PRISONNIERS ET ESCLAVES DANS L’ART EUROPEEN, DES ARCS DE TRIOMPHE ANTIQUES A L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE

Thème: Art, Histoire, Société                                                                                                                            Conférence du mardi 29 mars 2022

PRISONNIERS ET ESCLAVES DANS L’ART EUROPEEN, DES ARCS DE TRIOMPHE ANTIQUES A L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE

Par Monsieur Marc SOLÉRANSKI, Maître ès lettres modernes et histoire de l’art, diplômé de Paris Sorbonne et de l’Institut d’Etudes Théâtrales.

INTRODUCTION

L’esclavage a perduré durant plusieurs millénaires. Dans un premier temps l’esclave était le vaincu que l’on réduisait en esclavage, puis après la colonisation du continent américain c’est celui qui est différent racialement c’est-à-dire le Noir. Dans l’Antiquité, la société était partagée en trois catégories : hommes libres privilégiés, hommes libres défavorisés et esclaves. Le statut d’esclave réduit l’homme à l’état d’objet. Si on tuait son esclave on n’était pas puni ce qui pouvait être le cas si on tuait celui d’une autre personne car cela impliquait porter atteinte au bien d’autrui.

L’art reflète l’évolution de l’image de l’esclave au fil des siècles. De nos jours, nous avons tous en mémoire l’image de l’esclave issu du commerce triangulaire Europe-Afrique-Amérique, c’est-à-dire un homme noir, enchaîné et traité comme un animal. Mais cela n’avait pas toujours été le cas. Durant des siècles les esclaves étaient fréquemment des hommes blancs aux corps robustes car c’étaient des guerriers exhibés comme faire-valoir des vainqueurs.

I – De l’Egypte des Pharaons à la fin de l’Empire romain.

La plus ancienne représentation du premier pharaon connu à nos jours est celle de la Palette de Narmer qui date du XXXIIe siècle av. J-C. Cette œuvre nous montre les attributs réservés au pharaon et qui symbolisent la Haute-Egypte et la Basse-Egypte, car la Haute Egypte avait conquis la Basse-Egypte. Cette conquête a entraîné la réduction en esclavage des vaincus. Ils sont donc représentés en position de faiblesse, sous le pharaon et décapités et émasculés pour la plupart. Très tôt l’art sert à glorifier la victoire du roi ou ici du pharaon en faisant figurer les vaincus aux pieds du vainqueur. Au fil des siècles, et surtout au II millénaire on trouve en Egypte de très nombreuses représentations du pharaon ou des hauts dignitaires avec des esclaves.

Une autre œuvre intéressante en ce qui concerne la représentation de l’esclavage aux temps des pharaons, est le repose-pied de Toutankhamon en bois incrusté d’ébène et d’ivoire. Ce dernier représente neuf personnages ayant les mains derrière le dos. Ces personnages symboliseraient les peuples vaincus par les Egyptiens. En effet, ces personnages sont différents des Égyptiens, ils portent la barbe et ont les cheveux longs et bouclés. Ce sont les caractéristiques des peuples de Mésopotamie et du Moyen-Orient actuel. Quant aux personnages noirs, ils sont originaires de Nubie (Soudan actuel). Du fait qu’ils sont représentés sur un repose-pied ils se trouvent automatiquement sous les pieds du pharaon, qui les domine.

A l’époque des Ptolémée il était fréquent de représenter des esclaves sur la semelle des sandales et ainsi les écraser symboliquement à chaque pas. Cléopâtre, vaincue militairement, se suicidera préférant la mort à l’humiliation d’être exhibée comme un trophée dans les rues de Rome. Ces défilés étaient à la gloire des victoires romaines et on y exhibait les chefs vaincus, enchaînés et désarmés, comme ce fut le cas de Vercingétorix.

La Grèce classique était une société dont le développement reposait sur l’esclavage. Soulignons que les auteurs grecs tels que Homère ou Xénophon ne remettent pas en question l’esclavage et considèrent que l’esclavage est une conséquence inévitable de la guerre.

Deux interprétations s’opposent concernant les Cariatides du temple de l’Erechthéion sur l’Acropole d’Athènes. L’architecte romain Vitruve a déclaré que les figures féminines de l’Erechthéion représentaient la punition des femmes de Caryae (une ville près de Sparte), condamnées à l’esclavage après s’être rangées du côté des Perses durant les guerres médiques. Cependant cette interprétation est remise en cause du fait que bien avant les guerres médiques la figure féminine était déjà utilisée comme support décoratif en Grèce et au Proche Orient. De plus, les Cariatides peuvent être vues comme des canéphores c’est-à-dire des jeunes filles pures qui apportaient des offrandes aux dieux et déesses.

