La situation actuelle de la langue française dans le monde

Thèmes : société, géopolitique, littérature, économie.
Conférence du mardi 20 Octobre 1981 par Monsieur Marc Blancpain.

 

Monsieur Marc BLANCPAIN, grand défenseur de la langue française, nous a présenté le mardi 20 octobre, la situation actuelle de notre langue dans le monde. Quatre-vingt personnes étaient présentes.

En introduction, Monsieur SIRE fit une rapide présentation de l’orateur.

Il rappela que celui-ci fut d’abord professeur de français à l’étranger, puis en 1944, secrétaire général de l’Alliance française en 1978, il en devint le président. Il est l’auteur de nombreux romans, nouvelles, contes, essais et ouvrages littéraires et historiques qui font aujourd’hui l’objet de thèses universitaires à Milan, Liège, Göttingen.

Pendant un peu plus d’une heure, Monsieur BLANCPAIN a insisté sur l’importance de la langue française et a rappelé les divers efforts accomplis par le Gouvernement et certaines associations telle l’Alliance française pour maintenir le niveau de notre langue à travers le monde.

 

SITUATION ACTUELLE DE LA LANGUE FRANÇAISE DANS LE MONDE.

On constate précisément qu’elle est moins mauvaise qu’on ne le dit trop souvent ; il suffit de regarder, par exemple, l’exportation des livres français ; en effet, en 1938, on avait exporté 40.000 quintaux métriques de livres français (1 quintal métrique = 100 kilogrammes-poids),

  • en 1946, 26.000 quintaux métriques,
  • en 1950, 40.000 quintaux métriques,
  • en 1978, 320.000 quintaux métriques.

Actuellement, on vend l’étranger huit fois plus de livres français que dans les meilleures années d’avant-guerre.

Il faut cependant corriger l’impression optimiste que l’on pourrait avoir par trois considérations :

  • la population du globe a beaucoup augmenté,
  • il y a eu sur notre planète un recul très sensible de l’analphabétisme,
  • il y a partout un remarquable progrès dans l’étude des langues étrangères vi vantes.

Au XVIème siècle, la langue française a commencé de remplacer le latin comme langue des échanges en Europe occidentale.

Au XVlllème siècle, la langue française était non seulement la langue de la littérature, du droit, des arts, mais encore des sciences et des techniques.

Au XIXème siècle, elle devint principale et presque unique diplomatique.

Ce mouvement devait se poursuivre jusqu’à la deuxième Guerre mondiale.

En 1945, on évita le désastre de peu, car sans la protestation de la république d’Haïti lors d’une conférence internationale, le français n’aurait plus été langue diplomatique.

Il conserva ce privilège grâce à l’intervention de ce pays, mais fut situé sur le même plan que l’anglais, l’espagnol, le chinois et le russe comme langues officielles mais seuls l’anglais et le français sont admis comme « langues de travail » à l’O.N.U.

Mais entre 1945 et 1970, la position du français devait s’améliorer d’une façon continue. Cependant, depuis, des menaces que l’on ne peut dissimuler pèsent sur notre langue.

 

Causes de l’amélioration de la position du français depuis 1945 jusqu’en 1970.

1. Au cours de cette période, le français a maintenu sa réputation.

En effet, dans le monde, des milliers de gens sont convaincus que le français serait la langue la plus propre à l’expression de la pensée abstraite, tandis que l’anglais serait la plus adaptée à l’expression de la pensée concrète.

Monsieur Blancpain réfute cette affirmation communément admise car le plus important pour lui, ce n’est pas la langue en elle-même mais ceux qui l’utilisent. Toutes les langues des grandes civilisations, bien maniées, peuvent exprimer de telles nuances de pensée.

 

2. La réputation de la littérature française en général s’est également maintenue.

On pense souvent et particulièrement en Amérique latine et en Asie, que pour réellement s’élever dans la culture, il est nécessaire de connaître le français.

