SORTIE-VISITE : une journée dans les Yvelines

Thèmes : économie, histoire, littérature, visite.
Visite du mardi 25 octobre 1988.

 

C’est sous un magnifique soleil d ‘automne que 100 adhérents du C.D.I. sont partis pour une journée dans les Yvelines.

Divisés en plusieurs groupes, ils ont visité le château de Médan, la musée Émile Zola et, après un bon déjeuner sur les bords de la Seine, la société Aérospatiale.

 

 

I – MAISON D’ÉMILE ZOLA

C’est le 28 mai 1878 qu’Émile Zola se rendit acquéreur à Médan, d’une propriété de 1 200 m2 pour le prix de 9 000 F.

Il achetait ce qu’il nommait « une cabane à lapins ». C’était un agréable pavillon à deux étages, avec un petit jardin.

 

 

En bas, à cinquante mètres de la maison, passait la ligne du chemin de fer de l’Ouest. Zola n’avait pas été arrêté par ce voisinage, qui lui inspira « la bête humaine ».

Aussitôt propriétaire, le romancier entreprit de s’agrandir. La maison primitive était en effet petite, pouvant difficilement abriter à la fois le travail de Zola et deux femmes, sa mère et son épouse qui s’entendaient mal.

Se faisant architecte, et même entrepreneur, il fit, à côté du bâtiment primitif, sur un terrain mitoyen de 400 m2 acquis presque immédiatement, construire d’abord, en briques et ciment, une aile disproportionnée, sorte de tour carrée qui écrasait complètement la demeure et que Maupassant comparait à un géant tenant un nain par la main.

Ce nouveau bâtiment abrita la salle à manger au rez-de-chaussée, la chambre de Zola au premier, et au-dessus, un immense cabinet de travail.

En même temps, il acquérait peu à peu les terrains avoisinants, annexant l’île en vis-à-vis et y élevant un chalet dont Madame Zola posa la première pierre.

1880 : « Les soirées de Médan ». Ce titre a été choisi par Maupassant, Huysmans, Hennique, Céard et Alexis, les jeunes écrivains réunis autour de Zola pour ce recueil collectif : il rend hommage au chef de file du Naturalisme, mais aussi, plus discrètement, à l’excellente maîtresse de maison qui les reçoit à Médan, Alexandrine Zola. Il réunit surtout sous ce titre six nouvelles ayant pour thèmes la guerre de 1870 et dont la plus célèbre est « Mademoiselle Fifi » de Maupassant.

En 1885, grâce aux droits d’auteur de « Germinal », un de la vingtaine de volumes consacrés aux « Rougon Macquart », une autre tour symétrique, moins haute et à pans coupés, vint s’ériger sur la gauche de la demeure primitive, désormais complètement écrasée par ces adjonctions disproportionnées, mais Zola avait maintenant le grand salon-billard dont il rêvait.

Enfin, au nord de l’ensemble, en bordure de la route, l’auteur, enrichi, put encore faire construire le « pavillon Charpentier » du nom de son éditeur, destiné à loger les amis. On voyait à Médan Jules Vallès, Daudet, Edmond de Goncourt, Cézanne… et les cinq écrivains qui publièrent « les soirées de Médan ».

Se reposant de la gestion de la maison sur son épouse, Zola partageait ses journées entre le travail et le farniente.

Une femme va changer tout cela.

En Mai 1888, Madame Zola engageait à Médan une jeune lingère de 21 ans, Jeanne Rozerot, qu’elle emmena pour l’été à Royan, où le couple passait ses vacances.

Très vite, Zola, qui comptait 27 ans de plus que la jeune fille, ressentit, comme le dira l’un de ses personnages, « une envie désespérée de revenir en arrière, de recommencer ; et cette fois de ne rien perdre du bonheur d’aimer ».

Dès l’automne, l’écrivain installait Jeanne à Paris, et deux enfants naîtront en 1889 et 1891.

Dès lors, l’auteur de Germinal va mener une double vie exaltante et pénible.

Au bout de trois ans, Alexandrine, sa femme, apprit la vérité. Elle eut du mal à s’y résigner.

Cet équilibre instable, difficilement maintenu, ce confort, cette célébrité, Zola va volontairement les remettre en cause au service de Dreyfus : en janvier 1898, paraissait le fameux article « J’accuse ». En juillet suivant, il partait pour l’exil et n’en reviendra qu’après 11 mois. Il retrouva Médan et ses visites à Verneuil où habitent Jeanne et ses enfants.

Vie familiale plus retirée, plus solitaire, car tous les amis de la première heure ont disparu : Flaubert, Jules Vallès, Maupassant, Goncourt, Daudet, Paul Alexis…

D’ailleurs, l’affaire avait porté un coup terrible à la prospérité de Zola, et ce dernier se demandait s’il pouvait conserver Médan.

