
Thèmes : économie, histoire.
Conférence du mardi 18 novembre 1986.
Métiers disparus, métiers nouveaux, métiers à venir :
leurs rapports avec le chômage
Le mardi 18 novembre, Monsieur Poincaré, membre de la Commission Permanente du Cercle, est venu nous parler des « Métiers disparus, métiers nouveaux, métiers venir ; leurs rapports avec le chômage ».
QUELQUES DÉFINITIONS.
La grandeur d’un métier, c’est avant tout d’unir les hommes. Il est le fil conducteur entre les jeunes et les anciens. Le Robert nous rappelle que le terme métier vient de « mistier » ; le service, l’office.
Paul Valéry dans « Regards sur le monde actuel », nous dit qu’il signifie : « service de détail, métier c’est ministère ». Il est intéressant de noter que le langage a utilisé ce mot dans des locutions dont l’une en relève le sens « métier de roi », l’autre le réduit désigner une machine : « métier à tisser ».
L’Encyclopédie (Diderot) nous dit que l’on donne ce nom à toute profession qui exige l’emploi des bras et qui se borne à un certain nombre d’opérations mécaniques qui ont pour but un mème ouvrage, que l’ouvrier répète sans cesse.
Le métier peut être exercé d’une façon habituelle pour gagner sa vie. Un mème métier peut s’exercer dans des secteurs différents.
Ils se définissent par le style de travaux effectués, l’outillage et les matériaux qu’ils requièrent.
Dans le langage habituel, métier, emploi, profession sont souvent confondus, reflétant l’évolution réelle de l’organisation du travail.
Rousseau dans l’« Émile » disait : « Ce n’est point un talent que je vous demande, c’est un métier, un vrai métier, un art purement mécanique où les mains travaillent plus que la tête … Je veux absolument qu’Émile apprenne un métier. Un métier honnête au moins, me direz-vous ? Que signifie ce mot ? Tout métier utile au public n’est-il pas honnête ? »
« Vous, Messieurs, nous dit Monsieur Poincaré, qui comme moi avez connu quelques-unes des 30 premières années du siècle, de ce siècle qui a commencé avec la voiture à cheval et est entré dans l’ère nucléaire et informatique, qui a vu l’homme sur la Lune, des photographies de la Terre prises de l’Espace, vous avez l’impression que le monde a changé. Et pourtant, il me semble que du Moyen Age à maintenant, il y ait une certaine continuité.
Avions, radio, télévision, réfrigérateurs, etc. n’ont pas modifié en profondeur le sens de l’histoire et certains métiers, s’ils ont évolué, se sont transformés, restent dans la ligne de ce qu’ils ont toujours été. Les moyens ont changé, pas les fonctions ».
Au début, tout le monde fait tout, chacun pour soi, puis dans la famille, dans le clan, on reconnait des capacités et par souci d’efficacité il y a spécialisation. Ce processus se prolonge jusqu’à nos jours, mais cela entraîne la formation de « spécialistes ». Cette spécialisation met fin à l’égalité entre les hommes, ils ne sont plus interchangeables. Il se crée une certaine hiérarchie.
Comme écrit Alain dans les « Propos sur le pouvoir », le 1er Juillet 1930 : « Je ne vois pas pourquoi on suppose plus d’honneur dans un Maréchal qui a gagné la bataille que dans un simple soldat qui se fait tuer en avançant. Même si on voulait y regarder de près, on trouverait une grande différence car faut-il autant de courage pour faire avancer 10 armées que pour avancer soi-même ? Toujours est-il que le Maréchal fait lui son métier pour lequel il est payé, tandis que l’autre a laissé son métier et en récompense des risques, se trouve seulement dans un terrier de lapin avec de la soupe froide ».
Au début du siècle, nous étions à l’aube de l’ère technologique. Si la machine à vapeur avait déjà donné à l’homme la possibilité de domestiquer une énergie autre que celle d’origine musculaire, humaine ou animale, cette dernière restait la plus répandue.
