SORTIE – VISITE de l’Hôtel Gaillard
– Cité de l’Économie

Thèmes : Art, Economie, Société

Effectuée le vendredi 30 janvier 2026.

1, place du Général Catroux 75017 Paris.

Nous étions 21 personnes à suivre les commentaires de notre guide Catherine Coudert.

Nous sommes à la fin de XIXème siècle, la plaine Monceau se couvre de belles demeures. Émile Gaillard, fils d’un banquier grenoblois, banquier lui-même a besoin d’un grand espace pour exposer ses collections de beaux-arts, devenues trop importantes pour son logement de la rue Daru, et pour loger sa famille et son personnel de maison. Il fait appel à l’architecte Jules Février pour construire un hôtel correspondant à ses rêves, un bâtiment à l’allure royale des châteaux de la renaissance, comme le château de Blois.

La période Emile Gailard

La construction dure de 1878 à 1882 ; Émile Gaillard est âgé de 61 ans lorsqu’il emménage dans ce magnifique bâtiment néo renaissance, avec ses façades de pierre et de briques, ses fenêtres à meneaux, ses toits d’ardoise, ses fausses cheminées, sans oublier les descentes d’eau et gargouilles, copie des descentes d’eau de Blois. L’intérieur est tout aussi somptueux, avec son grand escalier qui mène au premier étage où se trouvent toutes les pièces à vivre, dont les murs sont couverts de boiseries datant du 15ème ou du 16ème siècle, généralement reprises de bâtiments renaissance, dont certains d’Italie, complétées par des copies réalisées au 19ème siècle ; le motif en plis de serviette est présent à de nombreux endroits. Les sols sont parquetés, mais il nous faut remarquer une partie dans laquelle sont insérés des carrelages de la célèbre faïencerie Loebnitz reproduisant les hermines d’Anne de Bretagne et les royales fleurs de lys de Henri II. L’hôtel était chauffé par le chauffage central, mais toutes les pièces sont équipées de cheminées – qui n’ont jamais servi- mais qui sont là comme dans les châteaux renaissance.

Le grand escalier nous mène dans l’antichambre d’Emile Gaillard (ci-dessous), que l’on traverse pour entrer dans la chambre, devenue plus tard le bureau du directeur de la Banque de France – la seule pièce aujourd’hui meublée.

Après avoir traversé ce qui fut le cabinet de toilette, nous poursuivons la visite en traversant plusieurs pièces de taille plus modeste mais dont la très grande hauteur sous plafond donne une impression de petitesse. Revenant dans le grand hall – où nous prenons la photo souvenir de notre groupe – nous pénétrons dans le grand salon de réception – qui a accueilli plus de 2000 convives pour un bal costumé sur un thème inspiré de la renaissance et de Henri II le jour de l’inauguration de l’hôtel le 10 avril 1885- , puis dans ce qui était la galerie où Emile Gaillard exposait ses collections. Cette galerie sera transformée par la Banque de France pour en faire un espace destiné à recevoir les riches clients de la banque

Collections, meubles, vaisselle, tout est dispersé lors de ventes aux enchères après la mort d’Emile Gaillard en 1902. Le bâtiment, peut-être racheté par le Crédit Lyonnais, ne semble pas avoir été occupé jusqu’à son rachat par la Banque de France.

La période de la Banque de France

La Banque de France rachète le bâtiment en 1919 et en fait une succursale. Des transformations sont alors entreprises tout en préservant l’ensemble du bâtiment et de son intérieur, à l’exception de la galerie côté ouest qui sera transformée en salle des guichets pour les clients de la banque. La plus grosse transformation affecte la grande cour, qui se voit creusée pour accueillir la salle des coffres en sous-sol, couverte au 1er étage par le hall Defrasse, du nom de l’architecte de la Banque de France qui a mené les travaux d’adaptation de l’hôtel aux exigences des activités de la banque de 1919 à 1923. Ce hall servait à la l’accueil des clients de la banque et on y accédait par le magnifique double escalier et le grand hall du 1er étage. Il se présente aujourd’hui dans sa configuration d’origine quasiment intacte, avec ses guichets de bois. Cette vaste salle (ci-dessous) permet d’accueillir des conférences ou des réceptions privées.

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La salle des coffres (ci-dessous) était bien protégée par une épaisse porte blindée, des douves remplies d’eau au-dessus desquelles les gardiens se déplaçaient dans une nacelle suspendue à un rail, toujours visible aujourd’hui.

La succursale inaugurée en 1923 sera fermée en 2006.

La période de la Cité de l’Économie.

En 2011, la Banque de France, toujours propriétaire des lieux, annonce le projet de création d’une Cité de l’Economie. Contesté, il sera finalement inauguré en 2019. Le bâtiment abrite aujourd’hui les collections du musée CITECO, le premier musée sur l’économie et ses mécanismes. Ainsi, des scénographies interactives sont installées dans les murs de cette ancienne succursale de la Banque de France. Ouvert à tous, il accueille particulièrement les scolaires et étudiants, et les groupes comme notre CDI.

En fin de visite.

Un petit espace de restauration situé au niveau du sol de l’ancienne cour nous permet de partager encore un moment de convivialité devant un thé, un café où autre boisson, malheureusement sans la présence de Catherine Coudert, notre guide généreuse qui ne compte ni son temps ni ses explications.

Le CDI dans le grand hall d’honneur. Hermine et fleurs de lys au sol.

Jean-Michel BUCHOUD

 

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