Thème : Arts, Histoire, Société, Sortie-Visite
Sortie-visite du mercredi 12 décembre 1979
Les cars de la Ville ont amené une cinquantaine de membres du Cercle au Musée des Arts et Traditions Populaires, rue de Madrid, au Bois de Boulogne, à proximité immédiate du Jardin d’Acclimatation.
Le bâtiment est moderne ; il a été spécialement édifié pour accueillir, depuis 1969, les riches collections françaises du musée d’ethnographie du Trocadéro et les collections étrangères attribuées au musée de l’Homme. C’est à la fois un musée et un laboratoire ; le musée dépend du Ministère des Affaires Culturelles ; le laboratoire est associé au Centre National de la Recherche Scientifique (Ministère des Universités).
Dans ces deux aspects, il s’intéresse à l’étude de la société préindustrielle et au passage à l’ère industrielle. Il renferme un nombre considérable de documents, d’objets menacés d’abandon ou de destruction, collectés à la « source » dans leur milieu d’origine encore vivant, ou au cours de fouilles.
Plus de 50 000 objets à 3 dimensions, et près de 40 000 à deux dimensions, sont rassemblés ; plus des 2/3 proviennent de dons.
Deux groupes pilotés par trois conférencières, ont été constitués ; l’un s’est intéressé au thème de la « vie domestique » ; l’autre, aux « coutumes et croyances ». L’auteur de ce compte rendu appartenait au premier groupe ; il ne saurait donc parler que de la « vie domestique » ; voici une brève nomenclature du contenu, arrangé avec art, des vitrines : objets pour s’éclairer, de la lampe à huile à la lampe « Piqeon » : objets pour pétrir, cuire le pain et le débiter en tranches comme pour l’acheter à crédit chez le boulanger ; les habits de travail et de cérémonie ; tout ce qui pouvait accompagner un mariage ; l’emmaillotement des bébés et les costumes des enfants ; les chaussures ; la lessive avec son matériel et ses rites (une fois par an).
Les visiteurs se sont attardés dans un intérieur breton reconstitué, et surtout dans une « maison » de haute montagne ; une bande sonore décrivait la journée de la femme d’intérieur, (l’homme étant à l’extérieur), qui à 5 heures descendait de la soupente, allumait le feu, préparait le petit-déjeuner, trayait les vaches, écrémait le lait, barattait le beurre, préparait le fromage, s’occupait du repas du soir limité à la soupe et au fromage, et après une courte veillée au coin du feu, remontait à la soupente… et recommençait ainsi chaque jour.
Les visiteurs, qui parfois retrouvaient ce qu’ils avaient connu il y a cinquante ans, constataient que, si les besoins fondamentaux de l’homme n’avaient pas changé, les techniques avaient évolué non dans les principes mais dans les réalisations… et que les conditions de vie s’étaient singulièrement améliorées.
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