On vivait dans la paix et on faisait la guerre à pied ou à cheval. Le 3e volet du tryptique, la voiture, était à peine entrouvert. Certes la bicyclette avait fait son apparition, mais n’était-ce pas encore un moyen de valoriser la force musculaire ? Déjà d’étranges machines crachant le feu avaient commencé à semer la panique dans nos paisibles villages et des machines plus étranges encore tentaient de disputer le ciel aux oiseaux. Les chemins de fer finissaient d’étoiler l’hexagone.
Et puis tout s’accélère. Le moteur à explosion fait naître l’essor du pétrole et de ses dérivés et permet à l’homme d’acquérir la maîtrise de l’atmosphère et mème au-delà.
La mise en œuvre d’une autre force, l’électricité, a répandu sur la planète une autre conception de la vie.
Les étapes de ces bouleversements ont été marquées par des « découvertes » dont on ne mesure pas encore entièrement la portée et les conséquences.
La radioélectricité génératrice de télécommunication, la télévision sont issues d’un premier tronc de recherches. L’énergie atomique, l’informatique, la physique corpusculaire, les progrès de la médecine, la conquête de l’espace, sont autant de repères qui marquent les différentes phases de cette évolution et surtout leur accélération.
La domestication de l’atome, l’informatique qui nous mène à l’intelligence artificielle, la satellisation de nouveaux astres, purs produits de l’intelligence humaine, sont postérieurs à la 2e guerre mondiale. En 40 ans, il a été réalisé plus qu’au cours des millénaires qui ont suivi la préhistoire.
Le Robert donne une liste des métiers ; malheureusement, ils ne sont pas classés en métiers disparus, métiers nouveaux, mais tout simplement par ordre alphabétique d’accessoiristes et d’accordeur à wattman et zingueur, en passant par ce pauvre lampiste qui se trouve perdu dans le milieu de la liste.
MÉTIERS.
Ambulancier :
Sous Louis XVI, on s’était préoccupé d’améliorer le transport des blessés.
6 ou 7 ans après l’avènement de Louis XVI, on avait pourvu le corps de garde des brancards munis de matelas permettant de transporter, sans trop de heurts, malades ou blessés chez eux ou dans les hôpitaux.
Naguère encore, on les transportait sur une échelle, une planche, une chaise. On trouvait, outre, dans chaque commissariat, compresses, bandes et charpie destinées aux malheureux piétons qui, sortis de leur logis bien dispos y rentraient le bras démis ou la jambe fracassée.
Sous Louis XVI, le service des pompes à incendie a été amélioré. En 1789, il y avait 25 corps de gardes dans Paris. En 1782 Mercier pouvait écrire : « ce n’est que depuis quelques années que le service des pompes procure au public un secours prompt et gratuit ».
La connaissance des métiers se faisait grâce à l’apprentissage.
« Cette pauvre fille, entrée à l’âge de 11 ans et demi chez ses maîtres, est arrivée sans se plaindre jusqu’à 18 ans. Elle travaillait 16 à 17 heures de suite et pour toute nourriture ne recevait que des croûtes de pain trempées dans l’eau chaude. Elle était à peine vêtue et couchait sur des rognures de papier sans couverture et sans feu » (Illustration 1843).
A la fin de l’apprentissage on devient « valet » ; on ne peut devenir maître qu’au bout d’un an.
Métiers touchant à l’argent :
En 1595, Henri IV crée les courtiers de change. En 1639, il y en a 1723.
Le riche est condamné par l’Évangile et les théologiens persistent à condamner la pratique de l’intérêt mais il se pratique tout de même à grande échelle.
De cette époque il nous reste la fermeture des banques la veille des fêtes religieuses.
Artisans :
C’est un travailleur manuel qui dirige une entreprise de moins de 10 salariés.
Chez l’artisan, on sait que la machine n’a pas tout dévoré, la main a gardé sa place. L’artisan, c’est la main savante et pensante qui accomplit le miracle.
Badaud :
Si le travail occupe une foule de bras sur les bords de la Seine, nulle part aussi la flânerie n’est plus active.
