LA CHINE

Thèmes : Civilisation, Géographie, Géopolitique, Histoire, Société.
Conférence du mardi 22 avril 1986.

Par Madame de Vienne qui nous a présenté la Chine contemporaine en gardant un regard sur l’histoire qui permet d’expliquer ce qui parfois peut nous paraître incohérent.

 

 

L’immensité de la Chine, les contrastes de sa géographie font partie des contraintes au cœur desquelles s’est progressivement organisé un état très centralisé.

L’histoire de la Chine n’est au fond que l’histoire du contrôle progressif de l’espace chinois à partir du centre avec la sinisation des « barbares » qui se trouvaient autour du monde chinois. Au fur et à mesure, les barbares se civilisent, ils deviennent chinois, et la culture chinoise rayonne et descend vers le sud. L’existence de ce mouvement d’acculturation de peuple non chinois explique l’importance de minorités non chinoises sur l’actuel territoire de la Chine.

 

On constatera donc une continuité dans les ruptures entre les phénomènes politiques économiques ou culturels depuis 3 millénaires.

On va retrouver, au cours de cet exposé, les problèmes des minorités, celui des révoltes paysannes ou des rapports diplomatiques entre la Chine et les pays avoisinants.

Une très faible partie du territoire chinois est cultivable. Ce sont les plaines et les bassins de l’Est. Le reste est désertique comme le Nord (la Mongolie) et l’Ouest (le Xinjiang) ou montagneux comme l’immense plateau tibétain. La présence de montagnes aux confins de l’horizon chinois a permis dans l’histoire à tous les groupements de protestation politique de se réfugier à l’écart du pouvoir. C’est l’existence de ce relief qui a permis le succès des révoltes paysannes depuis 221 avant notre ère.

 

DIVERSITÉ ETHNOLOGIQUE ET LINGUISTIQUE.

Nous avons dans l’idée que la Chine est un ensemble homogène. En réalité la diversité est énorme :

  • chinois musulmans,
  • population de culture tibétaine,
  • multitude d’ethnies que l’on retrouve en Indochine,
  • représentants des langues turco-mongoles.

D’où l’importance d’établir une langue pour tous permettant aux ordres de l’administration d’être exécutés.

A l’époque impériale, c’était le chinois classique. A notre époque c’est la langue de Pékin.

Mais il existe des différences linguistiques considérables. A l’intérieur des peuples chinois, on ne se comprend que par écrit à l’aide des caractères ou en utilisant la langue de Pékin : le mandarin.

 

GRANDES ÉTAPES DE LA CHINE.

L’histoire officielle commence en 1600 av. J.-C. avec la fondation de la dynastie des SHANG. C’est une dynastie royale qui correspond à l’établissement progressif d’un système féodal. C’est à cette époque qu’est née l’écriture chinoise.

En 1122 av. J.-C. lui succède la dynastie des XI ZHOU. A la hiérarchie des princes correspondra la hiérarchie des Dieux. Le roi a seul le droit de sacrifier aux Dieux du ciel.

A partir de 770 av. J.-C. on assiste à une décomposition du pouvoir royal et à la montée de dynasties locales rivales. Cette période d’instabilité politique est une période d’essor intellectuel et philosophique. C’est là que les 2 grandes doctrines philosophiques du monde chinois vont être élaborées : le Confucianisme et le Taôisme.

En 221 av. J.-C. les royaumes combattants sont évincés par le plus puissant : le royaume de QIN. C’est la fondation de l’empire chinois qui repose sur une centralisation très stricte. On crée une monnaie unique, on uniformise les caractères, les poids et mesures, l’écartement des essieux de charrettes pour éviter les problèmes d’ornières sur les voies de communication, on crée un corps de fonctionnaire.

Ce premier empereur réalise la première révolution culturelle de l’histoire de la Chine. Il fait brûler tous les livres écrits avant son règne à l’exception des ouvrages de médecine et de divination.

Il unifie les tronçons de murailles dans le nord de la Chine, contribuant à créer la Grande Muraille (plus de 5000 km de long).