Le 28 septembre 1902, l’écrivain quitta sa maison pour la dernière fois pour aller coucher à Paris. Il mourut dans la nuit, asphyxié dans son appartement.

En 1902, il est inhumé au cimetière Montmartre à Paris et en 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon.

 

La visite :

Après avoir fait un petit tour dans le jardin, nous entrons dans la salle à manger. L’ameublement a été dispersé après la mort de Zola. Le bahut de marqueterie hollandaise (XVIIIème siècle) ne se trouvait pas dans cette pièce.

La cuisine qui jouxte la salle à manger est recouverte de carreaux de faïence d’origine.

La chambre de Zola date de 1879. Le cadre d’origine n’a pas été conservé. Il ne subsiste plus que la cheminée, et au-dessus, la glace sans tain donnant sur l’allée des tilleuls, plantés par Zola.

 

 

Le cabinet est la pièce la plus célèbre de la maison. On accède par un escalier central qui n’existait pas autrefois, et a été construit après la mort de l’écrivain, à la place de pièces qui ont disparu. Il a conservé sa décoration ancienne.

La cheminée Renaissance porte la devise du romancier : « Nulla dies sine linea » (pas un jour sans une ligne). Au centre de la pièce, le fauteuil est aux armes de Hautecoeur (personnage du roman « Le Rêve »).

 

 

Le mur donnant sur le jardin n’est qu’une grande baie vitrée.

Au rez-de-chaussée, la salle de billard. Le plafond et ses poutres sont décorés. Les vitraux sont l’œuvre du maître-verrier Baboneau. Une large et haute cheminée de pierre occupe le milieu du mur face à l’entrée. Le sol en mosaïque est recouvert d’une moquette de protection.

 

II – CHÂTEAU DE MEDAN

 

Avant de devenir la demeure de Maeterlinck, le château de Médan avait déjà connu un destin littéraire. Dès le XVème siècle, le seigneur de Médan était mentionné par François Villon ; et au XVIème siècle, Jean Brinon y recevait fréquemment Ronsard et les poètes de la Pléiade.

Au XVIIIème siècle, l’ancien pavillon de chasse, visible aujourd’hui, s’agrandit d’une aile perpendiculaire et devint une véritable demeure seigneuriale, avec jardins en terrasses descendant jusqu’à la Seine.

En 1924, Maeterlinck en fit l’acquisition : ce fut sa plus belle demeure, mais il ne tenait nullement à y mener un train de vie seigneurial, passant la plupart de ses heures dans son bureau du premier étage de l’aile XVIIIème, que meublaient seuls une lourde table, des bibliothèques et un immense divan de cuir. Cependant, en octobre 1931, il fit aménager un salon-théâtre où sa jeune femme, la comédienne Renée Dahon, jouera certaines de ses œuvres, dont « L’oiseau bleu ».

A Médan, l’auteur de Pelléas reprit ses travaux d’entomologie. Comblé de gloire et de fortune, Maeterlinck poursuivit sa méditation et son travail avec autant d’assiduité qu’aux premiers jours. Il ne s’émut guère des hautes distinctions qui lui furent alors décernées : prix Nobel de littérature (1910).

Jusqu’en 1939, le couple reçut ici de nombreuses célébrités de l’époque. Pendant la seconde guerre mondiale, Maeterlinck et sa femme se réfugièrent aux États-Unis, où ils restèrent jusqu’en 1947.

Occupé par les Allemands, le château fut dépouillé de son mobilier. Délaissé ensuite par ses propriétaires, il fut vite envahi par le lierre et les hautes herbes.

En 1956, des squatters provoquèrent un incendie qui détruisit la moitié des charpentes et toitures de la grande. Puis ce fut le lotissement des 14 ha de parc et, sur les anciens jardins à la française et la splendide terrasse, on vit pousser de médiocres pavillons.

Il ne restait plus à la comtesse Maeterlinck qu’à se débarrasser du château lui-même, ce qu’elle fit en 1962 en le donnant à son ami Henri Smadja, propriétaire du journal « Combat ». On installa les rotatives dans le salon-théâtre, et le château fut transformé en imprimerie. Des constructions en béton achevèrent de le défigurer, malgré la protection théorique de son inscription à « l’Inventaire », datant de 1926.

Cette activité se poursuivit jusqu’à-la faillite du journal, dix ans plus tard : le dernier numéro de « Combat », daté du 30 août 1974, titrait à la Une : « Silence, on coule … ».