Voyez le parapet de ce pont, il est surchargé, les uns suivant de l’œil une embarcation que le courant, bien plus que les voiles déployées, entraîne vers St Cloud ou Meudon. Les autres concentrent toute leur attention sur un chien qui s’élance pour rapporter la canne de son maître : celui-ci est suspendu, pour nous servir d’une expression antique, la ligne immobile d’un pécheur de goujons ; celui-là compte les passagers qui montent sur le bateau vapeur. Quelques-uns, véritables artistes de métier, font de l’art pour l’art, c’est-à-dire de la flânerie pour la flânerie ; ils regardent simplement couler l’eau (Illustration 1843).
Bouchers
« Je suis devant l’étal de mon petit boucher du Cannet, le patron, un compagnon et l’épouse la caisse. Au-dessus de sa tête une pancarte : « Faîtes confiance à votre boucher » James de Coquet.
« Un boucher coupant, tranchant, élaguant, façonnant, ficelant, vaut un danseur ou un mime ». C’est la déclaration

Le boucher. Extr. Albucassis, Tacuinum sanitatis (XVe siècle).
Bouquinistes :
En 1629, il y a 29 bouquinistes installés sur le Pont-Neuf.
En 1675, on installe des boutiques sur les 1/2 lunes situées au-dessus des piles.
Charron :
On fête Ste-Catherine, patronne des charrons et des carrossiers. Le métier de charron ayant pratiquement disparu, celui de carrossier a pris la relève pour assurer la continuité du service de tous les véhicules roulants. En fait, le métier s’est transformé pour répondre aux besoins de l’évolution. Les hommes ont suivi. C’est ainsi que les plus anciens ont débuté dans le charronnage, puis sont devenus menuisiers en voiture à l’époque où l’automobile était en bois avant d’arriver à la carrosserie métallique que nous connaissons.
Coiffeur :
« Elle avait été coiffée par un coiffeur du genre merlan » dit Balzac nous donnant ainsi une leçon d’argot. Eh oui ! il évoquait le temps des perruques poudrées où les perruquiers étaient tout blancs de poudre comme le merlan prêt à frire, l’est de farine.

La coiffeuse (1695)
Facteur – Écrivain public :
« Mais pour savoir ce qui se passe ailleurs, nous comptons sur « l’homme des lettres », le facteur piéton que certains appellent le postillon. Il nous arrive tous les jours de Plogastel Saint-Germain sur chaussures cuir et bois. Plogastel étant à 7 km dans les terres, la tournée va donc chercher plus de 6 lieues … Il porte un chapeau rond sans guides et un gilet bigouden usé par endroits à cause de la lanière de son sac qu’il ne cesse de ramener sur le ventre et de repousser sur les reins, plus de 100 fois au cours de sa tournée. Le sac lui -même est de gros cuir craquelé sans couleur, pour avoir reçu trop de pluie sur une peau sans poil. Cousu au soufflet, un petit écrin contient la bouteille d’encre pour les signatures … » (Le cheval d’orgueil – Pierre Jakez Helias, 1975).
Sports professionnels :
Jess Owens est le noir américain qui, aux Jeux Olympiques de 1936 à Berlin, a pulvérisé le record de 100 m et qu’Hitler a rendu célèbre en refusant de lui serrer la main.
Métiers nouveaux ou prolongement des métiers du spectacle ? Comparer Platini à Molière, Alain Prost à Sacha Guitry. Les uns gagnent plus d’argent, mais les autres resteront sans doute davantage à la postérité.
CHÔMAGE ET ÉCONOMIE.
Des richesses sont créées dans les entreprises afin d’être vendues sur les marchés. La production est la création de biens matériels. L’opération de vente est souvent un service, c’est-à-dire la création de biens immatériels. Grâce à cette vente, des revenus sont distribués. Ce sont les revenus primaires sur lesquels on prélève des impôts, des cotisations sociales …
Édouard VIII rencontre un ouvrier spécialisé sans travail depuis 5 ans. « Quelle réponse pourrais-je faire ? Que la monarchie n’était pas responsable de ses malheurs ; que le gouvernement faisait tout ce qu’il pouvait ? qu’il lui suffisait de patienter ».