 

 

C’est SHI HUANG DI qui a le complexe funéraire le plus considérable. Son tombeau est un mausolée établi sous une colline artificielle d’à peu près 1 km de diamètre. Le fameux site des 7000 cavaliers est une des chambres annexes du complexe reliée, pense-t-on par une galerie souterraine au tumulus. C’est là que l’on a retrouvé les guerriers grandeur nature accompagnés de leurs chevaux. L’ensemble du site n’a pas fini d’être fouillé.

 

 

Selon la tradition, le premier empereur de Chine aurait été inhumé avec une de ses femmes qui n’aurait pas eu d’enfant et tous les serviteurs qui avaient participé à l’élaboration de son tombeau auraient été exécutés à la fin des travaux.

Au 2ème s. av. J.-C. jusqu’au 2ème ap. J.-C., s’établit la dynastie des HAN. En 117 av. J.-C. un monopole d’état est institué sur le sel et le fer et des fonderies très importantes sont créées.

Puis pendant 3 siècles s’affrontent des principautés, des royaumes voisins, dont les plus puissants sont d’origine barbare. A cette époque le Bouddhisme se développe considérablement.

Le Bouddhisme connaît son apogée sous la très grande dynastie des TANG, 618-907 ap. J.-C.

L’époque des Tang correspond à une pénétration du Christianisme et de l’Islam par voie de terre et par mer. Dès le IXème siècle il y a une mosquée et un archevêché à Canton.

Puis vient la dynastie des SONG (960-1269 ap. J.-C.). L’artisanat se développe considérablement (porcelaine, céramique, livres).

Jusqu’en 1368, ce sera le règne des YUAN. Ce sont des Mongols. Les postes de commandes sont confiés à des non-chinois. La base du système est la discrimination ethnique.

Les MING viennent au pouvoir en 1368. Ils mènent une politique remarquable sur le plan des relations étrangères. Non seulement ils arrivent à contrôler la route de la soie, mais encore ils contrôlent, à l’exception du Japon, les pays de l’Extrême-Orient qui paient annuellement un tribut à l’Empereur.

C’est à cette époque qu’est construit le palais impérial de Nankin et celui de Pékin.

(Ce qui est tout à fait remarquable est que malgré les convulsions très graves qui ont agité la Chine depuis la chute de l’Empire en 1911, le palais n’a jamais été saccagé. Derrière ce respect du palais impérial, se trouve en fait une attitude de respect vis-à-vis d’un pouvoir centralisé qui a toujours été considéré comme essentiel au bon fonctionnement du monde chinois).

 

 

Les QUING 1644-1911 furent la dernière dynastie impériale d’origine Mandchoue.

Elle sera puissante jusqu’à la fin du XVIIIe s.

Puis l’administration va s’affaiblir. Les puissances occidentales vont essayer de développer leur influence commerciale dans la région. On va assister à une dégradation progressive des relations entre les Chinois qui veulent préserver leur balance commerciale et les occidentaux qui veulent exporter les produits de leurs colonies.

De 1839 à 1843 eut lieu la première guerre de l’opium contre les Britanniques qui veulent forcer la Chine à accepter les importations de l’opium qu’ils produisent au Bengale. Cette guerre est un échec pour l’armée chinoise. L’île de Hong-Kong est cédée aux Britanniques en 1843.

La deuxième guerre de l’opium est menée par les Britanniques et les Français.

En 1860, le Palais d’été est brûlé par les troupes françaises.

Le XXe siècle sera une période d’instabilité où la Chine n’aura pas d’autorité centrale.

Après la présidence de SUN YAT SEN qui sera contestée dans le nord, il y a la mise en place du Guomindang qui ne jouit pas d’une totale autorité de fait. Il se retrouve face aux ambitions japonaises. Les Japonais s’emparent de la Mandchourie, du reste du nord de la Chine. Cette période d’occupation japonaise est très dure pour la Chine. Elle explique l’arrivée au pouvoir des communistes en 1949. A partir de 1928 les communistes chinois abandonnent la guérilla urbaine et la révolution ouvrière pour se réfugier dans des bases paysannes. C’est là que sera testée l’idéologie et que seront appliqués les principes de base du communisme chinois, c’est-à-dire le développement du pays en commençant d’abord par l’agriculture à partir de la masse paysanne.

