SORTIE-VISITE : trois jours aux Pays-Bas

Thèmes : art, histoire, peinture, visite.
Visite du lundi 21 avril 1986 au mercredi 23 avril 1986.

 

Les lundi 21, mardi 22 et mercredi 23 avril, 90 adhérents du Cercle de Documentation et d’Information ont quitté leur petite patrie garchoise pour se transformer en « Hollandais volants » … ou presque, à travers le pays de Guillaume d’Orange.

 

LUNDI 21.

L’aventure ne débuta pas sous de favorables auspices. « Il tomba des cordes » toute la matinée, ou si vous préférez le langage poétique de la comtesse de Noailles, la pluie, comme une inlassable Pénélope, « tissait la terre avec le ciel » sans se laisser attendrir par les « prétendants » modernes que nous étions et que le moindre sourire ensoleillé eût ravis !

Dans les cars, une buée intransigeante occultait les paysages et c’est seulement à Bruges que le ciel cessa de fondre en larmes ; un déjeuner succulent dans un cadre rustique et pittoresque, au restaurant Ter Reie, en bordure d’un canal très Verhaeren et Rodenbach, nous rendit l’optimisme et délia les langues jusque-là captives.

Et puis chacun regagna sa place dans les cars, mais avec le lancinant regret pour beaucoup de n’avoir pu visiter à loisir la petite Venise aux béguinages caractéristiques.

A Breskens nous avons pris le bac : ciel gris, horizon brumeux, crachin, air iodé et frais mais vivifiant … Après avoir traversé la région du Zeeland, nous slalomâmes, tournâmes en rond, ce nous permit de nous familiariser certes avec le paysage hollandais, mais nous dûmes renoncer à visiter l’exposition Delta car elle fermait juste au moment où les chauffeurs de nos cars avaient fini par la découvrir.

 

 

A la tombée du jour et comme consolation, nous eûmes droit à la vision des 19 grands moulins de Kinderdijk, juste avant un violent orage.

 

 

Construits en 1740, alignés sur plusieurs rangs, ils avaient pour fonction de mettre en action, par la force de leurs ailes (28 mètres d’envergure), des roues à aubes qui élevaient l’eau en excédent de la plaine jusqu’à des écluses d’où elle se déversait dans le fleuve Leck (le vieux Rhin) canalisé entre de hautes berges. Ce site est classé et les moulins, objets d’une protection efficace, sont maintenus en état de marche. Quand nous les aperçûmes, ils se détachaient sur un ciel tourmenté aux énormes volutes couleur noir, dans une lumière dramatique et sulfureuse ; nous eûmes juste le loisir de nous en approcher, le long du canal avant que n’éclate l’orage que nous avions pressenti et que nous ne regagnions en hâte nos cars. Il ne nous restait plus en cette fin de journée qui s’était révélée par moments éprouvante, qu’à regagner nos hôtels respectifs.

Sur la route du retour, Monsieur Labigne dans l’un des cars, put fournir précisions et explications sur l’opération Delta, pour satisfaire la curiosité inassouvie d’un bon nombre de participants.

La conquête de terres nouvelles sur la mer n’est pas chose facile. De longues études et recherches sont nécessaires pour déterminer l’emplacement et le mode de construction des digues, stations de pompage, écluses, canaux, fossés et rigoles. Après la construction des digues, l’eau est évacuée par pompage. La digue doit protéger les basses terres des eaux extérieures environnantes. Une digue est constituée d’une masse de sable, revêtue d’une solide gaine d’argile à blocaux, de fascines et de blocs de pierres. L’argile à blocaux est une variété d’argile résistante et imperméable, datant de l ‘époque glaciaire et qu’on trouve dans l’Isselmeer à l’Est.

La construction d’une digue commence par le dragage des couches meubles du fond. Le canal ainsi creusé est rempli de sable. Sur ce sable, on édifie deux murs d’argile à blocaux et dès qu’ils émergent, on comble de sable l’espace intermédiaire.

Sous l’eau, la digue est protégée par un matelas de fascines, sur lequel on déverse des blocs de rochers ou de béton largués à partir d’un téléphérique.

 

 

Au-dessus de l’eau, la digue est revêtue d’un paillasson de claies fixées par des crampons, d’une couche de pierrailles et de blocs de pierre maçonnés. Une rangée de pieux soutient le revêtement du talus à la jointure avec les fascines.

Méthode moderne de fermeture progressive d’un bras de mer : blocs de rocher ou de béton largués dans la mer à partir d’un téléphérique.