Monsieur Blancpain a souvent écrit à la suite de ses voyages à travers le monde qu’ »un peu partout dans le monde, l’Amérique cachait l’Angleterre », c’est à dire que l’empreinte de la présence américaine est si forte et se manifeste si brutalement que l’on finit par oublier qu’il existe une littérature anglaise aussi riche, sinon davantage, que la nôtre.

Il lui est arrivé de constater dans des pays comme la Chine, le Japon, la Malaisie, l’Inde, la « radieuse surprise » que les gens avaient à la découverte de la civilisation française ; ce qu’un Chinois appela devant lui « la face latine de la civilisation occidentale ».

 

3. Les facilités de l’apprentissage des langues vivantes.

Avant la Guerre, on étudiait les langues vivantes avec les méthodes héritées des langues anciennes ; on écrivait surtout.

Aujourd’hui, de plus en plus et à l’imitation d’ailleurs de ce qui s’est fait dans les pays scandinaves et slaves, on apprend à parler en même temps qu’à écrire. On enseigne des langues réellement vivantes et parlées.

De plus, il n’y a plus comme autrefois compétition entre deux langues ; on peut apprendre simultanément deux langues étrangères.

En Égypte, par exemple, les étudiants qui devaient choisir entre l’anglais et le français, apprennent aujourd’hui ces deux langues conjointement.

Les progrès des méthodes d’enseignement ont donc été très fécondes ; l’Alliance française et l’École normale supérieure de St Cloud avec le C.R.E.D.I.F. ont joué un rôle important dans l’évolution des méthodes.

Dans le monde à l’heure actuelle, les étudiants sont souvent trilingues : on fait ses études dans sa langue maternelle et l’on apprend deux langues étrangères, souvent l’anglais, puis le français.

 

4. L’effort généreux mais « maladroit » accompli par la France en faveur du Tiers monde, a provoqué une certaine affirmation du français dans ces pays ; le français y est une réalité.

 

5. De plus, depuis la guerre, la France a réalisé un effort considérable pour diffuser sa langue à l’étranger. Il y a encore aujourd’hui près de :

  • 15.000 prêtres ou religieux qui enseignent en français à l’étranger.,
  • 17.000 assistants techniques français,
  • 9.000 professeurs privés qui ne sont pas des enseignants de formation,
  • 30.000 professeurs français.

La plupart de ces derniers (50%) vont dans les pays du Maghreb et dans les pays d’Afrique francophone.

Nulle part il n’y a autant de professeurs étrangers que les français en Amérique du Nord et en Amérique latine (350 professeurs agrégés enseignent aujourd’hui dans les universités américaines).

L’Alliance française disposait avant la guerre de 120 professeurs pour l’étranger. Maintenant elle en emploie 6000.

 

6. L’importance du français dans « leurs Afriques », c’est à dire cette contrée qui s’étend de l’Afrique du Nord aux frontières méridionales du Zaïre.

On estime à 80.000.000 le nombre « d’élèves » étudiant le français à t ra vers le monde.

 

Faits nouveaux depuis 1970.

1. On constate un certain efface ment du français dans les sciences exactes. Les responsabilités sont nombreuses à ce niveau :

  • en diplomatie, par snobisme très souvent, les représentants de la France utilisent un mauvais anglais plutôt qu’un bon français.
  • dans le commerce, il en est de mème.

Monsieur Blancpain constata à Sao-Paulo à la foire aérienne, pour citer un exemple, que les Américains parlaient brésilien, les Anglais de même et que seuls les Français présentaient leurs marchandises en anglais.

Cet effacement a aussi des causes réelles.

L’anglais est non seulement utilisé dans le domaine des sciences par les pays dont il est la langue (U.S.A., Angleterre, Irlande, Canada, Australie) mais aussi par les pays qui ont une langue peu répandue (Scandinavie, Hollande). De plus les banques de données sont en Anglais.

Grâce à cette langue, on accède à toute la littérature internationale (voir annexe 1).