Les premières communes seront créées à partir des années 1934 en Chine du centre. Lorsque les Japonais envahiront la presque totalité de la Chine, les communistes harcèleront en permanence les troupes du Guomindang. En effet les troupes n’étaient pas toujours payées et la tradition militaire chinoise voulait que l’armée vive sur les villages où elle était logée.

Les soldats communistes eux produisent les biens qu’ils consomment. Le Guomindang luttera plus contre les communistes que contre les Japonais.

Ces phénomènes expliquent qu’en 1945, ce soit le parti communiste chinois et non le Guomindang qui sorte grandi de la défaite japonaise.

En 1949, le P.C.C. s’empare du pouvoir dans l’ensemble de la Chine.

 

GRANDS MOUVEMENTS DE LA CHINE CONTEMPORAINE DEPUIS 1949.

Quels sont les éléments qui permettent de comprendre ce qui s’est passé en Chine ?

  • tout d’abord une série de rapports entre l’idéologie et la performance économique, entre la ville et la campagne, l’industrie et l’agriculture. Quel rapport va-t-il y avoir entre le parti et les masses, les cadres et la base, entre les intellectuels et les manuels ? Selon les époques la primauté sera donnée à l’un ou à l’autre.
  • la notion de « lutte entre les 2 lignes » : celle défendue par Mao et celle défendue par le président Liu Shaoqi et son bras droit Deng Xiaoping.

1. La reconstruction.

En 1949, la Chine compte environ 500 millions de Chinois dont 4,5 millions de membres du P.C.C.

Le P.C.C. hérite d’une Chine ruinée par la guerre et dont les capitaux se sont réfugiés à l’étranger. Le chômage y est général, les régions sont inégalement développées.

Jusqu’en 1952, la politique des dirigeants va être de reconstruire en prônant l’union nationale. Ce seront les principes de la « Nouvelle démocratie ». Elle va rencontrer de nouvelles difficultés et très vite la Chine étant entraînée dans la guerre de Corée, la politique va se durcir.

Des « organisations de masse » (syndicats, associations de femmes, groupes de jeunes, de vieux, etc.) fonctionnent comme des courroies de transmission du parti vers la base.

La loi sur le mariage (1950) sera une des mesures les plus radicales de la période de reconstruction, en instituant un mariage basé sur l’égalité et le libre consentement, et en abolissant le concubinage et la polygamie.

La population rurale est partagée en 4 classes :

  • propriétaires fonciers,
  • paysans riches,
  • paysans moyens,
  • paysans pauvres.

Les terres collectives et les terres des propriétaires fonciers sont partagées.

La réforme assure à chaque individu un minimum de 1/5 à 2/15 d’hectare. C’est extrêmement peu.

Tous les propriétaires de terres doivent payer une taxe de 17 à 19% de la valeur de leur récolte.

Dans l’industrie, seuls les biens des capitalistes étrangers et des collaborateurs des Japonais sont nationalisés. Le secteur représente près des 2/3 des entreprises du secteur secondaire et du tertiaire. L’autorité des cadres issus du capitalisme est maintenue, et pour faire contrepoids, les syndicats sont dans les entreprises.

Le commerce de gros passe sous le contrôle de l’État, la monnaie est rétablie.

Les intellectuels et les circuits de l’information et de l’éducation sont concernés par les restructurations. La lutte contre l’idéologie libérale et les penseurs réformistes du XIXe s. est organisée. Les intellectuels sont encadrés par des Associations dont la plus prestigieuse est l’Académie des Sciences (fondée en 1949). Le marxisme devient une matière d’enseignement obligatoire à tous les niveaux.

A partir de 1952 va être mise en place toute une série de mouvements politiques :

  • refonte idéologique des intellectuels (lutte contre le confucianisme et l’individualisme).
  • campagne des 3 « antis » et des 5 « antis » :
  • anti-corruption, anti-gaspillage, anti-autoritarisme,
  • anti-pots de vin, anti-fraude fiscale, anti-détournement des biens de l’État, anti-tromperie, anti-information illégale.

L’appareil du parti est visé par les 3 « antis ». On s’aperçoit constamment dans l’histoire de la Chine que lors des campagnes de masse, c’est le parti qui est d’abord visé. Les 5 « antis » visent la bourgeoisie.

Les performances de la période sont assez bonnes.