C’était aussi vrai pour le château que pour le journal, car, durant trois longues années, il fut ouvert à tous vents et tous rôdeurs et fut la proie des créanciers, des ferrailleurs et des vandales. En 1977, lorsqu’il fut mis en vente par adjudication judiciaire, c’était une ruine.

C’est alors que ses propriétaires actuels, habitant une partie de l’ancienne ferme du château, décidèrent de le sauver en s’en rendant acquéreurs. Un programme de restauration fut établi avec l’architecte des Bâtiments de France et la conservation régionale des Monuments Historiques : ne serait conservé que le bâtiment d’origine avec ses quatre tours carrées, en éliminant ce qui restait de la grande aile.

Les travaux furent étalés sur 10 ans ; travail de longue haleine pour les nouveaux propriétaires. Tout y est passé : charpentes démontées, couvertures refaites, solives remplacées et jusqu’aux poutres maîtresses. Le sable rose utilisé lors de la construction à la fin du XVème siècle a été remployé pour les enduits extérieurs.

Quant à l’intérieur, il a été aménagé avec beaucoup de goût et de passion par les propriétaires afin d’y vivre en famille tout en préservant la structure et l’atmosphère d’un lieu pétri d’histoire et dont le charme n’avait pas échappé à Cézanne.

Nous quittons cette accueillante demeure après avoir bu le verre de l’amitié avec les propriétaires qui ont su nous recevoir dans leur demeure avec beaucoup de chaleur.

Après avoir bien déjeuné dans un cadre très agréable, nous partons visiter la société Aérospatiale.

 

III – VISITE DE LA SOCIÉTÉ AÉROSPATIALE

Là, nous sommes accueillis par de nombreux ingénieurs.

Monsieur Eymar, chef des systèmes spatiaux futurs, nous a tout d’abord présenté la société.

Un film a été projeté. Puis, par petits groupes, nous avons vu la fabrication des réservoirs de la fusée Ariane et visité le site d’intégration du 1er étage de cette même fusée.

 

***

 

Le groupe Aérospatiale comprend 4 divisions :

  • avions (38 % des activités en 1987)
  • hélicoptères (26 % des activités en 1987)
  • engins tactiques (22,8 % des activités en 1987)
  • systèmes stratégiques et spatiaux (19,2 % des activités en 1987)

 

 

Une progression économique et financière :

Aérospatiale est une entreprise qui connaît une forte croissance. Son chiffre d’affaires est passé de 11,9 MDF en 1980 à 24,9 MDF en 1987, soit un taux de croissance moyen de près de 25 % par an. C’est aussi une entreprise fortement exportatrice.

62 % de ses ventes interviennent en effet sur les marchés extérieurs. Elle est tournée vers l’innovation. Ses efforts en matière de recherches et développement représentent en moyenne 27 % de son chiffre d’affaires.

C’est enfin une entreprise qui investit.

Les effectifs de la société sont de 36 934 personnes.

 

DIVISION AVIONS

L’activité de la Division Avions de l’Aérospatiale s’exerce actuellement au travers du développement, en coopération, des programmes Airbus (ils représentent environ 65 % des plans de charge de la Division) et ATR. La Division Avions est également présente dans le domaine militaire avec les programmes d’avion de transport Transall, et d’avion d’entraînement Epsilon.

Depuis 1969, date du lancement du programme Airbus A 300, la famille Airbus s’est agrandie. Ainsi, 10 ans après l’A 300, l’A 310 (215 à 265 sièges) effectuait son premier vol en avril 1982. En juillet 1983, c’était au tour d’une version modernisée de l’A 300, l’A 300-600 à 345 sièges ; distance franchissable 6 000 km) de décoller pour la première fois de l’établissement Aérospatiale de Toulouse, où sont assemblés tous les appareils de la famille Airbus.

Novembre 1985, nouvelle étape : l’A 310-300 entre en service (distance franchissable : environ 7 700 km contre 6 000 km pour l’A 310-200).

Dernier né enfin, l’A 320 qui a volé pour la première fois en février 1987.

 

DIVISION HELICOPTERES

En 1955, la Division Hélicoptères marque l’histoire-du vol vertical grâce à l’Alouette 2, premier hélicoptère à turbine qui, plus de 30 ans après, continue à assurer de bons et loyaux services.

Après l’Alouette 2, une nouvelle gamme Écureuil, Dauphin 2, Panther et Super Puma est apparue.

 

DIVISION ENGINS TACTIQUES

Cette division est créatrice des premiers missiles antichars dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale (SS 10, SS Il). Elle a su tirer parti des technologies les plus modernes pour conserver le premier rang parmi les constructeurs de missiles tactiques, avec une gamme très diversifiée allant de l’antichar au nucléaire tactique, en passant par les systèmes anti-aériens, air-sol et antinavires à vol rasant comme l’Exocet.

