La Pologne hier et aujourd’hui : histoire, art et société

Thèmes : art, histoire, société.
Conférence du mardi 9 avril 1991 par José-Marie Bel.

 

Mardi 9 avril, José-Marie Bel, docteur en esthétique de l’architecture, spécialité qu’il a étudiée deux ans en Pologne en 1980 et 1981, est venu nous parler de ce pays. Le jour de sa conférence, Lech Walesa se trouvait à Paris.

L’exposé de José-Marie Bel, très général et très visuel, était illustré de nombreuses diapositives sur fond musical.

La Pologne se situe au centre de l’Europe a environ 1000 km de Paris.

 

La Pologne a dû défendre ses frontières pendant plusieurs siècles. Elle est bordée par l’Allemagne, la Tchécoslovaquie, l’URSS, la côte baltique et les pays scandinaves.

Sa superficie est de 331 000 km’ et sa population de 35 millions d’habitants.

L’hiver dure d’octobre à avril et les températures peuvent descendre a -40°C ; en juillet et août, elles atteignent +40°C.

La Vistule passe à Varsovie et à Kazimierz-Dolny, ville historique de la Renaissance.

C’est un pays lié aux royautés depuis le premier roi en 960. Casimir III fut le restaurateur de la monarchie au siècle

Les diapos se succèdent, commentées brièvement par Monsieur Bel …

Avant 1990, les armes de la Pologne représentaient un aigle couronné.

La reconstruction de Varsovie, qui a été 80% rasée pendant la seconde guerre mondiale, se termine actuellement : les remparts, la Barbacane…

De très nombreux autels religieux sont destinés au souvenir, souvenir toujours présent dans le pays.

La Place de la Vieille Ville pourrait ressembler à un décor de théâtre. Pour retrouver les détails, les couleurs, il a fallu s’inspirer des peintures de Canaletto. Le contraste est évident entre la vieille ville et la ville moderne.

La ville moderne est d’époque stalinienne. Le symbole le plus marquant est le Palais de la Culture, réplique de certains bâtiments de Moscou. Ce fut le cadeau empoisonné offert par Staline en 1950.

Lodz était avant 1950 la capitale du coton, aujourd’hui les usines sont désaffectées.

De Gdansk, région industrielle, sont partis les soulèvements populaires depuis 1956.

Le pays aujourd’hui est en déclin absolu. La jeunesse polonaise (environ 50% de la population) est axée vers le futur, tandis que les autres ont du mal à considérer l’avenir avec optimisme.

La religion est le pivot de la société polonaise, elle lui a permis de supporter les nombreuses invasions.

Au printemps 1981, aux obsèques du Cardinal Wyszynski, l’immense cérémonie a regroupé les trois pouvoirs : religieux, politiques et syndicalistes.

Solidarité était à l’apogée de son mouvement d’ordre social. Quelque mois plus tard, ce fut l’état de siège.

Le pays lourdement endetté vivait dans une aisance artificielle. Mais il fallut rembourser les emprunts. L’importation des produits étrangers fut réduite et la crise économique empira. Les files d’attente devant les magasins étaient devenues chose courante. Le zloty est en pleine dévaluation. « On a l’impression de jouer avec des billets de Monopoly ». On utilise des billets de 1 million de Zlotys. En 1980, le salaire moyen était de 10 000 zlotys qui maintenant ne représentent plus que l’équivalent de 5 francs. Cette situation a poussé le gouvernement de Jaruzelski à développer le système de marché. Toutes les tensions sociales et politiques ont entraîné le mouvement syndicaliste principal de Solidarité (1980). Les affiches ont été interdites.

Jean-Marie Bel nous montre de nombreuses photos d’affiches faites d’une façon artisanale à cette époque.

En 1980, le gouvernement a dû négocier les accords de Gdansk. C’est là que le mouvement ouvrier a débuté. Lech Walesa, ancien électricien de Gdansk, mais qui n’était pas dans le chantier à ce moment-là, a été le porte-parole du mouvement. La grève a duré plusieurs semaines.

La Pologne s’est réveillée.

En décembre 1981, le général Jaruzelski intervient militairement. Beaucoup de personnes sont emprisonnées. Il est interdit de s’exprimer dans la rue.

A cette époque, on a beaucoup parlé de la Pologne à l’étranger. Andrej Wajda réalisa le « Danton ». Il relate l’époque de la Révolution française, celle-ci a une signification tout à fait particulière en Pologne puisque sa trame lui semble comparable à celle de la Révolution polonaise. Après deux semaines de projection dans les grandes villes de Pologne, le film a été interdit par le gouvernement.

En 1990, une multitude de gazettes est apparue avec des débats d’Intellectuels. Des archives sont retrouvées.

L’économie de marché fonctionnait déjà avant le nouveau gouvernement. Cela signifiait : un gouvernement qui n’avait quasiment rien dans ses caisses, et des particuliers débrouillards qui franchissaient les frontières pour acheter quelques denrées occidentales comme du chocolat, du coca-cola ou des bananes, produits complètement nouveaux en Pologne, et les vendaient dans la rue. Les prix sont élevés, mais comme les Polonais n’ont rien pu acheter depuis des années, ils ont quelques économies.

Jean Marie Bel termine son exposé par des images de Berlin,

De nombreuses questions posées par l’auditoire ont montré l’intérêt que nous portons à la conférence et permet à Monsieur Bel de compléter notre information.

 

 

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