2. 1er plan quinquennal 1953-1957.

Le premier plan est fortement influencé par l’exemple soviétique. Il vise un taux de croissance annuel de 14%. L’industrie reçoit 58% des investissements contre 7% pour l’agriculture. Des 694 grands projets, 211 doivent être grâce à l’aide soviétique en matériels et en supports techniques.

Le plan repose sur une idéologie productiviste.

Mais dès la mise en place du plan, d’importantes tensions apparaissent au sein du parti. Les cadres sont de plus en plus coupés de la base, les paysans ont tendance à ne pas produire plus que leur consommation courante et les coopératives ne marchent plus. C’est dans ce contexte qu’éclate une crise politique. Le mouvement des « Cent fleurs » se déclenche et dans un premier temps encourage les intellectuels à s’exprimer : « Que cent fleurs s’épanouissent et que cent rivalisent ».

Plus tard tous ces intellectuels seront emprisonnés.

Une campagne de rectification vise alors les cadres.

 

3. Le Grand Bond en avant. 1958-1962.

C’est la rupture avec le schéma de développement soviétique, avec la primauté aux performances.

Le Grand Bond en avant a trois objectifs :

  • abolir les différences entre la ville et la campagne,
  • supprimer les contradictions de classe au sein du peuple (manuels – intellectuels, ouvriers – paysans, riches – pauvres).
  • accélérer la croissance économique.

« Rattraper la Grande-Bretagne en 15 ans » est un des mots d’ordre de la nouvelle campagne de masse. Le facteur humain est considéré comme plus important que les facteurs matériels utilisés dans les processus de développement. Ce décollage économique doit s’accomplir « en prenant l’agriculture comme base et l’industrie comme facteur dominant ». Cela va donner la création des communes populaires qui ont comme objectifs de supprimer la distinction entre la ville et la campagne et de permettre à tous d’être à la fois « rouge et expert ».

Les communes populaires vont être créées avec le remplacement très rapide des coopératives par des coopératives socialistes où la rémunération des individus est fonction de leur travail. La commune populaire est la phase extrême de la collectivisation. Elle regroupe environ 2000 foyers. Les terres, les biens d’équipement, les habitations, le bétail deviennent propriété collectiviste, les lopins privés sont supprimés. Il reste les vêtements et la volaille. C’est le développement des dortoirs communautaires, des écoles où les enfants sont pris 7 jours sur 7 …

Le travail est organisé en équipes de production qui sont regroupées en brigades et en communes.

Les communes populaires en zone rurale doivent développer des activités industrielles. On lance des industries dans les campagnes. Les communes doivent produire de l’acier pour réparer le matériel agricole, quelques produits chimiques simples …, être auto-suffisantes.

Dans les villes, la commune populaire sera une structure d’encadrement, regroupant la population. C’est un moyen de contrôler les familles.

Les résultats : si 1958 a été une bonne année agricole, dès 59, des pénuries alimentaires apparaissent et les récoltes sont désastreuses. L’acier et le charbon produits en zone rurale sont souvent médiocres.

L’échec du Grand Bond en avant sera très fortement critiqué par la ligne opposée à Mao (Deng Xiaoping).

4. Les conflits idéologiques.

Mao lance une contre-attaque en demandant de ne jamais oublier la lutte des classes.

Le « mouvement d’éducation socialiste » doit relancer la lutte des classes et repose sur 4 points :

  • l’éducation idéologique,
  • le renforcement du collectivisme,
  • le développement des associations de masse,
  • la clarification des comptes.

Une partie des cadres est envoyée à la campagne et les autres doivent participer au travail manuel.

A l’intérieur des associations de masse est menée une lutte permanente contre le capitalisme.

Le dernier débat avant la révolution culturelle est celui qui porte sur la culture.

La culture devient l’enjeu d’un débat idéologique fondamental. A l’académie s’oppose « l’histoire du peuple », à l’intellectualisme le système mi-travail, mi-étude. La réforme de l’opéra lancée par Jiang Qing, la femme de Mao, annonce la révolution culturelle. L’art, la culture, l’éducation, pourquoi ? Pour qui ?