Pour utiliser facilement toute la littérature scientifique internationale, les chercheurs français sont donc obligés de parler et de publier leurs travaux dans cette langue. De plus, les institutions qui apprécient les publications considèrent que la traduction en anglais est un critère de qualité. On arrive de ce fait aux résultats suivants :

En 1967, 6,4% des auteurs français publiaient en anglais,

En 1975, 34%,

En 1979, 1/4 des communications aux congrès scientifiques tenus en France se faisaient en anglais, 22% des publications des français scientifiques à l’étranger étaient aussi en anglais.

Il n’y a pas à se défendre contre cela. Il est normal que les scientifiques utilisent une langue universelle. Par contre, ce qui est grave est qu’à force de communiquer en anglais, la pensée peut s’altérer.

Il faut donc atténuer les effets nocifs d’une telle évolution en maintenant le français dans l’enseignement universitaire aussi bien en France que dans les pays francophones.

Il faut de plus compter sur l’association des efforts de tous les francophones en leur offrant des revues sérieuses et non dispersées. En France, nous avons des quantités de modestes revues scientifiques au lieu d’en avoir quelques grandes qui s’imposent. (296 en sciences humaines).

Il faut aussi favoriser la recherche des universités de langue française.

C’est d’ailleurs le bon moment, car les Anglais d’Angleterre, sont inquiets du remplacement de leur langue par un anglais parlé par les étrangers.

 

2. La disparition de l’extraordinaire prestige du général de Gaulle.

 

3. L’idée que l’étranger se fait du déclin de la littérature française est aussi source d’inquiétude.

En effet, rares sont les traductions des œuvres littéraires françaises.

Monsieur Blancpain s’insurge contre le franglais qu’il considère comme ridicule (voir annexe 2). En effet, cela traduit un phénomène d’emprunt très ancien dans l’histoire des langues (75% du vocabulaire anglais provient du latin ou du français). La plupart des termes d’art en français et en anglais viennent de l’italien …

Donc ce n’est que ridicule, mais malheureusement cela donne aux français une mauvaise réputation : « cela donne l’impression que votre langue est une langue faible qui se laisse influencer par une langue forte » disait un jour Fidel Castro à Monsieur Blancpain.

 

Bilan des forces et des faiblesses du français dans le monde.

1 Faiblesses.

a. En 1962-63, les Américains ont lancé l’idée qu’une seule langue vivante suffisait. Après le Spoutnik, ils ont fait leur autocritique et se sont alors dit que l’avance prise par l’U.R.S.S. tenait au fait que, eux, Américains, ignoraient un peu trop les langues étrangères. Ils se sont alors lancés dans une politique massive d’enseignement des langues oubliant que cela nécessitait des méthodes et des professeurs. Ils se sont rendus rapidement compte que leurs efforts n’avaient pas produit les résultats escomptés. Ils sont alors passés à une position extrême, décrétant qu’une seule langue étrangère suffisait. Cette langue a été dans l’enseignement supérieur le français, dans le secondaire l’espagnol.

Les U.S.A. étant dans le monde libre une nation exemplaire, ces faits sont dangereux pour nous, car beaucoup de pays les ont imités (Brésil, Colombie, Allemagne) De ce fait, le français a reculé.

b. Nous avons trop longtemps commis l’erreur de négliger les langues africaines. Ceci nous a amenés à dénaturer l’Africain ; or il faut que dans ces pays, l’enseignement élémentaire associe étroitement la langue ancestrale à la langue française et que celle-ci devienne seulement la langue seconde de formation, à l’échelon secondaire et supérieur.

Cette transformation est lente. Quand elle sera achevée, la francophonie africaine sera alors tout fait assurée.

 

2. Forces.

a. les français exercent un attrait important sur la partie africaine qui se dit anglophone Afrique du Sud, Tanzanie).

Ainsi l’Afrique irait vers un excellent trilinguisme.

 

b. Il existe une grande aspiration de l’Asie à la connaissance du français.

Il y a 8 ans, 500 élèves asiatiques étaient inscrits à l’Alliance française. Aujourd’hui on en compte 7500.

 

c. Le monde n’est plus aussi nettement dominé qu’autrefois par la rivalité entre les deux grands.