Il n’y a pas de réponse à ces questions. La caractéristique du chômage, c’est qu’avant d’être un problème économique, c’est un drame humain.
Dans la Théorie classique, il ne devait pas y avoir de chômage puisqu’il devait y avoir équilibre entre l’offre et la demande par l’intermédiaire des prix ou des salaires.
Le marché du travail doit être le régulateur. S’il y a des travailleurs disponibles, les salaires baisseront et les entreprises pourront alors embaucher du personnel supplémentaire à salaire réduit. Mais il y a la pression syndicale de ceux qui sont pourvus d’un emploi.
L’analyse keynésienne réfute cette théorie néoclassique et prétend que l’emploi est conditionné par la demande globale. L’entreprise règle les effectifs en fonction du volume de vente prévu. Les dépenses totales de consommation des agents économiques déterminent le volume global de l’emploi.
Il faut donc augmenter les salaires pour accroître la consommation et de ce fait intensifier la production.
Aucune des 2 formules n’a en réalité été appliquée jusqu’au bout.
La réalité des choses actuelles nous amène cependant à constater la fréquence de plus en plus rapprochée de « Ventes promotionnelles », « soldes », stocks très lourds à gérer chez les constructeurs d’automobiles ; sans compter la surproduction d’énergie électrique en face d’une économie croissante de fluide énergétique : on consomme moins grâce aux nouvelles machines.
Au cours de la période récente, on a récusé que la cause du chômage se trouve dans le fonctionnement des mécanismes économiques.
Monsieur Edmond Malinvaud (ancien directeur de l’INSEE) prend en compte le rôle du profit dans une économie de marché et constate que la profitabilité nette moyenne des entreprises est devenue à partir de 1980 très inférieure au taux d’intérêt réel.
Trop peu d’entreprises dégagent en fin d’exercice un profit net au moins égal à celui que verse la Caisse d’Épargne après retenue des impôts sur les bénéfices. Ajoutons les taux attractifs de certains emprunts garantis par l’État et c’est ainsi que disparaît le capital à risques, indispensable à la modernisation de l’appareil productif français.
Malinvaud a repris un argument déjà développé pendant les années 30 : il y a une relation entre le chômage et un coût réel trop élevé du travail. Pendant longtemps en France, l’opinion publique a été favorable à l’indexation des salaires.
En avril 1967, il y avait 300 000 chômeurs. En cette période où la croissance industrielle se poursuivait à un rythme effréné, une telle situation n’était pas brillante. S’agit-il d’un seuil minimal de chômage ? non, car actuellement, nous sommes à plus de 2 millions 1/2 de chômeurs. Il y a davantage de chômeurs que d’agriculteurs. Un travailleur sur 10 est au chômage.
Albert Sauvy nous rappelle que lorsqu’ont été découverts, il y a 2 siècles, le métier mécanique et le soufflet de forge automatique, on a soulevé avec terreur le problème de l’emploi. Il n’est pas rare d’entendre rapprocher notre aventure actuelle de la « Grande crise » des années 30. En période de dépression, ce n’est pas le nombre de chômeurs qui est le plus significatif, mais celui des hommes qui travaillent.
Dans la crise des années 30, le nombre d’emplois a diminué très rapidement jusqu’en 1939, alors que dans la crise actuelle, le nombre des emplois croît moins vite qu’avant, mais continue à croître. Il n’y a pas destruction de l’emploi mais ralentissement de la croissance et croissance du nombre de jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi.
Il est du domaine public que notre pays manque actuellement d’ingénieurs. Le chiffre le plus souvent cité est de 12 500 actuellement. Le choix de candidats pour certains postes se révèle parfois très difficile et on assiste actuellement à la floraison de cabinets de « chasseurs de tête » (un nouveau métier … !). N’y a-t-il rien à faire du côté de la formation des jeunes et de la prise en compte d’une indispensable souplesse géographique ?