Les atlantes sont l’équivalent masculin des cariatides. Ce nom vient du Titan Atlas condamné à porter la voûte céleste pour avoir osé défier Zeus. De telles figures ont été utilisées à de nombreuses reprises dans l’architecture occidentale au fil des siècles comme, par exemple, dans le temple de Zeus olympien à Agrigente en Sicile. La notion de soumission est évidente en ce qui concerne les atlantes. Dans l’art, suite aux traditions gréco-romaines, quand un personnage soutient quelqu’un ou quelque chose, cela symbolise la défaite.

Rome reprendra ces représentations d’esclaves qui servent de faire valoir aux vainqueurs en multipliant les arcs de triomphe et les statues d’empereurs. Un bel exemple de cette architecture est la cuirasse de Trajan, empereur romain du IIe siècle de notre ère qui a conquis la Dacie (Roumanie actuelle) permettant à l’Empire d’atteindre sa taille maximale. Les Daces apparaissent sur cette œuvre afin de glorifier la victoire de Trajan. Les esclaves sont musclés et forts mais grimacent de douleur. En montrant la force de son ennemi, on valorise encore plus les vainqueurs.

II – De la Renaissance au siècle des Lumières.

Avec les invasions barbares et la chute de l’Empire romain d’Occident, l’art de l’Antiquité disparaît peu à peu et le christianisme prend de plus en plus de poids dans l’art. Les scènes tirées des textes bibliques deviennent les modèles pour l’art roman et surtout gothique. Or, la Bible dans son ensemble (Ancien et Nouveau Testaments) rejette l’esclavage. La tradition judéo-chrétienne affirme l’égalité entre tous les hommes et par conséquent aucun esclave ne devrait apparaître dans les œuvres d’art. Pourtant, cette hiérarchie se maintient mais de manière symbolique.  Ainsi l’humaniste du XIVe siècle, Pétrarque, écrit dans Les Triomphes une suite de poèmes allégoriques où chaque « élément » triomphe d’une chose ou d’un péché : ainsi, « l’amour triomphe de la chasteté mais le temps triomphe de l’amour ». Sur les façades des monuments gothiques on voit fréquemment des allégories du Bien et du Mal où ce dernier est toujours en position d’infériorité de la même manière que les esclaves de l’Antiquité.

Le grand changement dans la représentation des esclaves et des vainqueurs vient de Michel-Ange qui va remettre au goût du jour la tradition gréco-romaine de représenter les victorieux avec des esclaves. Ce renouveau artistique apparaît dans son projet du tombeau du Pape Jules II. Ce dernier, bien que souverain pontife, est aussi un guerrier qui lutta notamment contre les armées françaises. Il fait appel à Michel-Ange car son art puissant et d’inspiration païenne, le séduit. Il veut aussi rendre à Rome sa splendeur, perdue face à Florence et à Venise. Un premier projet du tombeau de Jules II présentait des sculptures des vaincus tout autour de la partie inférieure du mausolée à la manière des captifs de l’art romain. Mais, Michel-Ange est jalousé par l’architecte Bramante qui insiste pour que le mausolée de Jules II soit installé non pas à Saint-Pierre de Rome mais dans l’église Saint-Pierre-aux-Liens qui est beaucoup plus petite et située à l’autre bout de la ville. Le projet initial doit alors être revu à la baisse. Michel-Ange fait figurer sur son deuxième projet Moïse qui est le prophète qui libéra les Juifs de leur condition d’esclaves et qui est donc le symbole de la libération. Il y fait aussi apparaître Saint Paul qui est venu voir l’apôtre Pierre à Rome et qui avait personnellement assisté à la révélation divine, enfin, au sommet doit figurer Jules II emmené au ciel par la Vierge Marie. Finalement, le projet ne verra pas le jour sous cette forme car Jules II meurt et ses successeurs, les papes Léon X et Clément VII sont choisis par les Médicis qui obligent Michel-Ange à retourner à Florence où il est submergé par les commandes. La famille de Jules II porte alors plainte pour rupture de contrat, et Michel-Ange ne cessera plus de faire des allers-retours entre Rome et Florence. En 1530 Charles Quint fait la conquête des deux cités et tout s’arrête. Les élèves du maître essayent de terminer le travail de Michel-Ange. La version définitive du tombeau de Jules II, dans l’église Saint-Pierre-aux-Liens, a perdu le parallélisme souhaité par Michel-Ange entre Moïse et Saint Paul, au lieu de cela c’est la statue de Moïse qui a la place centrale et que les touristes modernes viennent admirer. Les statues de six captifs devaient compléter l’ensemble, elles ne seront jamais terminées. Si nous pouvons en admirer deux au Louvre c’est parce que le Connétable Anne de Montmorency réussit à rapporter en France les deux statues les plus avancées, qui sont déposées dans un premier temps au château d’Ecouen puis au château d’Anet. Ces statues sculptées dans un marbre de Carrare extrêmement coûteux et fin sont novatrices dans le sens où Michel-Ange ne s’intéresse pas uniquement à l’aspect physique mais aussi à l’aspect psychologique de ses sujets. Il veut démontrer qu’il n’y a pas un seul type d’esclave. Certains esclaves ne supportent pas d’être privés de liberté et se laissent mourir, c’est l’esclave mourant, d’autres se rebellent, c’est l’esclave rebelle. Les quatre autres statues sont à peine dégrossies et on ne peut que supposer ce que cherchait à représenter Michel-Ange, peut-être un peureux ou un résigné. Ce type de représentation va faire école dans toute l’Europe.