Une autre méthode utilisée pour la fermeture des bras de mer est celle des caissons à vannes : il s’agit d’énormes caissons de béton, de la taille d’un immeuble de 6 étages. Ajoutons que la fermeture des bras de mer du delta permet de lutter contre la salinisation des terres puisqu’elle crée en quelques années de vastes étendues d’eau douce qui offrent en outre des possibilités pour la pratique de sports nautiques.

 

MARDI 22.

Après une bonne nuit de sommeil, et lestés d’un bon petit déjeuner, nous gagnons Amsterdam pour un tour de ville sous la conduite d’un guide par car. Amsterdam, la Venise du Nord, avec ses 120 km de canaux qui se déploient en éventail, selon la géométrie rigoureuse des stries d’un coquillage et ses 400 ponts.

On ne peut pas ne pas penser à Descartes, notre glorieux philosophe qui, après avoir fait ses études au Collège de La Flèche, puis quitté entièrement l’étude des Lettres dont il croyait avoir pour ainsi dire épuisé les richesses, employa le reste de sa jeunesse à voyager d’abord en s’engageant comme volontaire sous Maurice de Nassau et sous le duc de Bavière, pendant la Guerre de Trente Ans, ne voulant plus d’autre science « que celle qui se pourrait trouver en lui-même et dans le grand livre du monde ».

Enfin, après avoir quitté le métier des armes, il rentre à Paris, puis repart pour la Hollande, réside à Leyde, Utrecht et Amsterdam où il peut vivre aussi solitaire et retiré que dans les déserts les plus écartés. C’est Amsterdam que Descartes conseille de choisir pour retraite à Guez de Balzac désireux de quitter le monde. Amsterdam avec son million d’habitants est la plus grande ville et la plus cosmopolite des Pays-Bas. Elle doit son nom à l’Amstel, rivière qui se jette dans le Zuyderzee. A son estuaire, sur un banc de sable, des pêcheurs fondèrent, il y a 1000 ans, un village. Au XVe siècle, la ville touche au faîte de sa puissance commerciale, profitant du déclin que subissait Anvers, sous la domination espagnole. Au XVIIe siècle, l’âge d’or, émigrèrent à Amsterdam des Espagnols poursuivis par l’Inquisition, des séparatistes anglais, des protestants français après la révocation de l’Édit de Nantes. Après 2 siècles de déclin, Amsterdam s’est réveillée et ses navires sillonnent de nouveau les mers de toutes les parties du globe.

L’indépendance jalouse, l’attitude libérale qui caractérisaient les bourgeois d’Amsterdam, se retrouvent chez les héritiers du XXe siècle, et la ville est digne de la devise que la reine Wilhelmine ajouta à ses armes au lendemain de la 2e Guerre Mondiale : « Héroïque, résolue, miséricordieuse ».

Nous parcourons la ville sans quitter nos cars.

 

 

L’architecture des maisons nous prend sous son charme ; avec leur teinte de briques brunes sur laquelle se détache le blanc de l’encadrement des multiples fenêtres, dont les dimensions et la beauté captivent, ornées dans leur partie supérieure de courts rideaux brodés, à larges festons, et dans leur partie inférieure d’un alignement de plantes vertes et de fleurs ; jamais de volets. Notre regard émerveillé plonge, sans que nous ayons l’impression de commettre ni viol ni indiscrétion, dans l’intimité de ces intérieurs confortables où abondent beaux meubles et bibelots de luxe. Il doit y faire bon vivre et l’on comprend que les Hollandais, leurs pêcheurs exceptés, soient casaniers.

En contraste avec ces riches demeures, de petites maisons de bois sont construites sur pilotis, le long des canaux, où des péniches désaffectées en tiennent lieu. Différents quartiers très caractérisés défilent devant nous : quartiers des notables et des riches bourgeois où l’on admire de belles maisons du 17e siècle, quartiers de brasseries, quartiers administratifs avec de beaux immeubles officiels …

A noter, tout au long du parcours, mais nous avons à faire la même remarque chaque jour du voyage, aussi bien dans les villes que dans la campagne, une caractéristique qui fait encore partie de l’image d’Épinal des Pays-Bas : dans ce plat pays la bicyclette est reine et reste un moyen privilégié de déplacement, mais son allure est différente de la nôtre : le guidon surhaussé oblige le cycliste à tenir le buste vertical et à chevaucher sa monture avec la majesté d’un cavalier de Saumur ; à noter aussi le curieux garde-boue qui les équipe presque tous, gainant le secteur supérieur de la roue arrière de tôle, de cuir ou de moleskine.

