy de Pourtales « Louis Il ou Hamlet ».

  • Louis II, admirateur de Louis XIV: à Linderhof, Louis II fait construire un « Trianon » en souvenir du Château de Versailles qu’il a longuement visité. Admirateur du « Grand Siècle », il nomme son château « Meicost-Ettal ». C’est obscur, mais pour les initiés, c’est l’anagramme de « L’État C’est Moi », devise de Louis XIV.

 

 

  • Les fils croisés des destins : après le décès de Louis II, Sophie, la fiancée répudiée mourra dans les flammes du Bazar de la Charité et Élisabeth (Sissi) sera assassinée l’année suivante (1898).

 

  • … Et le cœur de Louis II, placé dans une urne en or, fut conduit le soir même à la Basilique de Altotting, qui depuis 400 ans conservait les cœurs des Princes bavarois.

 

La richesse d’une biographie

Outre Jean des Cars, la vie de Louis II a inspiré Jacques Bainville, Guy de Pourtales, Pierre Combescot, Aldo Oberdofer.

Ainsi, nous espérons avoir atteint notre but, vous rappeler l’agréable soirée que Monsieur Jean des Cars nous a procurée le 10 janvier, et surtout vous inviter à mieux connaître, avec Louis II de Bavière, un homme, un pays, une époque.

 

 

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