A partir de la seconde moitié du XVIe siècle et surtout au XVIIe siècle les statues d’un souverain vainqueur apparaissent partout à travers l’Europe. En France, la première statue d’un roi triomphant est la statue équestre du roi Henri IV. Cette statue est semblable à celles de l’Antiquité, notamment celle de Marc Aurèle, et sera exposée au Pont-Neuf. Sur le socle apparaissaient des captifs les mains liées dans le dos, qui seront conservés alors que la statue sera fondue pendant la Révolution pour en faire des armes. Les quatre statues des esclaves étaient à chaque coin reprenaient l’idée de Michel-Ange en ce sens que chaque esclave est d’un âge différent et a une attitude différente : le mourant, le résigné, le rebelle et l’implorant. En face du Pont au Change, 30 ans après l’inauguration de la statue d’Henri IV est inaugurée une fontaine ornementée de quatre statues d’esclaves similaires à ceux de la statue équestre du souverain. Sous Louis XIV, par suite de la guerre de Hollande, on aménage à l’initiative du maréchal de la Feuillade, une grande place au centre de Paris, la Place des Victoires dont le centre est orné par une statue du Roi Soleil dont le socle comporte quatre personnages en bronze, représentant allégoriquement chacun une nation vaincue par Louis XIV et un sentiment différent (la résignation, l’abattement, la colère et l’espérance). Les statues des souverains seront démontées et fondues par les révolutionnaires, les statues des vaincus seront sauvées car elles avaient été retirées auparavant, l’image de la soumission n’étant plus dans l’air du temps au siècle des Lumières ; elles sont aujourd’hui au Musée du Louvre où on peut les admirer.

Les écrits des Lumières de Montesquieu à Voltaire vont faire changer l’opinion sur l’esclavage. Au milieu du règne de Louis XV le public ne voit plus les statues inspirées de la tradition gréco-romaine comme celle d’un vainqueur avec ses esclaves mais d’un tyran qui prive de liberté d’autres hommes. A partir du XVIIIe siècle, l’esclavage est condamné. Ce changement dans les mentalités fait que l’esclavage ne peut plus être représenté comme quelque chose d’heureux et de valorisant pour le « maitre ». Toutefois, au cours du XVIIIe siècle apparaissent des représentations d’esclavage essentiellement féminin. Des œuvres représentant les femmes des harems orientaux sont à la mode comme le montre les odalisques de Ingres. Apparaît aussi le courant orientaliste en littérature avec « Les lettres persanes » de Montesquieu ou « Salammbô » de Flaubert. Plusieurs intellectuels européens se rendent en Orient et rapportent des récits et des images souvent fantasmées sur la sensualité des femmes orientales qu’elles soient noires ou blanches. L’orientalisme développe une image positive de l’esclavage féminin inspiré des contes des Mille et une nuits. Eugène Delacroix après avoir voyagé au Maroc et en Algérie s’étonne de ne pas voir les descriptions idéalisées de l’orientalisme et au contraire ne voit dans ces femmes que des esclaves dont le rôle est de satisfaire les plaisirs charnels ou les services domestiques du maître. A la manière de Michel-Ange, Delacroix s’intéresse à la psychologie de ces femmes. Il observe leurs différentes attitudes face à leur situation d’esclavage. Il constate que certaines sont résignées et ne voient leur situation que comme un état de fait, d’autres au contraire se plaisent à rêver à une autre vie hors du harem.  Au fur et à mesure que les voyages en Orient des artistes et des écrivains s’intensifient, l’image idéale de cet esclavage féminin diminue.

III – L’art et l’esclavage issu du commerce triangulaire.