L’U.R.S.S. n’ayant pas une langue universelle, elle se servait autrefois, hors de ses frontières, de l’anglais.

Aujourd’hui d’autres forces sont en présence (Chine, Japon, Pays Arabes, Europe). Ceci rend des chances à toutes les autres langues.

« Dans le commerce, la meilleure langue est celle du client » (ministre japonais de l’éducation) (1973).

 

d. Dans le monde entier se répand depuis 30 ans, une « technoculture internationale, lancinante, qui arase, abrase toutes les originalités », qui fait qu’à Stockholm, à Tokyo ou à Mexico, on bâtit les mêmes maisons, on a les mêmes voitures, on prend les mêmes vacances … Elle nous banalise, nous avilit.

Elle n’est pas portée par le Français, mais surtout par l’Américain. La jeunesse du monde, dans son ensemble, proteste contre cela, en fait procès à l’Amérique et se tourne ainsi vers la France comme un pays qui « a une vertu de pollen » (Senghor), c’est à dire qui restitue à chacun son originalité profonde.

 

e. Les pays de langue française tiennent une grande place dans le monde.

En Belgique, par exemple, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le français en pays Wallon progresse par rapport au flamand (même à Bruxelles …).

En Suisse romande, les universités de langue française ont une grande réputation en matière de pédagogie et de littérature.

Dans l’île Maurice, l’enseignement est bilingue.

A Haïti, pays noyé parmi des pays de langue espagnole et anglais, le français est maintenu. Au Canada de langue française, il y a quelques années, a eu lieu une explosion de culture.

Enfin, dans les pays d’Afrique anciennement français, l’enseignement de notre langue y est solide.

 

f. La vigueur de certains organismes, comme l’Alliance française, le Conseil international de la langue française qui s’efforce de maintenir une certaine unité entre les langues françaises écrites et parlées dans les différents pays francophones, l’O.P.E.L.F, l’association des universités partiellement ou totalement de langue française, l’agence culturelle et technique de la langue française, est importante.

 

L’AVENIR.

En ce qui concerne l’avenir, « il est sur les genoux des dieux » on ne peut le prévoir.

Que faut-il faire en ce qui nous concerne ?

Monsieur Blancpain insista sur trois points :

  • travailler au maintien du français correct en France,
  • enseigner le français dans les pays qui ont choisi cette langue comme langue officielle ou seconde, mais non pas comme une langue qui se substitue à la leur mais plutôt qui leur apporte autre chose en plus.
  • espérer qu’aussi bien dans le domaine des sciences humaines que dans celui de la littérature et des sciences, la production en langue française méritera toujours et de plus en plus que le monde s’intéresse à elle.

 

PANORAMA DES ÉTUDES FRANÇAISES DANS LE MONDE.

Il y a eu en Europe un recul très net :

  • En Allemagne le français vient trop loin derrière l’Anglais.
  • En Angleterre, il est toujours la première langue.
  • Au Portugal, en Espagne, il reste la première langue, mais est menacé par l’Anglais,
  • En Irlande, il a fait une brillante apparition,
  • En Scandinavie, il vient très loin derrière l’anglais et assez loin derrière l’allemand.
  • En U.R.S.S., la situation n’est pas mauvaise ; la première langue étudiée est l’anglais, mais la seconde est le français.

Là-bas, l’enseignement est très différent de chez nous. Il existe des lycées étrangers (anglais, français, allemand, …) où les cours sont donnés dans la langue étrangère dès un très jeune âge le plus souvent. Les étudiants qui sortent de ces lycées sont destinés à des instituts de langues étrangères des universités pour devenir des diplomates, interprètes ou agents commerciaux.

En ce qui concerne l’enseignement général, le nombre de jeunes gens et jeunes filles qui doivent apprendre en première langue l’anglais est de 44%, le français de 20%, l’allemand de 14%. Ces chiffres sont fixés par décret.