 

 

Le circuit se termine par la visite du Rijkmuseum (musée de l’État) dont l’œuvre maîtresse est la célèbre « Ronde de Nuit », de Rembrandt. On est aussitôt subjugué, ébloui par les jeux de lumière qui font chatoyer les couleurs ravivées, emporté par l’élan des personnages, ravi dans la contemplation d’une telle diversité, dans l’unité de ce portrait collectif qui jaillit d’un clair-obscur mystérieux et pourtant tout frémissant de vie ; chaque personnage garde sa personnalité, vit dans son univers tout en s’intégrant dans l’ensemble, grâce à la mystérieuse, puissante et étonnante dynamique voulue par le peintre. Les techniciens ont nettoyé la couche de poussière qui s’était posée sur le chef-d’œuvre, si épaisse qu’on crut à la fin du XVIIIe siècle qu’il représentait une scène nocturne (d’où la tradition qui s’établit de l’appeler la « Ronde de Nuit ») et lui ont rendu la splendeur première et, merveille nouvelle, ont même réussi à le restaurer en rendant presque imperceptibles les traces du coup de poignard dont un fou l’avait lacéré jadis.

Mais le Rijksmuseum lui-même est l’une des curiosités les plus importantes d’Amsterdam et l’un des musées les plus riches de Hollande qui en compte pourtant de richement pourvus. Celui-ci offre aux amateurs d’art une magnifique collection de tableaux de Maîtres hollandais du 17e siècle (Age d’or) dont une vingtaine de Rembrandt, quatre Vermeer, quatorze Steen, neuf de Frans Hals, les Van Goyen, Ruisdaal et Cruyp, portraits, scènes de guerre, marines, natures mortes, etc.

Il faudrait une semaine pour apprécier ces richesses mais aussi les œuvres d’autres périodes, les sculptures, les arts décoratifs, les estampes et l’art asiatique. Voilà de quoi nous inciter revenir !

Nous quittons à regret ce Palais des Merveilles pour regagner le restaurant Die Port Van Cleve, car nous ne sommes point de purs esprits et les nourritures spirituelles ne nous font point oublier ni mépriser les nourritures terrestres, comme disait à peu près André Gide.

L’après-midi commence avec la visite rapide d’une diamanterie où quelques précisions nous sont données dans le hall d’accueil. La première opération dans le processus de taille d’un diamant consiste à scier celui-ci en deux parties, grâce à une lame circulaire en bronze et phosphore, imprégnée d’huile d’olive et de poussière de diamant qui tourne la vitesse de 10 000 tours/minute ; ce travail demande près de 8 heures pour un diamant d’un carat. Puis celui-ci est placé dans un levier métallique et pressé entre un disque de fonte qui tourne la vitesse de 3 200 tours/minute. C’est ainsi que le tailleur, une petite loupe coincée dans l’orbite de l’œil, découpe les facettes qui vont multiplier l’éclat du diamant. Le produit fini sera de taille inférieure au produit brut originel mais d’une beauté incomparablement supérieure. J’interroge une hôtesse et j’apprends avec surprise que le métier de tailleur se perd : les jeunes ne semblent pas séduits, et les pouvoirs publics eux-mêmes ne semblent pas se préoccuper de maintenir cet artisanat de qualité ; aucune école de formation n’existe apparemment.

 

 

REMBRANDT. « La Ronde de Nuit »

 

VAN STEEN. « La fête de Saint -Nicolas »

 

JACOB VAN RUISDAAL
« Les Moulins près de Wijk bij Duurstede »

 

AVERCAMP. « Paysage d’hiver »

 

Nous gagnons ensuite le magasin de vente où l’on nous enferme à double tour (!) et où une spécialiste nous explique comment reconnaître un diamant de qualité (poids, couleur, pureté). Quelques-uns se laissent tenter, les autres se consolent en se disant qu’après tout il ne s’agit que d’un carbone pur cristallisé !

Le groupe se scinde alors, car nous avons liberté de manœuvre jusqu’au repas du soir.

La majorité des adhérents choisit le lèche-vitrines dans les rues piétonnières en vue d’achats, souvenirs ou cadeaux. Les autres préfèrent la visite du Musée Van Gogh et ne le regretteront pas. Ce magnifique monument à 2 étages est richement pourvu et intelligemment organisé. On y peut suivre avec clarté l’évolution de la technique du peintre mais aussi l’approche progressive du drame dans lequel sa raison finira par sombrer.

A 19 heures tout le monde se retrouve au restaurant de l’Hôtel Victoria, dans le salon duquel les premiers arrivés, engloutis dans les fauteuils et canapés moelleux goûtent quelques instants de repos apéritif. Repas de qualité qui se termine par une petite cérémonie amicale : tandis que se groupent au centre de la salle à manger tous les natifs d’avril du groupe auxquels on offre un souvenir typiquement hollandais, une table roulante circule où trône un excellent gâteau de belle taille. Et bravos de crépiter !