La recherche d’une solution est un peu une troisième voie entre le néoclassicisme et la théorie keynésienne. Le partage du travail n’est efficace que s’il y a baisse du salaire. Actuellement on se trouve dans un cercle vicieux puisque l’on prélève les indemnités de chômage sur la production. On augmente donc le coût de production. On n’arrive plus à vendre à l’étranger ni en France car c’est l’étranger qui vient vendre en France. Il y a destruction au cours des dernières années de la part des marchés à l’étranger mais aussi augmentation des produits étrangers sur le marché français. On ne peut plus vendre, on diminue la production et on licencie …
Banques :

Le Banquier et sa femme. Quentin Metsys (1461-1530)
En 1966, il y a eu libération des guichets : on courtise Monsieur tout le Monde. Chaque magasin qui ferme est remplacé par une agence bancaire. On approche les 10 000 points de vente. L’inflation monétaire camoufle l’inflation des structures.
Aujourd’hui, on parcourt le chemin inverse.
Les conventions collectives interdisent pratiquement les licenciements. Elles prévoient que les derniers entrés sont les premiers sortis ; or les jeunes sont nécessaires, ils ont les connaissances modernes.
Le maintien de l’activité sur le site des chantiers de la Ciotat coûte aux contribuables 300 000 francs par salarié. Mais il y a des cas de réorganisation d’entreprises qui ont été positives. C’est le cas, par exemple, au Creusot. Deux ans après le dépôt de bilan de Creusot Loire, la région revit. La faillite a fait perdre 12 000 emplois, mais 86% du personnel licencié est aujourd’hui « recasé ».
Monsieur Poincaré nous dit qu’au sein d’une association avec laquelle il est en rapport et qui s’occupe beaucoup de placement, il est étonnant de constater que plusieurs offres d’emploi qui leur sont parvenues n’ont pas trouvé preneur. Trois raisons peuvent expliquer cela :
- l’attachement de certains candidats à un lieu géographique.
- certaines activités sont considérées comme dégradantes.
- un certain manque de dynamisme dans la recherche.
Répartition des Activités suivant secteurs
| Primaire (agricole) |
Secondaire (industriel) |
Tertiaire des services |
Total | |
| France % | 10,4 | 33,1 | 56,5 | 100 |
| Ile-de-France | 0,6 | 29,4 | 70 | 100 |
| Limousin | 17,3 | 29,8 | 52,7 | 100 |
| Franche-Comté | 8,1 | 42,3 | 48,7 | 100 |
Évolution de la Population active de 1954 à 1982
- France : + 22%
- Ile-de-France : + 34%
avec aux extrêmes :
- Provence Côte d’Azur : + 56%
- Limousin : – 15%
Évolution du taux de chômage de 1975 à 1985
- France : + 246%
- Ile-de-France : + 172%
avec aux extrêmes :
- + de 300% : Corse (305%), Lorraine (302%), Bourgogne (312%)
- – de 200% : Midi-Pyrénées (195%)
(Documents tirés de Francéco 86 – Verboise 309-144 FRA)
Quand vous recevrez ce fascicule, la conférence sur l’anthroponymie et la toponymie sera toute fraîche.
Voici donc quelques lignes qui vous familiariseront avec les rapports entre les noms de métiers et les noms de famille.
D’abord une remarque internationale : tous les Smith, Smet, Schmidt sont comme nos Fèvre, Lefèvre, des forgerons. L’importance de ce métier au début de la vulgarisation du fer est ainsi très bien établie par l’anthroponymie. C’est l’époque où un étrier valait plusieurs moutons.
Mais nos Fèvre, nous les retrouvons en France dans toutes les régions sous diverses formes et orthographes. Ce sont les Faivre, Favre, Faure, Fabre, Fabbri et tous les Lefèbvre et Lefébure …
D’autres professions ont changé de nom. Qui reconnaît dans les Mire, Lemire, Mège, d’anciens médecins.
Certains métiers enfin ont disparu mais cherchez ce que pouvaient bien fabriquer ou vendre les ancêtres des personnes nommées : Bouguet, Bouhélier, Maignant, Mazelier, Cosson, Chapuis, Fustier, Lesueur, Lavenier, Frogier ou Bridoux.
La conférence de Monsieur Tamine, si elle est faite, vous aura peut-être renseignés ; sinon vous pourrez lui demander tous éclaircissements.
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