 

DIVISIONS SYSTÈMES STRATÉGIQUES ET SPATIAUX

Issue en 1970 de la fusion de la SEREB et de départements spécialisés de Sud-Aviation et de Nord-Aviation, la Division Systèmes Stratégiques et Spatiaux compte une expérience balistique et spatiale de plus de 25 ans, la plus ancienne en France et en Europe.

Cette division comprend 5 700 personnes dont 38 % d’ingénieurs et cadres, 36,5 % de techniciens, 8,5 % d’agents de fabrication, 17 % d’employés administratifs.

Son activité s’exerce dans des domaines variés :

Elle assure la maîtrise d’œuvre industrielle des systèmes de missiles balistiques de la Force Nucléaire Stratégique.

Ses méthodes et technologies ont tout naturellement trouvé leur application dans l’espace. Dans ce domaine, Aérospatiale a une responsabilité importante dans les programmes tels que : Hermès, Columbus, Ariane 5 et les infrastructures de stations orbitales futures.

 

HERMÈS

Les performances et la haute fiabilité d’Ariane 5 autoriseront les vols habités. Aérospatiale est maître d’œuvre industriel de l’avion spatial Hermès. Pouvant embarquer jusqu’à 3 personnes et 3 tonnes de fret, Hermès aura une masse au lancement d’environ 21 tonnes. Pour les nombreuses missions nécessitant la présence de l’homme dans l’espace, Hermès donnera à l’Europe les moyens de son indépendance par ses possibilités de desserte des stations orbitales. En fin de mission, il décrochera de son orbite et atterrira comme un planeur à Istres ou à Kourou. Le premier vol d’Hermès est prévu pour 1998/99.

 

ARIANE

En tant qu’architecte industriel du lanceur, Aérospatiale joue un rôle essentiel pour la conception, la coordination et la gestion technique des programmes. Elle effectue les études nécessaires à chaque lancement : analyse de mission, trajectoire. Dans son rôle d’étagiste, Aérospatiale fournit les premier et troisième étages du lanceur.

Ariane, lanceur tri-étage de conception classique, est largement commercialisé sur le marché international. Ariane 1 a terminé sa carrière en 1986 après 11 lancements. Ariane 2 et 3, actuellement en service, seront progressivement remplacées par Ariane 4.

Ariane 5 est conçue pour les missions commerciales de l’an 2000. Elle pourra placer jusqu’à 21 tonnes en orbite basse et 5,9 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Avec un étage principal cryotechnique et deux propulseurs à poudre latéraux, cette nouvelle version sera opérationnelle en 1996.

 

 

COLUMBUS ET ÉTUDES FUTURES

Aérospatiale participe aux études sur le système Columbus. Des travaux ont été effectués dans le domaine des structures et du contrôle thermique, et sur les problèmes de desserte de la station. Par ailleurs. Aérospatiale réalise, pour le compte de l’ESA, une étude portant sur la possibilité d’évolution du (Man Tended Free Flyer) vers une station spatiale européenne autonome.

 

 

En coopération étroite, tant au niveau européen qu’international, Aérospatiale participe à la réalisation de nombreux satellites dont elle gère 6 grands programmes : Météosat, Arabsat, TDF 1 et 2, Eutelsat II, ISO et Télé X.

 

 

L’espace est un marché en pleine expansion. Aérospatiale a acquis une position forte dans le domaine des télécommunications tant sur le plan national qu’international.

Aérospatiale met son expérience et son savoir-faire à la disposition des pays ou organismes ayant des besoins dans les domaines des télécommunications fixes ou mobiles, de la télédistribution et de la télévision directe. Par rapport aux systèmes classiques, le satellite offre l’avantage d’une couverture immédiate et totale de vastes régions, une sécurité de fonctionnement élevée, un coût d’opération réduit.

L’observation de la terre et de l’espace par satellites ou sondes spatiales apporte un progrès considérable dans le domaine des sciences et de la connaissance de l’univers. Aérospatiale a participé à la réalisation de nombreux satellites scientifiques.

Dans le domaine des satellites d’application, Aérospatiale est maître d’œuvre des satellites météorologiques Météosat.

 

La visite :

L’établissement des Mureaux assure la production des réservoirs du premier étage d’Ariane.

Un ingénieur nous montre des installations de soudure de grandes dimensions et le Site d’Intégration Lanceur où se fait l’intégration des premier et troisième étages d’Ariane.

 

 

Une journée bien remplie où l’accueil au château, au musée et à la Société Aérospatiale a été des plus agréables.

 

 

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