 

 

Enfin, bien lestés, nous gagnons une vedette pour la traditionnelle « croisière » nocturne sur les canaux illuminés où se reflète le ciel étoilé, si bien que nous avons l’impression de voguer entre deux firmaments. Nous passons sous de multiples ponts dont les arches rejoignent leur reflet sur l’eau sombre, créant des disques de feu à travers lesquels, comme lion ou tigre de cirque, notre vedette bondit. Après une incursion en pleine mer, nous regagnons le quai.

Au moment d’accoster et de débarquer, nos guides proposent aux volontaires « une dernière promenade dans les rues étroites et mal pavées où il est prudent de marcher en file indienne et qui nous fera connaître un aspect inédit d’Amsterdam ».

Pourquoi pas ?! Bien que la fatigue de la journée commence à alourdir les jambes.

Et nous partons clopin-clopant,
Près du canal ou dans le vent …

Bien des pieds butent contre les pavés en rupture de niveau, mais la surprise (!) nous secoue soudain. Après avoir franchi un pont, nous sommes accueillis par des enseignes écrites en français : « Porno film club », « Porno show », « Club du film garanti 100% porno » (pour bien assurer la clientèle que ce n’est pas du 90% seulement ! on en donne pour son argent !).

Et puis, dans les coins d’ombre, dans des encoignures de portes, des adolescentes qui s’efforcent professionnellement de sourire, avec toute la détresse du monde dans leurs yeux cernés ; et des vitrines bourrées de gadgets et de livres très spécialisés. Nous étions bel et bien dans le quartier voué au sexe et à la drogue. Nous rejoignons le canal pour assister à l’arrestation, sans tumulte, par la police d’un trafiquant, juste au moment où il glissait sa marchandise sous la main d’un client devant la « vitrine » d’un studio, à l’intérieur duquel un incontestable drogué, blême, flageolant, le regard hors du temps, sans même avoir pris souci de se « travestir » attendait le chaland …

Pitoyable ruine de ce qui aurait pu être un homme. Et tout le long des rues qui bordent le canal, à l’intérieur des studios aux vitres sans rideaux, dont l’équipement mobilier ne laissait aucun doute sur leur destination, c’était le même étalage de corps offerts à demi-dénudés et provocants. Amsterdam ! ville d’art et bordel à la chaine. Tant de vice au milieu de tant de beauté !

Et c’est un peu vaseux, d’âme et de jambes, que nous regagnons nos hôtels pour une dernière nuit hollandaise.

 

MERCREDI 23.

Le voyage touche à sa fin, le temps s’est fait clément comme s’il voulait se faire pardonner ses incartades du premier jour. « Les jardins du monde » : c’est ainsi qu’on appelle parfois les Pays-Bas. Au printemps, derrière les dunes, la terre sort de son long sommeil hivernal … mais cette année, elle dort encore ! Nous sommes venus lui rendre visite, en ce célèbre parc floral de Keukenhof trois semaines trop tôt au moins, et ce vaste damier multicolore a un bon nombre de cases encore vides ! Néanmoins, des milliers de touristes ont quand même fait le voyage et nous pouvons dire : « j’en étais ! » et une petite déception nous point le cœur. Néanmoins nous pouvons admirer trois grands palais de verre où éclatent des mers de tulipes, de narcisses, de hyacinthes et profusion d’autres fleurs. Un pavillon plus petit est entièrement consacré à la fleur d’amaryllis. Et n’oublions pas le temple de la décoration florale où avec un art exquis, d’immenses compositions harmonieuses et des bouquets ravissent les yeux.

 

 

Et nous regagnons une nouvelle fois nos cars, mais cette fois pour le retour at home après un arrêt-repas à Breda où nous « dilapidons » en chocolat, gâteaux secs et cartes postales ce qui nous reste de monnaie hollandaise.

Laissons pour conclure Karel Capek, le grand écrivain tchèque décrire à sa manière le pays, unique au monde, que nous quittons : « Prenez un morceau de mer, écrit-il, mettez-le entre quatre murs, pompez l’eau et vous trouverez au fond une belle tranche d’Europe sur laquelle les rivières ont déposé leur limon le plus précieux et la mer son sable le plus fin ; les Hollandais l’ont asséché, ce morceau de gâteau, ils y ont semé de l’herbe que sont venues brouter les vaches, alors les Hollandais ont trait les vaches et du lait ont fait du fromage qu’ils vendent à Gouda ou à Alkmaar … L’eau, tout à la fois unit et divise le pays. Grâce au réseau des rivières et des canaux, il n’est pas un coin de Hollande qui ne soit finalement accessible ».

Nous avons vu tout cela et bien d’autres richesses encore. C’est promis ! Nous reviendrons.

F. LABIGNE

 

 

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