5. La révolution culturelle 1965-1969.

C’est la crise la plus grave qu’ait connue la Chine depuis 1949. Toutes les structures politiques, économiques et culturelles du pays sont remises en question. Les dissensions ont été très violentes au sein du parti et la lutte armée a fait des dizaines de milliers de morts.

La crise débute par une controverse littéraire autour d’une pièce de théâtre critiquant de manière voilée le Grand Bond. L’auteur est l’adjoint au Maire de Pékin, un des proches de Liu Shaoqi. Son autocritique débouche sur un débat politique, que Mao replace dans un contexte plus général : la nécessité de lutter contre l’idéologie bourgeoise. A partir de Mai 1960, les « dazibaos » (affiches murales) critiquent violemment les cadres dans un style très contestataire.

Mao lance son mot d’ordre : « Bombarder les États-Majors ! »

Les gardes-rouges entreprennent des tournées provinciales et se rassemblent à Pékin devant Mao.

Le chaos s’installe. L’armée est lancée comme arbitre. Les 4/5 des étudiants sont envoyés à la campagne, les cadres en rééducation dans les « écoles du 7 mai ».

La révolution culturelle veut sauvegarder les options du Grand Bond en les consolidant dans les superstructures, c’est-à-dire les mentalités collectives. Le neuvième congrès du P.C.C. appelle à l’unité. Le parti est reconstruit. Lin Biao, le dauphin de Mao, prend de plus en plus d’importance mais apparaît en opposition avec Mao sur certains points. Il fut éliminé. L’accent est mis à partir de 1973 sur le confucianisme dont on critique l’élitisme et l’immobilisme. Les tendances « capitalistes » sont combattues par la tendance radicale soutenue par Jiang Qing.

Mao meurt le 9 septembre 1976.

Le 6 octobre, les modérés font arrêter la « Bande des quatre » : Wang Hongwen, Jiang Qing, Yao Wenyuan et Zhang Qunqiao.

Hua Guofeng devient président du parti.

6. L’après Mao 1976-1984.

La chute de la « Bande des Quatre » marque une stabilisation de la politique chinoise au centre. En 1977, Deng Xiaoping revient au pouvoir soutenu par l’armée.

En 78 est lancé sous la direction de Hua Guofeng, un ambitieux plan de modernisation exigeant des investissements considérables. Il s’agit de constituer un système économique et industriel indépendant relativement complet et surtout de moderniser l’agriculture, l’industrie, la défense nationale et les sciences et techniques. Le but est d’accélérer le développement en créant des pôles industriels et en lançant une spécialisation régionale.

Le plan sera en partie financé par des emprunts à l’étranger. En 78 est signé le traité « de paix et d’amitié » sino-japonais.

Dans l’agriculture, l’accent est mis sur l’augmentation du revenu industriel qui doit relancer la production.

On introduit dans la gestion des entreprises l’obligation de faire du profit. Les salaires sont augmentés ; les structures de l’enseignement et de la recherche sont également modifiées dès 1977. La sélection est réintroduite. Les étudiants les plus brillants sont envoyés à l’étranger. Mais le nombre de diplômés reste insuffisant. Les intellectuels et les chercheurs sont réhabilités et considérés comme des « travailleurs » semblables aux autres.

La période 78-79 constitue un tournant sur le plan politique. Deux mouvements vont coïncider, l’un au sommet amorce la mise à l’écart de Hua Guo Feng, l’autre à la base exprime le mécontentement populaire, c’est le « printemps de Pékin ». Il se concrétisera par des manifestations de plaignants et de miséreux et la multiplication des journaux muraux :

  • critique de Mao et des radicaux, ainsi que la remise en cause de la révolution culturelle,
  • revendication des libertés « démocratiques » et des droits de l’Homme,
  • plaintes des différentes victimes du régime.

Dès le printemps 1979, les arrestations commencent.

A partir de 1980, c’est la stabilisation politique de la Chine ; la croissance s’accélère mais moins vite que prévu, les investissements se développent. La consommation augmente et la dette de la Chine également. Elle doit rentrer au fonds monétaire international. Les Chinois rétablissent le fonctionnement du marché. On décollectivise l’agriculture. La Chine devient ouverte à l’étranger et réhabilite son histoire.

 

 

Madame de Vienne a terminé son exposé en montrant des vues de la Chine actuelle et traditionnelle.

 

 

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