Avec Colbert commence à se mettre en place le commerce triangulaire qui consistait à acheter des Africains et les vendre dans les colonies, les colons ayant un grand besoin de main d’œuvre dans les plantations de canne à sucre ou de coton. La France, entre autres, s’enrichit considérablement avec ce commerce. Tous les Africains ne sont pas emmenés en Amérique, certains sont amenés en France pour le service des nobles. Certains tableaux représentent ces esclaves mais ils sont l’équivalent d’animaux de compagnie comme on peut le voir dans le tableau de Philippe Vignon « Les demoiselles de Blois et de Nantes avec leur serviteur Africain » où l’esclave est le pendant du petit chien, noir lui aussi, à droite du tableau.

Les mentalités continuent d’évoluer, la première République refusant de traiter en esclaves une partie de la population sous prétexte de sa couleur de peau. Ainsi lorsqu’ils sont éduqués, les Noirs sont peints comme les Français de métropole. Un bel exemple est le portrait par Girodet de Jean-Baptiste Belley, ancien esclave affranchi devenu le premier noir député de Saint-Domingue (Haïti actuel) à la Convention en 1793. Belley y apparaît accoudé sur le buste de l’abbé Raynal grand abolitionniste du XVIIIe siècle et à la même hauteur que ce dernier. On peut cependant y voir que symboliquement la liberté des Noirs est due à la générosité de certains Blancs.

Sous le Directoire on oublie le faste du règne de Louis XVI notamment les somptueuses robes à crinolines et les perruques démesurées. De nouvelles tenues inspirées de l’Antiquité apparaissent comme les toges et les robes à taille haute. Cette sobriété touchera aussi l’art et particulièrement les représentations des Noirs. Le tableau de Marie-Guillemine Benoist intitulé « Le portrait d’une négresse », rebaptisé aujourd’hui « Portrait d’une femme noire » est considéré comme une célébration de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. L’artiste a réalisé ce portrait de femme noire à l’égale d’une femme blanche, en témoigne sa posture fière. Elle est représentée sur fond blanc, un simple foulard sur la tête ; on remarquera la ceinture rouge et le dossier bleu, petit clin d’œil à la république.

Napoléon Ier rétablit l’esclavage en 1802 ce qui entraîne à Saint-Domingue des révoltes menées notamment par Toussaint Louverture, qui sera emprisonné dans le Doubs où il mourra de froid en 1803. Au même moment se mettent en place en France des sociétés philanthropes qui luttent contre le rétablissement de l’esclavage. Le peintre Théodore Géricault fait partie d’une de ces sociétés et s’oppose à toute forme de privation de liberté ainsi qu’à la maltraitance animale. Il voulait peindre de grandes fresques dénonçant l’esclavage mais il n’en a pas eu le temps car il meurt à l’âge de 33 ans. Cependant dans son œuvre la plus célèbre « Le radeau de la méduse » il fait apparaître un jeune homme noir de dos qui, se tenant au sommet de la pyramide des corps humains, fait signe à une embarcation de passage sauvant ainsi les survivants du radeau. Symboliquement c’est l’homme noir qui sauve les hommes blancs. Après l’abolition définitive de l’esclavage en 1848 par un décret impulsé par Victor Schoelcher, secrétaire d’Etat aux colonies, on voit apparaître des caricatures de ce dernier ce qui montre bien que l’abolition ne fait pas l’unanimité. Quant aux Noirs ils continuent souvent à être représentés comme devant leur récente liberté à la bonté de certains Blancs. On n’oubliera pas le célèbre tableau de François-Auguste Biard exposé au Salon de 1849 et représentant « L’abolition de de l’esclavage dans les colonies françaises » d’avril 1848.

CONCLUSION

Dans la pensée occidentale, on limite souvent l’image de l’esclave à un homme noir déguenillé et enchaîné, car il s’agit de l’iconographie laissée par les mouvements abolitionnistes ayant précédé la fin de l’esclavage dans les colonies françaises et aux Etats-Unis. Ce parcours à travers l’Histoire, montre que les captifs vaincus ornant les triomphes des conquérants ont appartenu à toutes les ethnies connues, et pas nécessairement différentes des peuples vainqueurs : chez les Grecs, les Romains, ou dans l’art européen de la Renaissance, ils prennent la forme d’hommes blancs robustes incarnant des héros déchus. Si Michel-Ange initie une vision plus compatissante, en s’intéressant à la psychologie des hommes privés de liberté, il faut attendre les engagements du Siècle des Lumières pour que l’esclavage cesse d’être représenté comme un faire-valoir mais soit dénoncé comme un crime contre l’humanité. Après la loi Schoelcher de 1848 et la guerre de Sécession aux Etats-Unis, le rapport du dominateur blanc aux populations des anciennes colonies soulève de nouvelles questions éthiques comme l’existence de zoos humains qui perdureront jusqu’à l’exposition universelle de 1937.

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.