  • En Roumanie et Bulgarie, la première langue est obligatoirement le français.
  • Au Proche-Orient, le recul du français en Syrie, en Turquie, en Egypte et même au Liban a été important. Par contre, il y a une légère reprise en Égypte, une apparition en Irak.
  • En Afrique, notre situation est très bonne partout.
  • En Extrême-Orient il y a une très grande montée de notre langue.
  • En Amérique du Sud, le trilinguisme, surtout des femmes, est réconfortant.
  • En Amérique du Nord, l’U.S.A. devient un pays bilingue (20 millions d’Hispanophones).

Dans l’enseignement supérieur le français tient la première place.

On peut conclure que l’avenir est dans un trilinguisme. Il est réconfortant de penser que dans cette évolution, parmi les deux langues étrangères que l’on choisit de préférence, le français figure parfois en première place et le plus souvent en seconde place.

Monsieur SIRE, en conclusion, a remercié Monsieur BLANCPAIN de sa brillante conférence, qui a suscité dans le public de nombre uses questions auxquelles Monsieur BLANCPAIN a répondu de façon précise.

 

ANNEXE 1. La langue universelle des chercheurs et des techniciens.

La recherche, fondamentale et appliquée, dans tous les domaines scientifiques (physique, chimie, biologie, médecine, électronique, …) exige que les chercheurs, qui travaillent dans des domaines comparables, fassent connaître leurs travaux aux chercheurs de tous les pays.

Il en est de même des techniciens de haut niveau.

 

La recherche :

Les publications scientifiques sont en nombre considérable ; depuis 1907, plus de 9 millions de documents ont été publiés ; en 1980,

475.380 résumés de publications ont été diffusés.

L’origine de ces travaux est la suivante :

  • Etats-Unis : 26,2%
  • U.R.S.S. : 19%
  • Japon :  10,4 %
  • Les 2 Allemagnes : 7%
  • Grande-Bretagne : 5,9%
  • France : 4,2 %

Les langues utilisées pour ces publications étaient les suivantes :

  • Anglais : 64,7%
  • Russe : 17,8%
  • Japonais : 5,2%
  • Allemand : 4%
  • Français : 2% (recul : 5,2% en 1961).

Sur les 4,2% des travaux publiés en France, 47% ont été publiés en français, le reste (53%) en anglais.

Le transfert linguistique dans la science est considérable ; la polarisation sur une langue commune, l’anglais, est évident ; l’anglais tend à devenir la langue universelle des scientifiques.

La technique :

Un seul exemple : l’Airbus.

Cet avion est le résultat des travaux simultanés d’équipes spécialisées appartenant à sept pays différents :

Pour les 55.000 pièces de l’avion, la part :

  • de l’Allemagne est de 37,9%
  • de la France de 37,9%
  • de la Grande-Bretagne de 20%
  • de l’Espagne de 4%
  • de la Belgique, des Pays-Bas, des Etats-Unis de 0,2%

L’assemblage se fait dans les ateliers de la S.N.I.A.S. à Toulouse-Blagnac.

Techniciens Français, Allemands, Espagnols, Hollandais, se sont mis à parler une seconde langue, l’anglais.

 

ANNEXE 2. Le franglais.

Le mot franglais a été utilisé pour la première fois en 1959 par Maurice Rat, professeur au Lycée Janson de Sailly, grammairien de grande réputation.

Le franglais est utilisé à chaque instant, alors que l’équivalent existe en langue française ; voici quelques exemples : slip, pull, tee-shirt, match, lunch, home, best-seller, pressing, five o’clock, rocket, football, etc.

C’est une invasion.

Pourtant, depuis le 1er janvier 1977, la loi Pierre Bas prévoit une amende de 80 à 160 francs pour l’usage du franglais dans les textes officiels et publicitaires, la radio, la télévision, le contrat de travail, etc.

L’amende est portée à 5.000 francs en cas de récidive dans un délai de 3 ans.

Il ne semble pas qu’elle ait pleinement réussi à endiguer l’invasion de sa langue anglaise (parfois étrangement dénaturée ; exemple : speakerine) dans notre langage quotidien.

 

 

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